Portrait du Coran dans la Tradition musulmane

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Mohamed Filali SadkiLa tradition musulmane divise habituellement le Coran en deux parties : le Coran mecquois et le Coran médinois. Selon l’exégèse musulmane, le Coran mecquois a été révélé au prophète Mahomet, à La Mecque, pendant une période d’une dizaine d’années allant environ de l’an 612 à 622 de l’ère chrétienne. Les hagiographes musulmans s’accordent à dire que les mecquois trouvèrent la prédication coranique pernicieuse, provocatrice, intransigeante et subversive au point qu’ils décidèrent de boycotter Mahomet, de dissuader ses disciples et d’infliger le châtiment corporel à certains de leurs esclaves qui se sont ostentatoirement ralliés à Mahomet.

Au terme de cette période de formation de leur mouvance religieuse, les mahométans entamèrent leur exode pour aller se réfugier en Médine où ils sont accueillis et pris en charge par leurs supporters acquis à la cause coranique. Ces derniers partagèrent avec les réfugiés mahométans leurs maisons, leurs vivres et voire même leurs femmes. La tradition musulmane rapporte à cet effet qu’un certain supporter nommé Saâd fils de Rabie avait concédé l’une de ses deux femmes à son hôte mecquois nommé Abderrahmane fils de ‘Aouf[1].

Aux dires des hagiographes et des exégètes musulmans, les révélations coraniques faites au prophète Mohamed à partir de la période de l’exode se révélèrent d’une tout autre facture que celles qui lui ont été révélées à La Mecque.

Les révélations mecquoises étaient d’une contexture relativement très courte, d’une stylistique poétiquement bien rythmée, et d’un contenu prêchant un monothéisme pur, invitant à la méditation et à la spiritualité, inspirant la confiance en Dieu, incitant à la recherche de la protection divine, annonçant le paradis et l’enfer, mettant en avant un discours eschatologique annonçant l’enfer et le paradis, envisageant l’imminence de la fin des temps, et affichant à contre-cœur une tolérance au syncrétisme religieux.

Concomitamment, certaines Sourates mecquoises se démarquent parfois du lot en se permettant d’insulter certains détracteurs, qualifiant ainsi l’un de bâtard (زنيم), l’autre de « sans progéniture » (أبثر), et appelant le mal sur un autre personnage nommément désigné dans la fameuse Sourate CXI formées de cinq versets que nous reproduisons ci-après aux fins d’illustration :

« Que les mains d’Abù Lahab périssent et qu’il périsse lui-même.
Sa richesse et ses œuvres ne lui serviront à rien.
Il sera brûlé dans un feu plein de flammes.
[Il en sera] de même [pour] sa femme, porteuse de bois,
avec à son coup une corde de fibres. »

Paradoxalement, les révélations médinoises se montrèrent d’une fibre plus longue et d’une teneur stylistique moins poétique et moins artistique. Ainsi, la Sourate II, qui comporte 286 versets, est 57 fois plus grande que la Sourate CXI susmentionnée.

S’agissant du contenu, les révélations médinoises sont clairement légiférantes et ouvertement polémiques, belliqueuses et hégémoniques ; elles incitent, entre autres, à la guerre sainte, à la conquête et à la rapine ; et elles tolèrent en plus le mariage des filles impubères ainsi que l’esclavage sexuel.

Dans cette masse de révélations dites médinoises, le prophète Mahomet qui s’affichait dans l’Hagiographie de la période mecquoise en un simple messager de Dieu devient progressivement un personnage redoutablement puissant et éminemment sacré au point de nous donner l’impression qu’il contournait certaines coutumes et lois divines, et que, pour comble, Dieu lui-même s’empresse de le défendre et de répondre à ses désirs et à ses passions.

Étrangement, la tradition musulmane nous rapporte que le quinquagénaire Mahomet maria une fille de neuf ans; et, contrairement aux dispositions coraniques qui limitent la polygamie à quatre femmes, nous trouvons que la même tradition musulmane nous enseigne que le prophète en avait neuf et non pas quatre, sans compter les concubines. D’autant plus, le verset 37 de la Sourate XXXII nous révèle, selon l’exégèse musulmane, que c’est Dieu lui-même qui marie Mahomet à la femme de son fils adoptif Zaïd, en disant en substance :

« Puis quand Zaïd eût cessé toute relation avec elle (Il l’a divorcé), Nous te la fîmes épouser, afin qu’il n’y ait aucun empêchement pour les croyants d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles. Le commandement d’Allah doit être exécuté. »

De même l’exégèse musulmane nous enseigne que c’est Dieu lui-même qui parle — dans le verset 50 de la même Sourate — au prophète Mahomet pour lui donner l’exclusivité de prendre possession de toute femme croyante qui s’offre à lui de son propre chef. La teneur du verset 50 semble être convaincante à cet égard surtout qu’elle exprime une parole coranique directement adressée au prophète en disant :

« Ô Prophète! Nous t’avons rendu licite tes épouses à qui tu as donné leur dot, ce que tu as possédé légalement parmi les captives (ou esclaves) qu’Allah t’a destinées, les filles de ton oncle paternel, les filles de tes tantes paternelles, les filles de ton oncle maternel, et les filles de tes tantes maternelles – celles qui avaient émigré en ta compagnie – ainsi que toute femme croyante si elle fait don de sa personne au Prophète, pourvu que le Prophète consente à se marier avec elle : c’est là un privilège pour toi, à l’exclusion des autres croyants. Nous savons certes, ce que nous leur avons imposé au sujet de leurs épouses et des esclaves qu’ils possèdent, afin qu’il n’y eût donc point de blâme contre toi. Allah est Pardonneur et Très Miséricordieux. »

Selon toute vraisemblance, les Sourates mecquoises et les Sourates Médinoises sont diamétralement distinctes les unes des autres. À première vue, la tradition et l’exégèse musulmanes semblent nous donner l’impression qu’elles maîtrisent bien leur matière et qu’elles connaissent bien quelles sont les Sourates mecquoises et quelles sont les Sourates médinoises.

À l’œil nu, les hagiographes et les exégètes de la première heure nous donnent l’impression qu’ils connaissent les moindres détails de la vie du prophète Mahomet et de ses compagnons et qu’ils connaissent mieux que quiconque le Coran et l’historique du Coran.

Selon, les récits de la tradition musulmane, le prophète Mohamed avait discrètement fui La Mecque pour aller s’installer en Médine; il avait perdu Khadija, sa femme unique, quelques années avant l’exode; et il était à peine lié à une autre femme dont le nom est Saouda, à en croire à la tradition islamique.

Or, la teneur du verset 50 susmentionné semble s’opposer diamétralement à la version de la tradition musulmane puisqu’elle nous laisse comprendre que le prophète avait bel et bien été marié à plusieurs femmes avant son émigration et que ces dernières avaient émigré en même temps que lui.

Curieusement encore, le verset 50 de la Sourate XXXIII nous laisse entendre que le prophète était illicitement lié à ses femmes et que Dieu est intervenu pour rendre licite ses unions avec ses femmes, ce qui semble complètement absurde. Examiné sous un autre angle, il y a lieu de se demander si le verset en question s’adresse uniquement au prophète Mahomet ou s’il s’adresse à l’ensemble des mahométans à travers la parole coranique du verset 50 en question.

Enfin, comme nous pouvons le constater, le verset 50 de la Sourate XXXIII est très long et il comporte, à ce titre, plusieurs enseignements coraniques au point de créer de la confusion dans l’esprit du lecteur. Dans cette foulée, il y a lieu de se demander si le prophète auquel s’adresse la parole coranique est bel et bien le prophète Mahomet ou bien un autre prophète, ou plus précisément de deux autres prophètes !! Ne s’agit-il pas d’un prophète évoqué au début du verset et d’un second prophète évoqué au milieu du même verset?

Il y a lieu de se poser des questions, surtout lorsqu’on apprend que les divergences entre les exégètes et les versions rapportées de la tradition musulmane sont aussi étranges que variées qu’elles suscitent des questions et inspirent le doute ! Pour être plus clair, l’exégèse coranique nous révèle que les divergences entre les exégètes musulmans portent sur l’inteprétation du vocabulaire coranique, sur la division du Coran en Sourates mecquoises et Sourates médinoises comme elles portent sur la teneur des récits fournis pour étayer leur exégèse.

[1] Cf. Sahih Al-Boukhari, livre des mérites des Supporters, Damas, Éditions Ibn Kathir, 1ère édition, p. 63.

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Mythes Fondateurs de l’Islam entre le Coran et la Bible

سورتي المعوذتين بين ابن كثير وابن مسعود

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Filali Sadkiكان عبد الله بن مسعود لا يكتب المعوذتين في مصحفه، ولم يكن يقرأ بهما. فهو كان يحكهما (يمحوهما) من المصاحف، ويقول إنهما ليستا من القرآن، وكان يقول إنما أمر رسول الله أن يتعوذ بهما (فقط). ويستفاد من قول ابن كثير أن امتناع عبد الله بن مسعود عن كتابة المعوذتين في مصحفه كان أمرا مشهورا عند القراء والفقهاء. لكن ابن كثير شكك في صلابة الأرضية التي بني عليها ابن مسعود موقفه حيث أضاف قائلا:  » أن ابن مسعود كان لا يكتب المعوذتين في مصحفه، فلعله لم يسمعهما من النبي، ولم يتواتر عنده، تم لعله قد رجع عن قوله ذلك إلى قول الجماعة، فإن الصحابة، كتبوها في المصاحف الأئمة، ونفذوها إلى سائر الأفاق. » كيف ذلك؟

ما يلاحظ في تجريح ابن كثير في قول عبد الله بن مسعود إن المعوذتين ليستا من القرآن هو بناء رأيه على فرضية عبر عنها باستعمال كلمة شك، ألا وهي كلمة (لعل)؛ وهو ما يعني بالمقابل أن ابن كثير لم يبد رأيه بناء على معلومات أساسية ومرجعية تفيد أن ابن مسعود لم يكن على علم بالمعوذتين خاصة وأن الروايات التي ذكرها ابن كثير نفسه تقول، على لسان عبد الله ابن مسعود نفسه، أن هذا اللأخير كان على علم بالمعوذتين، وكان يعلم أن الرسول محمد كان يتعوذ بهما، حسب قوله. فما الجديد؟

ولتجاوز فرضيته المبينة على كلمة (لعل)، حاول ابن كثير دعم رأيه في قضية تعامل عبد الله بن مسعود مع المعوذتين بإدراجه حديثا في كتاب صحيح مسلم يذكر فيه صاحبه أن الرسول محمد، غداة نزول المعوذتين ليلا، أخبر أحد الصحابة عن نزول المعوذتين قائلا:  » ألم تر آيات أنزلت هذه الليلة لم ير مثلهن قط: (قل أعوذ برب الفلق) و (قل أعوذ برب الناس) ». ولتعزيز موقفه من قضية المعوذتين عند عبد الله بن مسعود عن طريق رواية كتاب صحيح مسلم، سعى ابن كثير إلى دعم تلك الرواية باعتبارها رواية مشتركة بين العديد من الكتاب والمفسرين الأوائل المرموقين في عالم التراث الإسلامي مبينا بذلك حصول الرواية على الإجماع حيت أضاف قائلا: (ورواه أحمد، ومسلم أيضا، والترمذي، والنسائي، من حديث إسماعيل بن أبي خالد، عن قيس بن أبي حازم، عن عقبة، به. وقال الترمذي: حسن صحيح.) فهل الإجماع في رأي المفسرين الأوائل يعني الصواب أم يعني ديمقيراطية الأغلبية؟

 وبعض النظر عن مدى صدقية هذا الحديث أم لا، فإن ما يثير انتباهي من حيث فن الكتابة هو أسلوب كتابة هذا الحديث. فهو يستعير تعبيرا من تعابير المجادلة القرآنية الذي ورد في العديد من الآيات القرآنية وعلى رأسها سورة الفيل، ألا وهو (ألم ترى…؟). ألم يكن من الأقرب للصواب أن يقول الراوي (ألم تسمع بكذا وكذا؟) أو (ألم تعلم…؟) على غرار قول القرآن (ألم يعلم أن الله يرى؟) في سورة العلق، على سبيل المثال؟ إضافة لذلك، نجد أن أسلوب كتابة الراوي لم يتعامل مع المعوذتين كمنتوج فكري غير مرئي بل تعامل معهما معاملة الأشياء المجسمة الملموسة حيث قال عنها أنه (لم ير مثلهما قط) عوض أن يقول، على سبيل المثال (لم ينزل مثلهما من القرآن قط).أم أن السور القرانية كانت مكتوبة على قرطاس وكان الناس يقرؤونها من خلال الكتابة  المسطرة على القرطاس؟ علاوة على كل هذا وذاك،هناك صيغة المبالغة في القول إنه لم (ير مثلهن قط): وكأن سورتي المعوذتين هما أهم ما في القرآن من سور بما في ذلك سورة الفاتحة وسورة الإخلاص اللتان تحتلان مكانة هامة في وجدان المسلمين وفي استعمالهم لهما في صلواتهم وفي تعاملاتهم.

ولتعزيز فرضيته المبينة على كلمة (لعل)، أضاف ابن كثير رواية أخرى منسوبة للإمام أحمد يقول فيها عقبة بن عامر ما يلي: (قال لي رسول الله: يا عقبة، ألا أعلمك سورتين من خير سورتين قرأ بهما الناس؟ قلت: بلى يا رسول الله. فأقرأني: (قل أعوذ برب الفلق) و (قل أعوذ برب الناس). تم أقيمت الصلاة، فتقدم رسول الله فقرأ بهما، ثم مر بي فقال: (كيف رأيت يا عقيب، اقرأ بهما كلما نمت وكلما قمت)). ماذا بعد؟

وعلى غرار سابقتها، لا تخلو هذه الرواية من مواطن الضعف لغة ومضمونا. فمن الناحية اللغوية، فإنه من الصعب على القارئ أن يستسيغ البلاغة في القول (سورتين من خير سورتين قرأ بهما الناس) والمقصود من (سورتين من خير سورتين قرأ بهما الناس)! أما من حيث المضمون، فإنه يستشف من الحديث أعلاه أن المعوذتين كانتا امرا مشاعا ولم تكونا سرا من الأسرار بدليل قوله أن الناس كانوا يستعملون المعوذتين ويقرؤون بهما كما جاء في الحديث المنسوب للرسول محمد. فهل هذا يعني أن الناس كانت تقرأ المعوذتين قبل أن يأخذ بهما الرسول، ويعلمهما لسائق دابته، ويقرأ بهما في صلاة جماعية؟ ثم، ما علاقة الرواية الأولى بالرواية الثانية؟

فإن كان الرسول محمد قد أخبر بنزول المعوذتين في اليوم الموالي لنزولهما، فما الذي جعل صاحب الرسول وسائق دابته لا يعلم بوجود بنزول المعوذتين، وكيف لا يكون عبد الله بن مسعود بلا علم بقراءة الرسول محمد للمعوذتين في صلواته رغم أن عبد الله بن مسعود كان من أقرب المهتمين بالقرآن وأسباب نزوله حسب ما يستشف من التراث الإسلامي؟ وأخير، ألا يمكننا التساؤل عن سبب نزول المعوذين في سورتين منفردتين في ليلة واحدة، وعن الغاية من ذلك بذل نزولهما في سورة واحدة موحدة؟

هذا، وقد استرسل ابن كثير، على عادة المفسرين، في سرد الأحاديث التي تدعم رأيه في موضوع موقف عبد الله بن مسعود من المعوذتين، فأعاد ذكر رواية تخالف الرواية السابقة المتعلقة بتعليم المعوذتين لعقبة بن عامر. وفيما يلى ما تقوله الرواية: (عن عقبة بن عامر أنه قال: إن رسول الله أهديت له بغلة شهباء، فركبها فأخد يقودها له، فقال رسول الله: اقرأ (أعوذ برب الفلق). فأعادها له حتى قرأها، فعرف أنى لم أفرح بها جدا، فقال: لعلك تهاونت بها؟ فما قمت تصلى بشيء مثلها.). فما الفارق؟

على عكس الرواية السابقة، نجد أن الرسول محمد لم يعلم عقبة بن عامر سورتي المعوذتين دفعة واحدة، بل سورة واحدة، ألا وهي سورة الفلق. ويستشف من هذه الرواية أن الرسول كان يتتبع عقبة بن عامر ويتجسس عليه في صلواته ليعرف ما إن كان صاحبه يقرأ بسورة الفلق أم لا، كما يستشف من الحديث أن عقبة بن عامر لم يكن فرحا بسورة الفلق بقدر ما كانت سورة الفلق لا تثير اهتماما لذي عقبة بن عامر؛ وهو الأمر الذي جعل الرسول محمد يقول لصاحبه، حسب الرواية: (لعلك تهاونت بها؟). وهنا، تطرح أسئلة موازية لما سبق ذكره من الملاحظات والتساؤلات حول الغاية من سورتي المعوذتين، وعن السبب أو الأسباب التي جعلت عقبة بن عامر يتهاون في تعامله مع سورة الفلق رغم كونها سورة قصيرة سهلة للحفظ في الذاكرة بفضل مثنها اللغوي، وقصر جملها، ومحدودية مضمونها في خمس آيات. مذا بعد؟

وفي رواية مخالفة يسردها لنا ابن كثير في تعليقه على موقف عبد الله بن مسعود من المعوذتين، يذكر الكاتب المفسر، ابن كثير، قول النسائي كما يلي: (عن عقبة بن عامر أن الرسول محمد قال: إن الناس لم يتعوذوا بمثل هذين : (قل أعوذ برب الفلق) و (قل أعوذ برب الناس)). وللتذكير، فقد سبق لابن كثير أن ذكر رواية لعقبة بن عامر يقول له فيها الرسول محمد أن المعوذتين (سورتين من خير سورتين قرأ بهما الناس)، وهو ما يتناقض تماما مع الرواية الحالية التي تقول (إن الناس لم يتعوذوا بمثل هذين (أعوذ برب الفلق) و (قل أعوذ برب الناس)) ! فهل كان الناس يتعوذون بالمعوذتين قبل الرسول محمد أم أن المعوذتين كانتا من بناة الوحي الذي كان ينزل على الرسول محمد قبل أن يشرع الناس فس التعويذ بهما؟

ومن الروايات الغريبة التي تدلو بدلوها في نفس الموضوع رواية يقول فيها وفرة بن مجاهد، عنه ( أي الرسول محمد): (ألا أعلمك ثلاث سور لم ينزل في التوراة ولا في الإنجيل ولا في الزبور ولا في الفرقان مثلهن؟ (قل هو الله أحد) و(قل أعوذ برب الفلق) و(قل أعود برب الناس.)) فهل هذا يعني أن هناك منافسة وتباهي في موضوع هذه السور بين صفوف المؤمنين (المسلمين لاحقا) أصحاب الرسول محمد في مقابل أصحاب الديانات المنافسة مثل اليهودية والمسيحية؟ أم أن في الرواية ما يعني ضمنيا أن تلك السور مأخوذة أو مقتبسة من أسفار الكتاب المقدس؟

قد يبدو هذا السؤال غريبا، لكن المتأمل في المقارنة بين القرآن والكتاب المقدس يجد في نسبة مهمة من مضامين القرآن اقتباسا من الكتاب المقدس وإعادة صياغة لما جاء في الكتاب المقدس من مضامين مع مراعات إكراهات الترجمة وتقنيات الملائمة اللغوية. فإذا ما كان هناك تشابه ما بين سورة الإخلاص والإصحاح السادس من سفرالتثنية، وخاصة منه الآية الرابعة التي جاء فيها: (اِسْمَعْ يَا إِسْرَائِيلُ: الرَّبُّ إِلهُنَا رَبٌّ وَاحِدٌ.) على غرار (قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ)، فما هو التشابه التي قد نجده على سبيل المثال بين سورة الفلق وبعض مضامين الكتاب المقدس؟

 

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! الغريب في تفاسيرغاسق إذا وقب في سورة الفلق

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تساءلت في مقال سابق إن كانت سورة الفلق مكية أم مدنية بناء على ما جاء من تعارض في الروايات حيث نجد أن ابن عباس يقول إنها مدنية بينما يقول قتادة أنها مكية؟ كما تساءلت في مقال سابق عن سبب اختلاف المفسرين وأصحاب التأويل في شرح وتفسير مفردة الفلق رغم أن مجموع آيات هذه السورة لا يتعدى خمس آيات. لكن أغرب ما شد انتباهي في تفسير وتأويل سورة الفلق هو ذلMohamed Filali Sadkiك التفسير ذا المنحى الجنسي الذي خصه البعض لمعنى غاسق إذا وقب. فما الذي قيل من القول الشاذ عن غاسق إذا وقب في خضم الاختلافات في التأويل؟

 

اعتمدت في بحثي على كتابين هامين من كتب التفسير، وهما: كتاب المحرر الوجيز في تفسير الكتاب العزيز للقاضي محمد عبد الحق بن غالب بن عطية الأندلسي (المجلد الخامس، ص. 538) وكتاب تفسير بيان السعادة في مقامات العبادة للحاج سلطان محمد الجنابذي الملقب بسلطان شاه (ص. 286). فما الذي سيفيدنا به كل واحد من هؤلاء المفسرين؟

فالقاضي ابن عطية الأندلسي يقول رأسا ودون مراوغة أن الناس اختلفوا في (الغاسق إذا وقب). فهو يقول أن ابن عباس ومجاهد والحسي يقولون أن الغاسق الليل و(وقب) معناه: أظلم ودخل على الناس. وكعادة المفسرين الأوائل، يسترسل ابن عطية في سرد الروايات والتأويلات قائلا: [وقال محمد بن كعب : (الغاسق إذا وقب) ، النهار دخل في الليل، وقال ابن زيد عن العرب، (الغاسق ) سقوط الثريا، وكانت الأسقام والطاعون تهيج عنده، وقال عليه السلام: النجم هو الغاسق فيحتمل أن يريد الثريا، وقال لعائشة وقد نظر إلى القمر: ( تعوذي بالله من شر غاسق إذا وقب، فهذا هو، وقال القتبي وغيره: هو البدر إذا دخل في ساهوره فخسف، قال الزهري في (الغاسق إذا وقب) : الشمس إذا غربت، و (وقب) في كلام العرب: دخل، وقد قال ابن عباس في كتاب النقاش: (الغاسق إذا وقب) : ذكر الرجل، فهذا التعوذ في هذا التأويل نحو قوله عليه السلام وهو يعلم السائل التعوذ : (قل أعوذ بالله من شر سمعي وشر قلبي وشر بصري وشر لساني وشر منيي)]. فهل كان العرب يرمزون إلى ذكر الرجل ب (غاسق إذا وقب) أم أن في الأمر مزايدة في القول؟

أَفَلَا يَتَدَبَّرُونَ القرآن ۚ وَلَوْ كَانَ مِنْ عِندِ غَيْرِ اللَّهِ لَوَجَدُوا فِيهِ اخْتِلَافًا كَثِيرًا (82)، سورة النساء

غاسق إذا وقب

مقتطف من كتاب المحرر الوجيز في تفسير كتاب الله العزير، ص. 538

ومن جهته، ينحو الحاج سلطان محمد الجنابذي في كتابه (تفسير بيان السعادة في مقامات العبادة) نفس منحى القاضي ابن عطية الأندلسي في سرد العديد من الروايات في تأويل معنى (غاسق إذا وقب) إلى أن ينتهي إلى سرد مصدر مبني للمجهول قائلا: [وقيل: المعنى من شر الذكر إذا قام.] وبقوله هذا القول، يلتقي الحاج سلطان محمد الجنابذي في كتابه (تفسير بيان السعادة في مقامات العبادة) مع القاضي ابن عطية الأندلسي في كتابه (المحرر الوجيز في تفسير الكتاب العزيز) في إدراج (ذكر الرجل إذا قام ) ضمن لائحة التأويلات المتعددة، والمختلفة، والمتضاربة التي جاء بها المؤولون الأوائل لمعنى (غاسق إذا وقب) مع فارق لا يخلو من أهمية وهو أن الحاج سلطان محمد الجنابذي نسب مصدره إلى مجهول في حين نسب القاضي ابن عطية الأندلسي مصدره إلى ابن عباس.  فما سبب هذه الاختلافات في التأويل عند الأوائل؟ هل هذا يعني أن المفسرين والمؤولين تدبروا القرآن ووجدوا فيه اختلافا كثير أم أن هذا يعني أن الرواة والمؤولين الأوائل لم يكن القرآن عندهم موضوع اهتمام مبكر، فكان عندهم كتابا مهجورا!؟ أم أن القرآن نزل بلغة مختلفة قليلا او كثيرا عن اللغة العربية؟ فقال عنه البعض (أعربي وأعجمي؟)، كما يفهم من الآية 44 من سورة فصلت، أم هناك أمورا خفية أخرى لا نعلمها؟

لَوْ جَعَلْنَاهُ قُرْآنًا أَعْجَمِيًّا لَّقَالُوا لَوْلَا فُصِّلَتْ آيَاتُهُ ۖ أَأَعْجَمِيٌّ وَعَرَبِيٌّ ۗ قُلْ هُوَ لِلَّذِينَ آمَنُوا هُدًى وَشِفَاءٌ ۖ وَالَّذِينَ لَا يُؤْمِنُونَ فِي آذَانِهِمْ وَقْرٌ وَهُوَ عَلَيْهِمْ عَمًى ۚ أُولَٰئِكَ يُنَادَوْنَ مِن مَّكَانٍ بَعِيدٍ (فصلت، 44)؟

وعلاوة على ما جاء من تقديم للموضوع ومن أسئلة حول اختلاف المؤولين الأوائل حول مكية أو مدنية سورة الفلق من جهة وحول مفردات هذه السورة القصيرة جدا من جهة أخرى، فإن القارئ يجد نفسه أمام خلافات أخرى حول سورة الفلق تثير شكوكا حول مدى اعتبارها قرانا أم تعويذة انطلاقا مما جاء في بعض التعليقات. هذا، ولعل القارئ يجد نفسه أما تساؤلات أخرى تتعلق بما قد تعكسه السورة المعنية من شخصية من قد يتعود بالله من شر غاسق إذا وقب، بغض النظر عن اختلافات المؤولين في معنى (غاسق إذا وقب). كما أن سورة الفلق تطرح تساؤلات حول علاقتها بسور قصيرة أخرى مثل سورة الناس التي يتعود فيه بالله من الناس. فما أحوجنا إلى قراءة القران قراءة جديدة تعتمد على مقارنة بالكتاب المقدس، وبالإعتماد على العلوم الأخرى مثل علم اللغة بما في ذلك اللغة السريانية واللغة العبرية وعلم المخطوطات وعلم الأثار وعلم التاريخ عوض اللاعتماد على التفاسير الإسلامية التي تتضمن كثيرا من التناقضات ومن مناطق الظل التي لا تجيب على أسئلة العصر ولا تتطابق مع منطق العصر. فهل سنلحق بالركب العالمي في مجال البحث العلمي في الكتب  الدينية، وفصل الدين عن  الدولة فصلا حقيقيا، وإقامة العلمانية الحقيقية، أم سنظل منغلقين في  تفاسير غير مقنعة تبعدنا عن فصل الدين عن الدولة وتصدنا عن إقامة العلمانية الحقة التي تضمن حقوق الجميع والتي تجعل الدين لله والوطن للجميع؟

ولعله يبدو واضحا مما سبق تناوله بخصوص سورة الفلق أن قراءة القرآن ودراسته من خلال التراث الإسلامي لها من الجوانب الخفية ما يثير الاهتمام بقدر ما يثير الاستغراب والتساؤلات حول القرآن وتفسيراته وتأويلاته وتصنيفاته واختلاف الأولين في ذلك كما اختلفوا في مكان نزول سورة الفلق وفي معنى (غاسق إذا وقب). فهل (غاسق إذا وقب) تعني الليل إذا جاء أم انها تعني (الذكر إذا قام) أم إن التفاسير والتأويلات بالنيات، ولكل امرئ ما نوى!؟

 

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هل سورة الفلق مكية أم مدنية، أم مكية مدنية؟

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اعتاد المفسرون أن يقسموا القرآن إلى قرآن مكي وقرآن مدني زعما منهم أن بعض القرآن نزل في مكة وأن الباقي Mohamed Filali Sadkiمن القرآن نزل بالمدينة. ومن جهتنا نحن كمسلمين، اعتدنا أن نقدس ما يقوله لنا المفسرون الأوائل بقدر ما اعتدنا أن نقدس القرآن انطلاقا مما يقوله لنا الأوائل. لكن قراءتنا لسورة الفلق في كتب التفاسير تفاجئنا باختلاف الرأي بخصوص مكان نزول هذه السورة القصيرة التي تتكون بالكاد من خمس آيات مستعصية على الفهم لفظا ومعنى وتنزيلا. فهل سورة الفلق مكية في رأي المفسرين أم هي مدنية عند علماء القرآن؟ أم أن المفسرين الأوائل وجدوا في تصنيف القرآن اختلافا كثيرا؟

ففي المجلد الخامس من كتابه تحث عنوان « المحرر الوجيز في تفسير الكتاب العزيز » يفيدنا القاضي محمد عبد الحق بن غالب بن عطية ابن عطية الأندلسي المتوفى في سنة 546 هجرية بوجود اختلاف بخصوص مكان نزول سورة الفلق بين ابن عباس وقتادة. فابن عباس يقول إن سورة الفلق مدنية بينما يقول قتادة إن سورة الفلق مكية. فمن منهما نصدق، ابن عباس أم قتادة؟

الفلق مكية أم مدنية

مقتطف من المحرر الوجيز في تفسير الكتاب العزيز. ص 538

 

وفي المجلد الرابع من كتابه تحث عنوان  » تفسير بيان السعادة في مقامات العبادة » يفيدنا الحاج سلطان محمد الجنابذي الملقب بسلطان على شاة نفس إفادة القاضي محمد عبد الحق بن غالب بن عطية ابن عطية الأندلسي المشار إليه أعلاه. فالحاج سلطان محمد الجنابذي يفيدنا في كتابه، تفسير بيان السعادة في مقامات العبادة، بقوله إنه قيل إن سورة الفلق مدنية وقيل إنها مدنية. فهل يبني المسلمون فهمهم للقرآن على خلافات في الرأي تختزل في قيل وقيل؟ أليس علماء القرآن هم من رتب القرآن وصنف السور القرآنية إلى سور مكية وسور مدنية؟ فعلى أي تفسير يمكن للقارئ أن يضع عليه يده انطلاقا من خلافات المفسرين في تفاسير القرآن لفظا ومعنى وتنزيلا؟

فلو رجعنا، على سبيل الاستئناس، إلى كتاب « الإتقان في علوم القرآن » لصاحبه جلال الدين السيوطي لوجدنا في مضامينه متاهة كبيرة في تصنيف سور القرآن إلى آيات مكية وآيات مدنية وآيات فيها اختلافا كبيرا. ولوضع القارئ في الصورة، علينا أن نقرأ بتمعن ما نقله جلال الدين السيوطي على لسان أبي القاسم الحسن بن محمد بن حبيب النيسابوري في كتاب  » التنبيه على فضل علوم القرآن » حيث قال:  » من أشرف علوم القران علم نزوله وجهاته، وترتيب ما نزل بمكة والمدينة، وما نزل بمكة وحكمه مدني، وما نزل بالمدينة وحكمه مكي، وما نزل بمكة في أهل المدينة، وما نزل بالمدينة في أهل مكة، وما يشبه نزول المكي في المدني، وما يشبه نزول المدني في المكي، وما نزل بالجحفة، وما نزل ببيت المقدس، وما نزل بالطائف، وما نزل بالحديبية، وما نزل ليلا، وما نزل نهارا، وما نزل مشيعا، وما نزل مفردا، والآيات المدنيات في السور المكية، والآيات المكيات في السور المدنية، وما حمل من مكة إلى المدينة، وما حمل من المدينة إلى أرض الحبشة، وما نزل مجملا، وما نزل مفسرا، وما اختلفوا فيه، فقال بعضهم : مدني، وبعضهم : مكي. فهذه خمسة وعشرون وجها، من لا يعرفها ويميز ما بينها لم يحل له أن يتكلم في كتاب الله تعالى. انتهى. ». فهل هذا يعني أن قراءة القرآن وفهم القرآن وقف على أمثال أبي القاسم الحسن بن محمد بن حبيب النيسابوري؟

انطلاقا مما سبق ذكره وتوضيحه، يتبين لنا أن تقسيم القرآن إلى مكي ومدني نوع من الإنتاج الفكري الذي لا يلوي على شيء محدد المعالم والأهداف. كما يبدو واضحا أنه جعل تفسير القرآن حكرا على الخاصة وكأن القرآن نزل للخاصة وليس للعامة. فكأن أبا القاسم الحسن بن محمد بن حبيب النيسابوري يقولنا، في عصرنا الحالي: لا دعوة لكم في وضع، وفهم، ومناقشة، وتفسير دستور الأمة (اعتبارا من أبي القاسم الحسن بن محمد بن حبيب النيسابوري) أن دستور الأمة هو من اختصاص الخاصة وليس من اختصاص العامة، وهو ما يسمى اصطلاحا بالدستور الممنوح عوض الدستور المتوافق عليه. إن كان الأمر كذلك فما الداعي لتصنيف نزول القرآن إلى لائحة طويلة من التصنيفات تفوق ما هو متعارف عليه عند العامة من تصنيف القرآن إلى قرآن مكي وقرآن مدني؟

فالقرآن المكي هو ما نزل في مكة قبل الهجرة والقرآن المدني هو ما نزل بعد الهجرة بعض النظر عن مكان نزوله على اعتبار أن القرآن المكي كان مسالما بشكل ملموس أما القرآن المدني فهو قرآن حروب، وغزوات، وتشريع، وإرساء للسلطة الدينة والدنيوية للرسول إلى حد مساوات الرسول بالله حيث يفيدنا القرآن المدني أن من يبايع الرسول إنما يبايع الله، في الوقت الذي يفيدنا فيه القرآن المكي أن الرسول محمد ما كان إلى مبشرا ونذيرا وليس على الناس بمصيطر (مسيطر). فما الفائدة من تعقيد الأمور على المؤمنين بالقول إنه لا يحل للمؤمن أن يتكلم في كتاب الله تعالى، كما جاء في قول أبي القاسم الحسن بن محمد بن حبيب النيسابوري؟

فهل يعتقد أمثال أبي القاسم الحسن بن محمد بن حبيب النيسابوري أنهم من المحدثين وأن الله وهبهم معرفة ربانية غيبية وأعطاهم تفويضا خاصا لتفسير القرآن وتصنيفه بشكل يجعلنا تائهين لا نلوي على شيء بحيث لا نعلم إن كانت سورة الفلق مكية أم مدنية؟ فللتذكير، يقول لنا المفسرون أن ابن عباس قال إن سورة الفلق مدنية بينما قال قتادة أنها مكية. فمن منهما نصدق؟ هل يمكننا أن نعتقد أن أحدهما كاذب أم يكفينا أن نقول إن هناك خلل ما في الروايات وفي معرفة الأولين بالقرآن وبنزول القرآن؟

 

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خطف وتعذيب بسبب : « التاريخ الشعبي لولادة الله »؟

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تعرض يونس عبد الفتاح قنديل، الأمين العام لمؤسسة مؤمنون بلا حدود للدراسات والأبحاث، إلى عملية خطف رهيب، وإلى احتجاز شنيع، وتعذيب وحشي فظيع، على يد إرهابيين مجهولين، غذاة منع السلطات الأردنية لمؤثمر فكري كان من المزمع تنظيمه من طرف المؤسسة بالعاصمة الأردنية،عمان، أيام 2 و 3 نونبر 2018،  بتعاون مع مركز مسارات تنوير للتوعية تحث عنوان : « انسدادات المجتمعات الإسلامية والسرديات الإسلامية الجديدة ». وقد عثرت السلطات الأمنية الأردنية على يونس قنديل، يوم السبت 10 أكتوبر 2018، في حالة يرثى لها، بعد سبع ساعات من اختطافه يوم الجمعة على يد رجال مسلحين في العاصمة عمان. لقد تتلذذ المختطفون الأشرار بتعذيب يونس قنديل حيث أحرقوا لسانه ليخرصوه، وكسروا أصبعه ليحرموه من الكتابة والتعبير الكتابي، كما كتبوا على ظهره عبارة « مسلمون بلا حدود  » نكالا ب »مؤسسة مؤمنون بلا حدود »، مستعملين في ذلك أذوات حادة استجابه لساديتهم وتلذذا منهم بوحشية تعذيبهم له، وشفاء لما في صدورهم. لم يكتف المجرمون الأشرار بذلك، بل وضعوا القرآن على رأس ضحيتهم موهمين إياه أنهم وضعوا قنبلة موقوتة ! فهل كان منع السلطات الفكرية لتنظيم المؤتمر انتصارا للإرهابيين في الأردن أم لا ؟ وما هي الحيثيات والمعطيات ؟

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يونس عبد الفتاج قنديل، الأمين العام لمؤسسة مؤمنون بلا حدود

 لم يثن الإرهابيين منع السلطات الأمنية للمؤتمر الذي كان مزمعا قعده تحت عنوان  » انسدادات المجتمعات الإسلامية والسرديات الإسلامية الجديدة » عن الإقدام على جرمهم الإرهابي الوحشي. فإذا ما كان الإسلاميون قد اعتقدوا أن فعل المنع انتصارا لهم واستقواء لرأيهم على حقوق المنظمين للمؤتمر الفكري حول انسدادات المجتمعات الفكرية الإسلامية، فإن الإرهابين لم يكتفوا بذلك الإعتقاد ولم يعطوا اعتبارا  لتدخل السلطات الأردنية ومنعها لانعقاد المؤثمر، بل أقدمو على ارتكاب حماقاتهم التي تمليها عليهم قناعاتهم العقائدية التي لا تراعي لا القوانين الأردنية، ولا الأعراف الكونية، ولا الأخلاقيات الإنسانية. فهل يتعلق الأمر بقيام دولة داخل الدولة !؟

لقد خضعت السلطات الأمنية الأردنية للضغوطات الإسلامية واقدمت على منع عقد المؤثمر الفكري الذي كان من المفروض أن يجمع نخبة من المفكرين والباحثين نتيجة الحملات التعبوية والتحشيدية من الأطراف الإسلامية مناهضة منها  للمؤثمر ولأفكار المؤتمر التنويرية والعلمانية التي تعد في أعين الإسلاميين مخالفة للإسلام وضربا للهوية الإسلامية للأردن. لقد ساهمت قنوات التواصل الإجتماعي في المطالبة بمنع تنظيم المؤتمروتأجيج موجة من الغضب تكتنفها  اتهمامات للمؤتمر وللمؤتمرين بالخيانة، والعمالة، والكفر وما يتبع ذلك من تهديدات بالقتل. ومن جانب آخر، كان أحد النواب البرلمانيين، يدعى خليل عطية، قد وجه سؤالا كتابيا إلى رئيس الحكومة الأردنية مستفسرا فيه عن تعارض محاور المؤتمر مع الشريعة الإسلامية، مشككا في أهذاف المؤتمر ومتسائلا عن الجهات الخارجية الداعمة للمؤتمر ولفكر المؤتمرين، ومركزا في حجيته على محور في المؤتمر يتناول موضوع  » التاريخ الشعبي لولادة الله ». فما كان من السلطات الأردنية إلا أن رضخت للإسلاميين حيث أقدمت في يوم 29 أكتوبر 2018 على منع المؤتمر الذي كان من المفترض أن تجمع أروقته نخبة من المفكرين الأكادميين والباحثين المختصين من العالم العربي ومن أوربا. فما الذي جاء في برنامج المؤتمر ومحاوره؟

 كان المؤتمر المزمع انعقاده حول  » انسدادات المجتمعات الإسلامية والسردية الإسلامية التجديدية » يتمحور  حول ثلاثة محاور, وهي كالتالي : المحور الأول حول السرديات الإسلامية السائدة، والمحور الثاني حول المناهج الفكرية التجديدية، والمحور الثالت حول صناعة الفتوى والخطاب اللإعلامي الديني. فما الذي ركز عليه الإسلاميون؟

لقد تركز اهتمام الإسلاميين المعارضين للمؤتمر على ورقة تهتم ب »تاريخ الله إسلاميا » حيث تعرض الورقة لتاريخ الله عبر ثلاث مراحل معتبرة أن الله كان نتاج فكر عالم في المرحلتين الأولتين فيما تكرس الله في المرحلة الثالتة في العقل الشعبي كتمظهر لما جاء في الله عن  طريق الفكر العالم في المرحلتين التأسيسيتين الأولتين. فالورقة تتضمن نقطة أولى تتعلق بالتاريخ المنصص قرآنيا، وهو تاريخ ينسب الله إلى ذاته على اعتبار أن الله هو مصدر النص القرآني (المتداول إسلاميا) وفق منظور تلك الورقة. وتتضمن النقطة الثانية التاريخ الذي كتبه الفقيه والذي تم فيه تأطير سيرة الله على مستويين وهما المفهوم والصورة. أما النقطة الثالثة فهي تتعلق بالتاريخ الشعبي لولادة الله، وهو تاريخ منفصل عن التاريخين السابقين حسب ما جاء في الورقة المعنية. ففي هذا التاريخ سيحل الله – تضيف الورقة – في الشعب مفاهيميا وصوريا. وبموجب هذا الحلول سيضطلع الشعب بدور الله مرة على المستوى المفاهيمي ومرة على مستوى الصورة – تضيف الورقة -.   فهل كانت تلك الورقة هي النقطة التي تفيض الكأس أم القشة التي تكسر ظهر البعير في ظل مجتمع إسلامي ينصب فيه البعض نفسه جنديا لله ويعتبر ولي الأمر خليفة لله لا يرد له أمر مهما كانت غلظته وقساوته ؟

يذكر أن يوسف عبد الفتاح قنديل قد تلقى العلاجات الضرورية بعد عثور الأمن الأردني عليه، وأنه قد أعطى لاحقا تصريحا يبين فيه ما تعرض له خلال هذه التجربة المشؤومة. ترى هل أصبح الإرهاب دولة داخل الدولة في بعض الدول   العربية؟ وما الذي يمكن أن تقوم به الدول العربية للتخلص من مصانع إنتاج وإعادة إنتاج الفكر الإرهابي المبني على نصوص الثرات الإسلامي؟

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لماذا اختلف الأوائل في تفسير معنى الفلق؟

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Mohamed Filali Sadkiكلما حاولت الإستفهام عن معنى بعض المفردات القرآنية عبر وسائل التواصل الإجتماعي إلا وتصدى لي بعض حراس العقيدة الإسلامية بحزمة من الشتائم والتهم المجانية فيما يبادر البعض الآخر إلى تهريب الموضوع المطروح بإثارة موضوع آخرمتعلق بالكتاب المقدس، على سبيل المثال. بينما كثيرا ما يختار البعض الآخر سبيل التبخيس والتصغير والتحقير بدل البحث عن عناصر الجواب. وهناك البعض من المتواصلين من يبحث عن أجوبة جاهزة ينقلها مباشرة من المواقع الإلكترونية لعله يقنعني بها اعتقادا منه أنني لا أعرف الأبجديات والمسلمات الإسلامية التي يعرفها أي مسلم عامي لم تتح له فرصة التحصيل المعرفي في الصفوف المدرسية!؟

فكم يكون استغرابي عظيما حينما يتهمني البعض بالجهل باللغة العربية وبقواعدها اللغوية وكأنني لست عربيا ولا أكتب لهم باللغة العربية ما أطرحه على طاولة النقاش بخصوص بعض المفردات القرآنية المستعصية التي تواجه القارئ العربي للنصوص القرآنية. فهل يعتقد البعض من العرب المسلمين أن اللغة العربية مجال معرفي مغلق موقوف على رجال الدين وحراس العقيدة الإسلامية؟  إن كان الأمر كذلك، فلا غرابة أن يكون عدد من زعمائنا العرب غير قادرين على التعبير باللغة العربية. ولا غرابة ألا يتخاطب العرب بينهم باللغة العربية مفضلين في ذلك استعمال العامية كلغة للتخاطب في الشوارع كما في الصفوف المدرسية. فهل شاء قدرنا في الأوطان العربية ألا يتناول أي منا القرآن باستثناء كهنة الأديان وسدنة الديار؟ وألا يحق لأي منا أن يسأل عن المفردات القرآنية ويسائل إشكاليات القرآن؟

تفسير-حلم-سورة-الفلق

ليس سرا أن أقول إن القارئ العربي المسلم يجد صعوبة جمة في قراءة القرآن وفي فهم مفرداته واستيعاب مضامينه. فسورة الفلق على صغر حجمها، والتي لا يتعدى عدد آياتها خمس آيات، مليئة بالمفردات الصعبة التي لا يفهمها عامة المثقفين، ناهيك عن عامة الناس من المسلمين. فبعض النظر عن مضمون السورة وما يثيره من استفهامات تعجبية لن أخوض فيها في هذا المقام، فإن القارئ العربي يجد نفسه أمام خمس مفردات مبهمة غير متداولة وغير متعارف عليها حتى عند أهل التأويل الأوائل الذين بنيت التفاسير القرآنية على أقوالهم وشهاداتهم. فما معنى الفلق؟ وما معنى غاسق؟ وما معنى وقب؟ وما معنى النفاثات؟ وما معنى العقد؟

حين نراجع تفسير الطبري، على سبيل المثال، بخصوص معنى الفلق، فإننا نفاجأ بقوله إن  » أهل التأويل اختلفوا فيما بينهم في معنى الفلق » . فإن كان أهل التأويل الأوائل غير متفقين على معنى الفلق وغير ملمين بمعنى الفلق، فكيف يمكن للمسلم المثقف قبل المسلم العامي أن يعرف ما معنى الفلق، ولا معنى غاسق إذا وقب، ولا معنى النفاتات في العقد؟

الفلق

(المرجع: صورة مقتطفة من كتاب تفسير القرطبي)

ففي تفسير الطبري، نجد من أهل التأويل من يقول إن الفلق هو سجن في جهنم، ومنهم من يقول أن الفلق جب في جهنم مغطى، ومنهم من يقول أن الفلق هو الصبح، ومنهم من يقول أن الفلق هو الحب والنوى، ومنهم من يقول أن الفلق هو الخلق. فعلى أي تأويل يمكن للقارئ المسلم أن يضع يده ويعتمده كشرح لمفردة الفلق؟

وهنا علينا أن نقف على جزئية تثير الاهتمام وتلفت النظر في كلام القرطبي. فالمؤلف لا يقدم لنا مصادره على أساس أنهم ملمين بلغة القرآن بقدر ما يقدمهم لنا بصفتهم مؤولين لمفردات قرآنية كانت غريبة مستعصية وغير متداولة أو غير متعارف عليها في لغتهم العربية اليومية. فلو كانت مفردة الفلق متداولة ومتعارف عليها في اللغة العربية لما احتاج المؤلف للمؤولين، ولما وقع في شرح تلك المفردة القرآنية اختلاف بين وشاسع بين أهل التأويل أنفسهم. أليس هذا البون مثارا للمساءلة في كل ما قيل من تأويلات غير متجانسة من طرف المسلمين الأوائل حول المفردات القرآنية قبل الغوص في معاني الآيات والسور القرآنية؟

 ما قيل أعلاه من ملاحظات وتعليقات بخصوص مفردة الفلق ينطبق على المفردات الأربعة الباقية الواردة في سورة الفلق.  فبخصوص « من شر غاسق إذا وقب « ، نجد أن القرطبي، وكالعادة، يستعرض علينا مجموعة من التأويلات المتضاربة والمتباينة نستعرضها موجزة فيما يلي. فهو يقول إن العبارة تعني  » من شر مظلم إذا دخل علينا وهجم علينا بظلامه » وفي نفس الوقت يبلغنا القرطبي، وكالعادة، أن أهل التأويل اختلفوا في معنى »المظلم الذي عني في هذه الآية « . فقد قال بعضهم « هو الليل إذا أظلم »، وقال بعضهم « هو غروب الشمس إذا جاء الليل »، وقال بعضهم  « هو أول الليل »، وقال بعضهم « هو غروب الشمس إذا جاء الليل »، وقال بعضهم إن « إذا وقب » تعني  » إذا دخل »، و قال بعضهم  » الليل إذا أقبل »، وقال بعضهم  » النهار إذا دخل في الليل »، وقال آخر  » غاسق إذا وقب » هو الكوكب، وقال آخرون هو القمر. فمن يمكننا أن نصدقه ومن يمكنا أن نأخذ برأيه؟

 إن هذه النماذج من التأويلات المتباينة والمتضاربة بخصوص مفردات القرآن لتطرح أسئلة كثيرة بخصوص مفردات القرآن التي لا يتفق أهل التأويل على معانيها. فهل مثل هذه المفردات عربية ام أعجمية؟ وكيف يعقل ألا تكون تلك المفردات متعارف عليها من طرف أهل التأويل الأوائل؟ فهل كان القرآن كتابا مهجورا لا يقرأه أحد ولا يهتم لما في محتوياته أحد؟ أم أن القرْآن كان مستعصيا على الأوائل سواء من حيث مفرداته  ومضامينه؟ أم هناك أمورا خفية أخرى لا يستطيع أحد أن يعرف كنهها لأسباب مجهولة أو محظورة؟

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أسطورة جنة عدن : الجزء الخامس

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« رويدا رويدا، أَطْرُدُهُمْ مِنْ أَمَامِكَ إِلَى أَنْ تُثْمِرَ وَتَمْلِكَ الأَرْضَ.

 وَأَجْعَلُ تُخُومَكَ مِنْ بَحْرِ سُوفٍ (البحر الأحمر) إِلَى بَحْرِ فِلِسْطِينَ، وَمِنَ الْبَرِّيَّةِ إِلَى النَّهْر (نهر الفرات). فَإِنِّي أَدْفَعُ إِلَى أَيْدِيكُمْ سُكَّانَ الأَرْضِ (أرض كنعان)، فَتَطْرُدُهُمْ مِنْ أَمَامِكَ.

لاَ تَقْطَعْ مَعَهُمْ وَلاَ مَعَ آلِهَتِهِمْ عَهْدًا.
لاَ يَسْكُنُوا فِي أَرْضِكَ لِئَلاَّ يَجْعَلُوكَ تُخْطِئُ إِلَيَّ. إِذَا عَبَدْتَ آلِهَتَهُمْ فَإِنَّهُ يَكُونُ لَكَ فَخًّا ». سفر الخروج، الإصحاح 23، الآيات 30 إلى 33

يستنتج من خلال كلام الله المذكور أعلاه والموجه إلى موسى في سفر الخروج أن مملكة الرب تمتد من شبه جزيرة سيناء جنوبا، إلى ساحل البحر المتوسط غربا، إلى النهر. لكن الآية المذكورة تبقى غامضة وملتبسة لأنها تمتنع عن تسمية النهر المقصود. فهل يتعلق الأمر بنهر الفرات، أم بنهر دجلة، أم بنهر الأردن، أم بوادي مصر، أو بنهر النيل؟ 

بداية، نلاحظ أن تحديد إلاه إسرائيل للحدود الإقليمية لمملكة الرب وتعريفه للشعوب التي تعيش في أراضي تلك المملكة يختلف ويتفاوت حسب الشخص المعني أو المخاطب وحسب السياق والظرفية كما تبين لنا ذلك آيات الكتاب المقدس المذكورة أدناه الموجهة تباعا إلى يشوع، وسليمان، وإبراهيم. 

كلمة الرب إلى يشوع:

«  كُلَّ مَوْضِعٍ تَدُوسُهُ بُطُونُ أَقْدَامِكُمْ لَكُمْ أَعْطَيْتُهُ، كَمَا كَلَّمْتُ مُوسَى.
مِنَ الْبَرِّيَّةِ وَلُبْنَانَ هذَا إِلَى النَّهْرِ الْكَبِيرِ نَهْرِ الْفُرَاتِ، جَمِيعِ أَرْضِ الْحِثِّيِّينَ، وَإِلَى الْبَحْرِ الْكَبِيرِ نَحْوَ مَغْرِبِ الشَّمْسِ يَكُونُ تُخْمُكُمْ. » (سفر يشوع، الإصحاح 1، الآيات 3 و4). 

كلمة الرب بخصوص سليمان:

«  وَكَانَ سُلَيْمَانُ مُتَسَلِّطًا عَلَى جَمِيعِ الْمَمَالِكِ مِنَ النَّهْرِ إِلَى أَرْضِ فِلِسْطِينَ، وَإِلَى تُخُومِ مِصْرَ. كَانُوا يُقَدِّمُونَ الْهَدَايَا وَيَخْدِمُونَ سُلَيْمَانَ كُلَّ أَيَّامِ حَيَاتِهِ.. » (سفر الملوك الأول، الإصحاح 4، الآية 21). 

كلمة الرب إلى إبراهيم:

«   فِي ذلِكَ الْيَوْمِ قَطَعَ الرَّبُّ مَعَ أَبْرَامَ مِيثَاقًا قَائِلاً: «لِنَسْلِكَ أُعْطِي هذِهِ الأَرْضَ، مِنْ نَهْرِ مِصْرَ إِلَى النَّهْرِ الْكَبِيرِ، نَهْرِ الْفُرَاتِ.

 الْقِينِيِّينَ وَالْقَنِزِّيِّينَ وَالْقَدْمُونِيِّينَ وَالْحِثِّيِّينَ وَالْفَرِزِّيِّينَ وَالرَّفَائِيِّينَ وَالأَمُورِيِّينَ وَالْكَنْعَانِيِّينَ وَالْجِرْجَاشِيِّينَ وَالْيَبُوسِيِّينَ. » (سفر التكوين، الإصحاح 15، الآيات 18 إلى 21). 

نجد من خلال قراءة الآيات أعلاه المتعلقة بإبراهيم وسليمان أن الحدود المثلى للأرض

الموعودة تمتد من نهر الفرات في الشمال الشرقي إلى نهر النيل إلى الجنوب الغربي. ويرجع فعل هذه المصادفة إلى كون مؤلفي الكتاب المقدس عاشوا خلال أو بعد عهد المملكة اليهودية التي أسسها داوود وسليمان في غضون القرن العاشر ما قبل الميلاد حيث سنحت لهم الفرصة للاطلاع على النفود الترابي لسليمان الذي كان قد بلغ على أبعد تقدير مشارف نهر الفرات من جهة الشمال الشرقي إلى حدود مصر من جهة الجنوب الغربي. 

هذا هو السبب الذي جعل مؤلفي سفر التكوين يضعون المشهد الجغرافي والبشري للأرض الموعودة كما هو مبين في الآيات 18 إلى 21 من الإصحاح الخامس عشر من سفر التكوين التي وعد الله فيها إبراهيم ونسله بميراث تلك الأرض الموعودة حيث حدد امتدادها من  » من نهر مصر إلى النهر العظيم، نهر الفرات « . وهي الحدود القصوى التي عرفتها مملكة سليمان وفقا لما جاء في الكتاب المقدس علما أن الكتاب المقدس حاول أن يجعل امتداد نفوذ سليمان السياسي والاقتصادي يتجاوز النفود المملكة ليصل إلى تخوم مملكة سبأ في جنوب شبه الجزيرة العربية. 

والآن، وبعد أن تشكلت لدينا فكرة جيدة عن موقع الأرض الموعودة وامتدادها، فإننا قد نشعر بالدهشة والاستغراب حينما سيتبين لنا أن موقع جنة عدن وامتداد رقعتها الجغرافية يتطابقان بشكل مثالي مع موقع الأرض الموعودة وامتداد رقعتها الجغرافية.

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Le Mythe du Jardin d’Éden (5)

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« Oui, je fixerai ta frontière depuis la mer Rouge jusqu’à la mer des Philistins, et depuis le désert jusqu’au Fleuve ; car je livrerai en votre main les habitants du pays, et, à coup sûr, tu les chasseras de devant toi. » (L’Exode: XXIII, 31)

Il ressort de cette parole divine que le royaume du Dieu s’étend de la péninsule de Sinaï au Sud, du littoral méditerranéen à l’Ouest jusqu’au Fleuve. Mais, le verset en question reste ambigu et astucieux puisqu’il s’abstient sciemment de nommer le fleuve en question. S’agit-il de l’Euphrate, du Jourdain, de ouadi d’Égypte, ou bien d’un tout autre fleuve.

Nous remarquerons, d’emblée, que les limites territoriales de ce royaume, d’un côté, et les peuples qui habitaient dans ces territoires, d’un autre côté, sont définies plus ou moins différemment par le Dieu d’Israël en fonction de la tête de son interlocuteur et du contexte situationnel comme nous pouvons le constater dans les versets bibliques cités ci-après en rapport avec Josué, Salomon et Abraham.

  • Josué : I, 3-4.

« Tout ce que foulera la plante de votre pied, je vous le donnerai à coup sûr, comme je l’ai promis à Moïse. Depuis le désert et le Liban que voici jusqu’au grand fleuve, le fleuve de l’Euphrate, c’est-à-dire tout le pays des Hittites, et jusqu’à la Grande Mer, vers le soleil couchant, tel sera votre territoire. 

  • 1 Rois : IV, 21.

« Quant à Salomon, il était chef sur tous les royaumes depuis le Fleuve jusqu’au pays des Philistins et jusqu’à la frontière d’Égypte. »

  • Genèse : XV, 18 à 21.

« En ce jour-là, Jéhovah conclut avec Abraham une alliance en disant : « À ta semence je donnerai vraiment ce pays, du fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, le fleuve Euphrate : les Qénites, les Qenizzites, les Qadmonites, les Hittites, les Perizzites, les Rephaïm, les Amorites, les Cananéens, les Guirgashites et les Yebousites. » »

Dans les situations impliquant Abraham et Salomon, nous constatons à travers la lecture des versets cités plus haut que les limites optimales de ce pays convoités par Dieu s’étendaient de l’Euphrate au Nord-Est au Nil au Sud-Ouest. Cette coïncidence s’explique par le fait que les auteurs de la Thorah avaient vécu après la période du royaume uni de Salomon et qu’ils avaient constaté que les limites d’influence maximales du royaume israélites, au temps de Salomon, atteignirent à peine les environs de l’Euphrate au Nord-Est et les environs du Nil au Sud-Ouest.

C’est la raison pour laquelle, les auteurs de la Genèse ont mis en avant la scène biblique élaboré dans les versets 18 à 21 du chapitre XV de la Genèse dans laquelle Dieu promet à Abraham de donner en héritage à sa semence «ce pays, du fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, le fleuve de l’Euphrate» dont les limites territoriales atteignirent leur paroxysme au temps de Salomon, à en croire les récits bibliques qui tentent de faire étendre le rayonnement du roi Salomon jusqu’au royaume de Sheba, au sud de la péninsule arabique.

 Maintenant que nous nous sommes fait une bonne idée tant de l’emplacement que de l’étendue du territoire de la terre promise, nous allons être surpris de constater que l’emplacement et l’étendue de Éden correspondent parfaitement à ceux de la terre promise dans ces limites optimales et que l’emplacement et l’étendue du Jardin d’Éden correspondent parfaitement à ceux de la terre promise dans ses limites minimales.

 

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Le Mythe du Jardin d’Éden (4)

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La troisième étape dans la mise en œuvre de la loi sabbatique sera entamée à l’arrivée des fils d’Israël au désert de Sinaï après trois mois de traversée dans le désert. Le récit biblique semble nous y présenter l’image d’un Dieu souverain dans son fief. Dieu y reçoit Moïse dans une proximité qui nous rappelle les liens rapprochés que le Dieu du Jardin d’Éden entreprenait avec Adam au paradis primordial avec une différence de taille : Adam a été chargé de s’occuper du Jardin d’Éden et de le cultiver alors que Moïse est chargé de faire les guerres du Dieu pour le trône du Dieu. De même, et toute proportion gardée, Dieu y conclue avec Moïse et le peuple d’Israël une alliance qui nous rappelle l’alliance qu’il avait conclue avec Adam dans le Jardin d’Éden.Dans le Jardin primordial, Dieu a conclu une alliance avec Adam donnant à ce dernier la jouissance du Jardin d’Éden et la latitude de se nourrir de l’arbre de vie sous la condition résolutoire de ne pas manger le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Au Sinaï, cependant, Dieu se manifesta en apothéose dans la montagne fumante en y arrivant dans un sombre nuage et en atterrissant sous les yeux du peuple dans un décor fait de « tonnerres et de flamboiement des éclairs ». Dans cette alliance exprimée dans les versets 4 à 6 du chapitre XIX de l’Exode, Dieu exige d’Israël l’obéissance stricte et exclusive à ses commandements et s’engage, en contrepartie, à faire d’Israël son peuple exclusif parmi toutes les nations et « un royaume de prêtre et une nation sainte ».

À travers les termes utilisés dans cette alliance, les auteurs de l’Exode nous présentent l’image d’un Dieu qui cherche à établir un royaume fait d’un peuple saint reconnaissant la souveraineté du Dieu, craignant sa colère et se soumettant inconditionnellement à ses lois, à ses ordonnances, à ses prescriptions et à ses commandements.

Dieu avait fait ses preuves de divinité digne de foi en faisant sortir le peuple d’Israël du joug de l’esclavage en Égypte, en lui procurant la manne, en lui offrant l’eau potable et en le protégeant contre ses ennemis. Dès lors, Dieu se présente dans le mont de Sinaï en tant que souverain qui s’arroge le droit d’établir ses lois de base que l’on connaît communément sous le nom du décalogue ou encore les dix commandements de Moïse. Parmi les dix commandements en question, la Bible fait figurer la loi du sabbat que régissent les versets 8 à 11 du chapitre XX de l’Exode. Elle s’applique indistinctement aux israélites, à leurs esclaves, aux résidents étrangers et aux animaux sous peine de mort. Le verset 15 du chapitre XXXI de l’Exode nous claire à ce sujet lorsqu’il stipule sans ambages ce que suit : « Quiconque fera du travail le jour du sabbat sera vraiment mis à mort. »

Dès lors, le sabbat institué par le créateur au lendemain de la création de l’univers sera appliqué aux fils d’Israël pour la première fois et par la force de la loi du décalogue. Les versets 32 à 36 du chapitre XV du livre des Nombres nous livrent une illustration de la transgression de la loi et de la sanction qui lui a été réservée. Il y est dit que les fils d’Israël avaient trouvé dans le désert un homme qui ramassait le bois au jour du sabbat. Ils l’ont alors mis à mort en le criblant de pierres à l’extérieur du camp sur ordonnance du Dieu de Moïse. Le génie biblique ira même jusqu’à imposer, dans le cadre des décisions judiciaires, une forme de sabbat qui s’applique aux esclaves hébreux et à la culture de la terre que l’on connaît communément sous le nom de l’année sabbatique. Il s’agit de la décision judiciaire inscrite dans le verset 2 du chapitre XXI qui libère l’esclave hébreu après six ans de service et de la décision judiciaire inscrite dans les versets 10 et 11 du chapitre XXII de l’Exode qui prescrit le repos des champs agricoles pour une année après six années d’exploitation.

Il n’est de cesse de rappeler que le livre de l’Exode nous révèle un Dieu agissant comme un roi installé provisoirement au mont de Sinaï en attendant de l’emporter sur ses ennemis qui squattent ses territoires septentrionaux que personnifie le Jardin de Dieu. Le verset 31 du chapitre XXIII de l’Exode fait définir les limites de ce royaume par la bouche du Dieu qui s’adressait à Moïse en disant :

« Oui, je fixerai ta frontière depuis la mer Rouge jusqu’à la mer des Philistins, et depuis le désert jusqu’au Fleuve ; car je livrerai en votre main les habitants du pays, et, à coup sûr, tu les chasseras de devant toi. »

 

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LE MYTHE DU JARDIN D’ÉDEN (3)

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Corrélativement, « le peuple se mit à observer le sabbat le septième jour » et Dieu continua à fournir la manne jusqu’à l’arrivée des fils d’Israël à la frontière méridionale du pays de Canaan après une période de quarante années d’errance dans le désert de la péninsule de Sinaï. C’est ce que nous indiquent les versets subséquents du chapitre XVI de l’Exode.La deuxième étape sera entamée au campement des fils d’Israël à Rephidim. Après avoir utilisé le subterfuge de la manne dans le désert de Sîn pour faire appliquer la loi du sabbat, les auteurs de l’Exode vont faire ressortir dans le chapitre XVII de l’Exode deux autres défis que le Dieu d’Israël devra relever en prélude à l’alliance sacré entre Dieu et son peuple, d’un côté, et l’inscription de la loi du sabbat dans les dix commandements de Moïse, d’un autre côté.

Selon le récit biblique, les fils d’Israël vont mettre encore une fois leur Dieu à l’épreuve en réclamant, cette fois-ci, l’eau à boire. Pour concéder à leur demande, Dieu leur fait sortir de l’eau potable en demandant à Moïse de prendre son bâton magique et de frapper sur le rocher, au mont de Horeb. À la suite de cette mise en scène biblique, les fils d’Israël ont désormais l’air d’un peuple prémuni des affres de la faim et de la soif dans le désert grâce à l’action providentielle de leur Dieu.

Mais la mise en scène biblique saura se montrer plus attrayante en mettant encore un foi Dieu à une épreuve militaire. Les auteurs de l’Exode vont mettre en avant une scène de combat opposant les Israélites aux Amaléqites qui contrôlaient le territoire. La victoire miraculeuse des fils d’Israël sur leur adversaire Amaléqites sera assurée grâce au bâton magique que Moïse devait tenir dans sa main levée vers le haut à la longueur de toute la journée du combat.

Dans la scène biblique, le pauvre Moïse était fatigué de lever sa main jusqu’au coucher du soleil pour assurer la victoire de ses troupes car chaque fois qu’il baisse sa main, les Amaléqites l’emporte sur les Israélites. Pour maintenir le combat à leur avantage jusqu’à la victoire finale, Moïse se fit aider par ses deux assistants. Le verset 12 nous relate la situation en ces termes :

« Lorsque les mains de Moïse furent lourdes, alors ils prirent une pierre et la mirent sous lui, et il s’assit dessus ; Aaron et Hour lui soutinrent les mains, l’un de ce côté et l’autre de ce côté, si bien que ses mains restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil. »

Grâce à cette mise en scène militaire, les auteurs de l’Exode nous démontrent à travers leur récit que Dieu avait assuré aux fils d’Israël non seulement la sécurité alimentaire mais également la sécurité militaire. Ils nous révéleront également que les guerres bibliques seront menées dans une sainte alliance entre Dieu et son peuple pour le recouvrement de la souveraineté du Dieu comme nous le laissent penser les versets 14 et 15 dans lequel il est signifié que Dieu s’engage à « effacer complètement le souvenir d’Amaleq de dessous les cieux » alors que Moïse, de son côté, bâti un autel en hommage à Dieu en disant : « Parce qu’une main est contre le trône de Yah, pour Jéhovah ce sera la guerre avec Amaleq de génération en génération. »

 

À SUIVRE…

 

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Mythes Fondateurs de l’Islam entre le Coran et la Bible

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LE MYTHE DU JARDIN D’ÉDEN (2)

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La Genèse fait de la parole divine le moyen magique utilisé par Dieu dans le processus de création de l’univers. Autrement dit, la Genèse nous laisse entendre que le pouvoir de création du démiurge biblique est verbal et non pas physique puisque Dieu se contente de donner l’ordre de création à la chose et la chose se fit créer comme on peut le constater dans le verset 3 du premier chapitre dans lequel il est dit : « Et Dieu dit alors : « Que la lumière paraisse. » Alors la lumière parut ».L’effort intellectuel fourni par Dieu dans le processus de création de l’univers en six jours, au moyen de la parole divine, devrait dégager une image d’un démiurge puissant, fort, infatigable et exempt des faiblesses humaines. Mais, contrairement à toute attente, la Bible s’empressera de dégager une image d’un Dieu biblique qui ressent la fatigue au même titre que les êtres humains et qui, de surcroit, se donne une journée de repos par semaine. Ainsi, les versets 2 et 3 du chapitre II de la Genèse nous annoncent, sans trop tarder, que le démiurge « s’est mis à se reposer le septième jour de tout son œuvre qu’il avait faite » et qu’il « s’est mis à bénir le septième jour et à le rendre sacré ».En procédant de la sorte, la Bible entend nous faire comprendre que Dieu avait décrété le sabbat au moment où il s’apprêtait à planter le Jardin d’Éden et que la loi du sabbat devait être appliquée à Adam que Dieu avait installé dans le Jardin d’Éden. Mais, semble-t-il, Adam aurait dû être expulsé du Jardin d’Éden en moins d’une semaine après la création de l’univers échappant ainsi à l’obligation d’observer le sabbat en vertu de la loi divine décrété au septième jour de la création de l’univers.Visiblement, les auteurs de la Bible nous donnent l’impression qu’ils avaient sciemment éclipsé la sacralité du sabbat et recalé son observance chez toutes les figures bibliques durant la période allant de la création d’Adam jusqu’à l’avènement de l’Exode et l’arrivée du peuple d’Israël à la péninsule de Sinaï. Dans ce décor du contexte biblique, il y a lieu de se demander pourquoi Dieu n’a-t-il pas fait appliquer sa loi sabbatique à Adam et aux figures bibliques ayant jalonné les récits bibliques couvrant la période allant de l’époque d’Adam jusqu’à l’avènement de l’Exode. La réponse à cette question se trouve tout bonnement dans le fond de la pensée idéologique de la Bible qui entend faire du Jardin d’Éden la Terre promise et le lieu indiqué pour la mise en œuvre des lois, des prescriptions, des ordonnances et des commandements émanant du Dieu aux israélites dans le cadre d’une alliance conclue entre Dieu et le peuple d’Israël.

En d’autres termes, le fond de la pensée biblique considère le Jardin d’Éden comme étant la juridiction divine au sein de laquelle la loi divine a été édictée et dans la circonscription de laquelle la loi divine doit être appliquée au peuple d’Israël dans le cadre d’une alliance alliant Dieu à son peuple. C’est finalement le livre de l’Exode qui va faire sortir la loi primordiale du sabbat de l’oubli et de la désuétude pour la faire imposer progressivement aux fils d’Israël dès leur entrée dans les limites territoriales méridionales du Dieu de Moïse.

La première étape sera entamée au désert de Sîn qui est situé entre Élim et Sinaï. Les fils d’Israël y arrivèrent après une traversée de quarante-cinq jours dans le désert. Le lieu est très symbolique car il nous rappelle le mont Sinaï dans lequel Dieu s’est manifesté pour la première fois à Moïse sous forme d’un buisson ardent. En choisissant la région de Sinaï pour faire respecter l’observation du sabbat aux fils d’Israël la Bible semble nous indiquer que la prescription du sabbat que Dieu a instituée au lendemain de la création de l’univers devait s’appliquer à son peuple dès son entrée dans les limites territoriales méridionale du Jardin d’Éden.

C’est en en recourant à la création du mythe de la manne dans le désert du Sîn que le chapitre XVI de l’Exode tentera de justifier l’observation et le respect de la loi du sabbat. À travers ce mythe la Bible fait venir Dieu au secours des fils d’Israël qui commençaient à se plaindre du manque de la nourriture dans le désert. Le Dieu compatissant fit tomber quotidiennement des cieux le pain et la viande que les israélites devaient ramasser chacun en fonction des besoins de sa famille.

Selon ce mythe, il était inutile de ramasser au-delà des besoins quotidiens de chaque maisonnée car personne ne manquait de la nourriture et, mieux encore, ceux qui en ramassaient trop perdirent le surplus le lendemain. Seul le sabbat apportait une exception à cette règle étant donné que la prescription du sabbat a pour corollaire l’observation impérative du repos et l’interdiction de ramasser la manne pendant cette journée sacrée. De ce fait, le Dieu biblique autorisa les fils d’Israël à ramasser une double portion de la manne au sixième jour afin de conserver la portion supplémentaire pour le jour du sabbat.

Comme il y a toujours des gens qui mettent Dieu à l’épreuve, les auteurs du mythe de la manne ne manqueront pas de signaler qu’il y avait des réfractaires qui sont sortis au septième jour pour cueillir la manne mais ils n’en avaient pas trouvé étant donné que c’est Dieu qui en a voulu ainsi. Les auteurs de l’Exode se sont également servis de ce subterfuge pour nous faire valoir la première réaction de Dieu à l’encontre de la transgression de sa loi sabbatique qu’il tentait à imposer pour la première fois au peuple d’Israël. Les versets 28 et 29 du chapitre XVI de l’Exode nous dévoilent ainsi un Dieu en colère non seulement contre les réfractaires mais également contre Moïse et l’ensemble du peuple auxquels il s’adresse en ces termes :

« Jusqu’à quand refuserez-vous de garder mes commandements et mes lois? Rendez-vous compte que Jéhovah vous a donné le sabbat. C’est pourquoi il vous donne, au sixième jour, le pain de deux jours. Restez chacun à sa place. Que personne ne bouge de l’endroit où il est au septième jour. »

Corrélativement, « le peuple se mit à observer le sabbat le septième jour » et Dieu continua à fournir la manne jusqu’à l’arrivée des fils d’Israël à la frontière du pays de Canaan après une période de quarante années d’errance dans le désert de la péninsule de Sinaï. C’est ce que nous indiquent les versets subséquents du chapitre XVI de l’Exode.

À SUIVRE…

 

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LE MYTHE DU JARDIN D’ÉDEN (1)

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« En outre, Jéhovah Dieu planta un jardin en Éden, vers l’est, et il y mit l’homme qu’il avait formé. » (Genèse : II, 8)

Dieu est présenté tout au début du commencement du livre de la Genèse comme étant un démiurge, un Dieu créateur de l’univers. Après avoir créé les cieux et la terre et leur armée, le Dieu biblique créa Adam à partir de la poussière tirée du sol. Sachant maintenant que Dieu a créé Adam à partir d’une matière naturelle, nous nous trouvons en droit de nous demander s’il avait créé les cieux et la terre à partir de matières qui existaient avant son acte de création.

Le verset 2 du chapitre premier de la Genèse nous informe que : « la terre était informe et déserte et il y avait des ténèbres sur la surface de l’abîme d’eau ; et la force agissante de Dieu se mouvait sur la surface des eaux ». Nous pouvons en déduire – a priori – que l’univers était formé de la terre, de l’eau et des ténèbres et que Dieu avait créé l’univers à travers ces constituants. En nous basant sur cette assertion biblique, nous pouvons nous demander si les matières primordiales de l’univers avaient existé avant Dieu, ou concomitamment avec Dieu, contrairement à ce que Dieu nous enseigne dans la Bible. N’avait-t-il pas dit, par exemple, dans le verset 13 du chapitre XXII dlivre de la Révélation : « Je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin » ?

Par la suite, nous dit la Genèse, Dieu créa la lumière et opéra une séparation entre la lumière et les ténèbres donnant ainsi lieu à la naissance du jour et de la nuit, du soir et du matin. Mais, scientifiquement parlant, nous constatons que la thèse de création biblique cède le flanc à la critique et révèle la naïveté des auteurs de la Genèse qui font passer la création de la lumière avant celle du soleil, de la lune et des étoiles. Après avoir créé la lumière, Dieu procéda à la création du ciel et à la séparation des eaux en deux parties. Selon leur conception primitive de l’univers, les auteurs de la Genèse, nous font croire que Dieu a placé le Ciel entre les deux parties des eaux et que la partie du dessous a été aménagée sous forme de mers et d’océans afin de permettre à la terre ferme de faire jour et monter à la surface. Selon cette conception naïve, les auteurs de la Genèse devaient imaginer que les pluies qui tombent du ciel venaient des eaux que Dieu avait placé au-dessus du ciel. Le savoir des rédacteurs de la Genèse devait être incapable d’imaginer que la pluie qui tombe du ciel n’est que l’aboutissement du phénomène de l’évaporation des eaux des mers et des océans.

S’agissant du Ciel, la Genèse nous laisse deviner qu’il est subdivisé en sept cieux et elle nous conte que Dieu avait placé des luminaires dans ces cieux pour séparer le jour de la nuit, éclairer les cieux et la terre et « pour servir de signes et pour les époques et pour les jours et pour les années ». Il va sans dire que les auteurs de la Bible ne pouvaient pas imaginer le ciel et l’espace céleste comme nous l’imaginons aujourd’hui sur la base des informations que nous possédons grâce aux progrès scientifiques et technologiques et aux explorations de l’espace. Toutefois, cela ne nous empêchera pas d’avouer que le savoir cumulé depuis l’éveil de la civilisation sumérienne avait tout de même permis aux savants de l’antiquité de se servir des « luminaires » pour se donner un calendrier contenant les jours, les mois, les années et les saisons. Le Coran, lui aussi, reprend la même litanie dans des versets sporadique dont, entre autres, l’étrange verset 5 de la Sourate LXVII qui fait dire à Dieu une parole qui ferait la risée des instruits de nos jours:  

 » Nous avons effectivement embelli le ciel le plus proche avec des lampes dont Nous avons fait des projectiles pour lapider les satans et Nous leur avons préparé le châtiment de la Fournaise. » (Sourate LXVII, 5)

À SUIVRE…

 

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لماذا لا يقرأ المسلمون القرآن؟

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كثيرا ما يشكل القرآن ككتاب مقدس عند المسلمين جزءا من أثاث التزيين المنزلي حيث يوضع في زاوية الصالون كقطعة أثرية مثيرة بسحرها لعين الناظر. لكن قلما يفتح المسلمون مصحفهم لقراءة ما تيسر مما يحتويه من سور وآيات قرآنية. فحين يفتح المسلم المصحف ويشرع في قراءته، فهو يعطيك انطباعا بأنه يجتاز مرحلة عصيبة من حياته لأنه ليس من عادته قراءة القرآن. وغالبا ما تكون فاجعة فقدان أحد الأقارب سببا في عزم المسلم أو المسلمة على فتح المصحف وقراءة ما تسير من آياته القرآنية

لا يشكل المصحف في مخيال المسلم كتابا للدراسة وللتأمل بقدر ما يشكل كتابا مقدسا يشخص كلاما مسطورا مقدسا نزل من إلاه مقدس إلى رسول مقدس بلغة مقدسة بهدف تبليغ رسالة مقدسة إلى أمة مقدسة بحكم قول القرآن الذي يدغدغ مشاعر جمهور قرائه من  المسلمين واصفا إياهم في الآية 110 من سورة آل عمران بخير أمة أخرجت للناس تأمر بالمعروف وتنهى عن المنكر وتؤمن بالله في الوقت الذي يعتبر فيه القرآن أكثرية اليهود (أهل الكتاب) فاسقين.

كُنتُمْ خَيْرَ أُمَّةٍ أُخْرِجَتْ لِلنَّاسِ تَأْمُرُونَ بِالْمَعْرُوفِ وَتَنْهَوْنَ عَنِ الْمُنكَرِ وَتُؤْمِنُونَ بِاللَّهِ ۗ وَلَوْ آمَنَ أَهْلُ الْكِتَابِ لَكَانَ خَيْرًا لَّهُم ۚ مِّنْهُمُ الْمُؤْمِنُونَ وَأَكْثَرُهُمُ الْفَاسِقُونَ (الآية 110 من سورة ال عمران) 

لا يهم المسلم مضمون المصحف من أفكار وتعاليم بقدر ما يهمه حضور المقدس في منزله ومباركة منزله بحلول المقدس فيه في شخص المصحف وما يحتويه من آيات وسور القرآن. لذلك، قلما يجرأ أحدهم على قراءة المصحف والتمعن في معاني آياته ومساءلتها. فالقرآن نفسه يحد من رغبة المسلم في التقرب من المصحف حيث لا يسمح له بلمسه إلا إذا كان مطهرا حسب ما يفهم من الآيات 77 إلى 80 من سورة الواقعة التي تقول عنه :  » إِنَّهُ لَقُرْآنٌ كَرِيمٌ (77) فِي كِتَابٍ مَّكْنُونٍ (78لَّا يَمَسُّهُ إِلَّا الْمُطَهَّرُونَ (79تَنزِيلٌ مِّن رَّبِّ الْعَالَمِينَ (80) « .

علاوة على ذلك، نجد أن القرآن يرتل أكثر مما يقرأ لسببين وجيهين. السبب الأول هو أن الترتيل يساعد الذاكرة على حفظ القرآن واستظهاره بفعل اللحن لكون القرآن لم يكن مكتوبا في بداية نشأته بل كان يتداول بالسمع والإنصات لقراءته وترتيله. والسبب الثاني هو أن ترتيل القرآن يكون له وقع سحري على كل من المتلقي والمرتل وخاصة حين يكون المعني بالأمر مؤمنا يحتاج إلى جرعة قداسة تطهره وتزكيه. لذلك نجد الناس ترتل القرآن جماعيا أو تستمع إلى ترتيله جماعيا في بعض المناسبات كالعقيقة وغيرها من أجل تطهرهم وتزكيتهم وحلول القداسة والبركة بين ظهرانهم.

من جهة أخرى، نجد القرآن بصفته كلاما مقدسا لا يرد له طلب يأمر جمهوره بالاستماع والإنصات إلى قراءته، وهو يعني بذلك الاستماع والإنصات لترتيله. فالآية 204 من سورة الأعراف تقول بصريح العبارة: « وَإِذَا قُرِئَ الْقُرْآنُ فَاسْتَمِعُوا لَهُ وَأَنصِتُوا لَعَلَّكُمْ تُرْحَمُونَ« . ومن الانعكاسات التطبيقية والعملية للتعاليم القرآنية كون المستمع لقراءة القرآن يجد نفسه مجبرا ليس على الاستماع والإنصات لقراءة القرآن فقط بل مجبرا كذلك على الإمساك والامتناع عن مناقشة مضمون القرآن خلال فترة القراءة والترتيل. في المقابل، كثيرا ما نجد رجال الدين يعمدون قصدا وعن سابق إصرار وترصد إلى ترتيل القرآن ترتيلا على مسامع مخاطبيهم قصد التأثير عليهم بفعل الإيمان وما يتطلبه من واجب فعل الخضوع والتسليم والاستسلام كعربون العضوية في دين الإسلام. وإنا لكثيرا ما نلاحظ نزوع الشيوخ ورجال الدين في برامج تلفزية جدالية استعراضية إلى ترتيل الآيات والتلويح بما تتضمنه تلك الآيات من التهديدات المبطنة منها والصريحة إلى خصومهم من المصلحين الدينيين أمثال الشيخ محمد علي نصر وإسلام البحيري أو من خصومهم الملحدين والمرتدين حيث تلقى في كنفهم آيات بليغة بلاغة القنابل الموقوتة. وهي بلاغة لا يعرف معناها إلا من يعرف معنى الآية التي تقول « إن الدين عند الله الإسلام » وتوأمها التي تقول « ومن يبتغ غير الإسلام دينا فلن يقبل منه ». وبما أننا نتحدث عن القرآن، وقراءة القرآن، وفهم القرآن، ومساءلة القران، فإني أفتح قوسا لطرح أسئلة أولية مفادها: « ما معنى الإسلام » و »ما معنى القرآن » و « ما الفرق بين المصحف والقرآن ». قد تبدو الأسئلة غبية لبعضهم وقد تبدوا واضحة للبعض الأخر وقد تبدو غير ذلك لباقي جمهور القراء من المسلمين. لكن المهم عندي هو أن يتساءل كل مسلم مع نفسه ليعلم هل سبق له أم لا تحمل مشاق طرح نموذج من مثل هذه الأسئلة على نفسه أو على غيره وإن كان عنده الجواب الصواب أم لا من خلال ما يقوله القرآن ومن خلال ما يعرفه هو عن القرآن!؟

فاعتبارا لما سلف ذكره، يبدو واضحا ان المسلم المؤمن يجد نفسه أمام مصحف مقدس في ماديته ككتاب لا يلمسه إلا المطهرون وفي محتواه الفكري الذي يلزم « المزمل » بترتيل القرآن ترتيلا ويلزم المستمع إلى قراءته وترتيله بالاستماع إلى القراءة والإنصات إلى الترتيل. أما مناقشة القرآن ومساءلة مضمون القرآن، فهذه أمور من الأمور الهامشية في تعامل المسلم مع القرآن. فقراءتنا للقرآن تبين لنا أن القرآن نفسه يسجل لنا حالات كان فيها بعض الناس يطرحون أسئلة على الرسول محمد (القرآن لا يوضح لنا إن كان السؤال يطرح على الرسول محمد أم على غير الرسول محمد ولكننا ذكرناه تجاوزا علما منا أن ذلك جزء من الإشكاليات التي يطرحنا القرآن بالنسبة للباحث). فهناك آيات تقول على سبيل المثال لا الحصر « يسألونك عن الروح » و « يسألونك عن الساعة » و »يسألونك عن الأهلة » و « يسألونك عن الشهر الحرام » و « يسألونك عن الخمر »، إلخ.

لكننا نجد في المقابل، أن القرآن يقول لنا ما يفيد أن المسلم كان مطالبا بتقديم صدقة للرسول إن كان يريد أن يسأل الرسول في موضوع ما. فالآيتين 12 و 13 من سورة المجادلة تقول في هذا المنحى :  » يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا نَاجَيْتُمُ الرَّسُولَ فَقَدِّمُوا بَيْنَ يَدَيْ نَجْوَاكُمْ صَدَقَةً ۚ ذَٰلِكَ خَيْرٌ لَّكُمْ وَأَطْهَرُ ۚ فَإِن لَّمْ تَجِدُوا فَإِنَّ اللَّهَ غَفُورٌ رَّحِيمٌ (12) أَأَشْفَقْتُمْ أَن تُقَدِّمُوا بَيْنَ يَدَيْ نَجْوَاكُمْ صَدَقَاتٍ ۚ فَإِذْ لَمْ تَفْعَلُوا وَتَابَ اللَّهُ عَلَيْكُمْ فَأَقِيمُوا الصَّلَاةَ وَآتُوا الزَّكَاةَ وَأَطِيعُوا اللَّهَ وَرَسُولَهُ ۚ وَاللَّهُ خَبِيرٌ بِمَا تَعْمَلُونَ (13)« . وهذا في حد ذاته يعتبر حاجزا ماديا ومعنويا أمام قراءة وتأمل القرآن ومساءلته في عهد الرسول محمد. فمن يدري أن هذه السابقة قد أضحت أم لا جزءا لا يتجزأ من المنظومة الفكرية والذهنية والسلوكية في التراث الإسلامي الذي جعل من الإسلام استسلاما ومن السؤال مؤشر فسوق وكفر وعقوق. وكل مسلم يعلم علم اليقين (أو على وجه التقدير) ما يترتب على ذلك الفسق والكفر والعقوق من عقوبات ردعية من قبل المجتمع الاسلامي ومنظوماته الفقهية والتشريعية وتنظيماته الجزائية.

علاوة على ما قيل، نجد أن القرآن نفسه يطرح إشكالية أمام السائلين من المؤمنين حين يحذرهم من طرح بعض الأسئلة لكون توضيحها قد يكون مسيئا لهم خاصة وأن قوما من قبل المؤمنين (في إشارة غير صريحة لليهود) – يقول القرآن – قد سألوا مثل تلك الأسئلة فأصبحوا كافرين. وكل العارفين بالإسلام يعرفون حق المعرفة واليقين أن جزاء الكافر هو القتل. فمن سيجرأ على طرح السؤال إن كان القرآن نفسه ينبه المؤمنين إلى ما قد يكتسيه السؤال من خطورة قد تؤدي إلى جواب مسيء (غير مفرح) أو إلى كفر جزاءه قتل من تشبث بكفره. فالآيتان المعنيتان في هذا الصدد تنصان حرفيا ما يلي: « يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَسْأَلُوا عَنْ أَشْيَاءَ إِن تُبْدَ لَكُمْ تَسُؤْكُمْ وَإِن تَسْأَلُوا عَنْهَا حِينَ يُنَزَّلُ الْقُرْآنُ تُبْدَ لَكُمْ عَفَا اللَّهُ عَنْهَا ۗ وَاللَّهُ غَفُورٌ حَلِيمٌ (101) قَدْ سَأَلَهَا قَوْمٌ مِّن قَبْلِكُمْ ثُمَّ أَصْبَحُوا بِهَا كَافِرِينَ (102) « . ولعل مجمل ما قيل في مساءلة القرآن ومجادلة النبي ونجواه يجد صداه وانعكاساته على الواقع السياسي العربي حيث يعتبر الزعيم العربي خليفة لله في أرضه. ففي تراثنا وأعرافنا يصبح طرح السؤال تهجما على الشخص خاصة إذا تعلق الأمر بمساءلة المقدس. ولعل هذا ما يجعل خطابات الزعماء العرب الموجهة لرعاياهم أو لممثلي  رعاياهم في البرلمان لا تخضع لا للتصويت ولا للمناقشة ولكنه تخضع إلزاما للمصادقة.

أما استفحال الأمية واعتماد مناهج التعليم على الحفظ واستظهار النصوص للفوز في الامتحان بدل الاعتماد على تقنيات تحصيل المعلومات واخضاعها للاختبار والمساءلة فهو يصب بدوره في خانة المعوقات أمام قراءة القرآن ومساءلة القرآن. وتلك قضية لا تخلوا من أهمية لارتباط الأمية بالقرآن وبالتعاليم الدينية في مخيال المسلمين الذين ترسخ في ذهنهم أن الرسول محمد كان أميا وأن الأمية هي معجزة الرسول وآيته التي دل عليها القرّآن حين يقول في الآية 157 من سورة الأعراف: « الَّذِينَ يَتَّبِعُونَ الرَّسُولَ النَّبِيَّ الْأُمِّيَّ الَّذِي يَجِدُونَهُ مَكْتُوبًا عِندَهُمْ فِي التَّوْرَاةِ وَالْإِنجِيلِ يَأْمُرُهُم بِالْمَعْرُوفِ وَيَنْهَاهُمْ عَنِ الْمُنكَرِ وَيُحِلُّ لَهُمُ الطَّيِّبَاتِ وَيُحَرِّمُ عَلَيْهِمُ الْخَبَائِثَ وَيَضَعُ عَنْهُمْ إِصْرَهُمْ وَالْأَغْلَالَ الَّتِي كَانَتْ عَلَيْهِمْ ۚ فَالَّذِينَ آمَنُوا بِهِ وَعَزَّرُوهُ وَنَصَرُوهُ وَاتَّبَعُوا النُّورَ الَّذِي أُنزِلَ مَعَهُ ۙ أُولَٰئِكَ هُمُ الْمُفْلِحُونَ (157)« .

في ظل هذه التساؤلات والحقائق والملاحظات، فإننا لا نستغرب أن يقول الرسول عن القرآن في الآية 30 من سورة الفرقان : « وَقَالَ الرَّسُولُ يَا رَبِّ إِنَّ قَوْمِي اتَّخَذُوا هَٰذَا الْقُرْآنَ مَهْجُورًا (30)« . كما لا نستغرب بخصوص اختلافات الصحابة والأولين، وهي اختلافات بينة ومتضاربة ومثيرة للشك ومنفرة في تفسيراتهم للآيات وفي تفسيراتهم للكلمات وللمفردات ولعجزهم عن توضيح ما يسمى بالكلمات المقطعة. وهو عجز واختلاف يجعلك تتساءل إن كان القرآن مهما ومقدسا يقرأ ويدرس عند المؤمنين الأوائل. وهنا أطرح السؤال: ما معنى المؤمنين وهل يعتبر القرآن أتباعه مؤمنين أم مسلمين ولماذا تعتبر القران الله مؤمنا حيث أنه يقول عنه ذلك في الآية 23 من سورة الحشر التي جاء فيها : « هُوَ اللَّهُ الَّذِي لَا إِلَٰهَ إِلَّا هُوَ الْمَلِكُ الْقُدُّوسُ السَّلَامُ الْمُؤْمِنُ الْمُهَيْمِنُ الْعَزِيزُ الْجَبَّارُ الْمُتَكَبِّرُ ۚ سُبْحَانَ اللَّهِ عَمَّا يُشْرِكُونَ (23)« . ما هذه إلا مجرد أسئلة لمن يود أن يستشف نكهة مساءلة القرآن من أجل فهم القرآن.

تبقى الإشارة إلى أن كتابتي لهذا المقال باللغة العربية تعتبر أول تجربة لي في الكتابة بالعربية في هذه المدونة، وذلك تبعا لطلب عدد من الفاعلين والمتفاعلين مع بعض منشوراتي على بعض قنوات التواصل الاجتماعي. وإنني أعتبرها انطلاقة جديدة نحو الكتابة باللغة العربية والتفاعل مع الجمهور العربي على موقع المدونة.

المرجو من المتفاعلين الانخراط في المدونة الإلكترونية من أجل التوصل بمقالاتي فور نشرها على الموقع.

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MOÏSE ET LE JARDIN D’ÉDEN (4/4)

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Quant aux Chaldéens, le Livre de la Genèse les présente comme étant des ennemis et oppresseurs d’Abraham dans la guerre des neufs rois que nous aurons l’occasion d’évoquer à travers de la mise en œuvre de la figure d’Abraham sur les traces du mythe du Jardin d’Éden. En outre, le verset 10 du deuxième Livre des Rois présente les chaldéens comme des ennemis d’Israël qui ont ravagé Jérusalem en leur qualité d’alliés militaires au roi de Babylone. À cet effet, le verset précité nous informe que « toutes les forces militaires des Chaldéens, qui étaient avec le chef de la garde personnelle [du roi de Babylone], abattirent la muraille de Jérusalem, tout autour ».

Ces données de nature historiques reflètent l’image d’un pays de rêve des Israélites situé à mi-chemin entre l’Euphrate à l’Orient et le Nil à l’Occident et qui fait l’objet de convoitises de la part d’un ensemble de pays ennemis venant de l’Orient. Pour pouvoir imaginer le mythe du jardin d’Éden, Moïse auquel la tradition hébraïque attribue la rédaction de la Genèse devait connaître non seulement l’espace géographique du monde antique et la généalogie des peuples mais également les récits de l’histoire qui lui sont antérieurs et ceux de l’histoire qui lui sont postérieurs. Ainsi, Moïse devait-il connaitre aussi bien l’histoire des personnages bibliques qui lui sont antérieurs comme Noé que l’histoire des personnages qui lui sont postérieurs comme le prophète Balaam que l’on retrouve dans un récit relaté dans les chapitres XXII à XXIV du Livre des Nombres ? Sur ce point, Émile Ferrière, nous fait rappeler cette dichotomie dans son ouvrage en notant ce qui suit :

« L’épisode de Balaam (Nombres, XXII, XXII, XXXIV) suppose l’absence de Moïse. Or, l’épisode de Balaam appartient au livre de Guerres de Jéhovah, c’est-à-dire aux anciens témoignages. »

Sur le même sujet, Guy Rachet nous enseigne à son tour que :

« Le narrateur biblique a repris à son compte une tradition datée, selon une inscription de Deir-‘Allâ, des environs de l’an 800 avant Jésus-Christ, à l’époque de la floraison du royaume de Juda, qu’il a reportée quatre ou cinq siècles plus tôt. »

Outre sa critique mettant en exergue la confusion dans l’esprit du rédacteur du récit de l’épisode du prophète Balaam, Émille Ferrière, nous fait révéler une autre absurdité dans le Pentateuque dont la rédaction est attribuée à Moïse. Il s’agit du récit du chapitre XXI de la Genèse qui relate une alliance de paix conclue entre Abraham et le roi des Philistins alors qu’Abraham avait existé avant l’arrivée des Philistins dans le pays de Canaan. De telles absurdités historiques relevées dans le Pentateuque de Moïse nous renvoient donc à la problématique de l’histoire de l’écriture et la rédaction de la Bible.

Nous savons d’emblée que l’écriture n’a existé qu’à une date postérieure à l’époque de Moïse et que la Bible n’a été compilée et mise en forme que vers le VIème ou le Vème siècle avant Jésus-Christ. Comment peut-on alors considérer les légendes brodées autour de Moïse comme étant véridiques si la Bible n’a été mise en forme que quelques siècles avant Jésus Christ et que l’écriture n’a existé en Israël que plusieurs siècles après l’époque de Moïse?  À cet effet, Renon Ernest souligne dans une note de bas de page, – en marge de son commentaire sur la bataille de Raphidim relatée dans le chapitre XVII de Livre des Nombres –, que « l’écrire en Israël est postérieure à Moïse de trois à quatre siècles » tout en concluant que « les siècles sans écritures n’engendrent et ne transmettent que des fables. »

Il est donc difficile d’admettre les légendes brodées autour de Moïse à moins que l’on soit aveuglé par la foi. En effet, outre les contes des dix plais de l’Égypte, le récit biblique du chapitre XIV de l’Exode s’efforce de nous faire croire que Moïse avait fendu les eaux de la mer Rouge et qu’il s’est frayé ainsi un chemin ayant permis au peuple israélite de traverser la mer en marchant sur une terre ferme.

Or, la lecture de la Bible nous révèle que ce mythe de séparation des eaux pour se frayer un chemin a été utilisé à plus d’une fois dans les récits bibliques. On le retrouve dans le récit des chapitres III et IV du livre de Josué où il est dit que les eaux du Jourdain ont miraculeusement été coupées permettant ainsi aux prêtres transportant l’Arche de Jéhovah de traverser sans se mouiller les plantes de leurs pieds.

Nous retrouvons, encore une fois, un récit similaire dans le chapitre II du deuxième Livre des Rois où il est dit dans le verset 14 que « Élisha frappa les eaux et celles-ci se partagèrent d’un côté et de l’autre, de sorte qu’Élisha passa ».

Pour comble, au terme du conte hagiographique de Moïse, l’auteur du texte biblique nous annoncera dans les versets 5 à 7 du chapitre XXXIV de Deutéronome la mort énigmatique de Moïse au pays de Moab, à l’âge de 120 ans, et nous fera croire sans sourciller que c’était Dieu lui- même qui a enterré Moïse et que personne n’a jamais connu sa tombe à ce jour !

Au vu de ces absurdités bibliques, il y a lieu de se demander si Moïse avait vraiment existé et s’il a vraiment écrit la Genèse et les quatre autres livres de la Thorah !

LA PROCHAINE SÉRIE PORTERA SUR :

  « LE MYTHE DU JARDIN D’ÉDEN »

À SUIVRE…

 

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MOÏSE ET LE JARDIN D’ÉDEN (3/4)

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Le versets 7 à 10 du premier chapitre de l’Exode résument la situation politique du peuple juif en Égypte en nous informant que le roi égyptien voyait dans l’accroissement de la population israélite un danger pour l’Égypte et qu’il estimait que les fils d’Israël se rallieraient à l’ennemi en cas de guerre et qu’ils s’enfuiraient hors du pays.

À regarder de plus près, les versets bibliques précités ne semblent incriminer que le roi de l’Égypte et non pas les égyptiens. Cela semble se confirmer dans le verset 3 du chapitre XI de l’Exode qui nous révèle que le peuple d’Israël trouva faveur aux yeux des Égyptiens. De plus, le même verset nous fait savoir que « l’homme Moïse était très grand au pays d’Égypte, aux yeux des serviteurs de Pharaon et aux yeux du peuple ».

En sus de ce qui a été évoqué au sujet de la faveur des fils d’Israël aux yeux des égyptiens et du poids de Moïse dans la cour du Pharaon, les versets 37 à 39 du chapitre XII de l’Exode ne manquent pas de mettre en valeur le poids du peuple israélite soumis à l’esclavage en nous le présentant comme une force politique et militaire associée à un immense conglomérat de peuples mêlés.

Ces versets nous laissent entendre que cette confédération de peuples a été invitée à quitter l’Égypte sans délais tout en étant autorisée à apporter avec elle l’ensemble de son bétail et de son cheptel. Jetant un brin de doute sur la véracité de ce récit biblique en rapport avec le bétail et le cheptel, Émile Ferrière s’interroge dans « Les Mythes de la Bible » sur « la manière incompréhensible dont ont pu se nourrir les grands troupeaux que le Hébreux avaient emmenés d’Égypte et qu’ils ont traînés avec eux au désert » sachant que les Hébreux se plaignaient eux-mêmes du manque d’eau et de la nourriture dans le désert.

Mais, il n’empêche que le texte biblique nous laisse entendre que c’est dans un contexte de révoltes et d’affaiblissement du pouvoir central que les fils d’Israël ont pu quitter l’Égypte sous l’égide de Moïse sans être sérieusement inquiétés par des forces armeés hostiles dont celles des philistins qui se trouvaient sur la côte méditerranéenne comme le laisse entendre le verset 31 du chapitre XXIII de l’Exode. Mais, pour éviter de rencontrer les troupes militaires qui pourraient se trouver sur la route côtière allant de l’Égypte vers le pays de Canaan, Moïse opta pour le chemin du désert en attendant une opportunité favorable pour s’en prendre par les armes au pays de rêve qu’est « la Terre promise » aux ancêtres des fils d’Israël.

Malgré ces épreuves difficiles éprouvés par les Israélites dans le cadre de leur esclavage en Égypte, la Bible ne semble pas abhorrer l’Égypte et ses idoles — avec autant de fermeté et de vigueur — comme elle abhorre les pays de l’Orient et leurs idoles. En effet, l’Ancien Testament en tant qu’ensemble de livres des Israélites regorge de récits mettant en relief les conflits entre le pays des fils d’Israël et les grandes puissances de la place. Dans ces récits, les israélites dégagent une hostilité manifeste à l’égard des grandes puissances de l’Orient dont notamment les Chaldéens, les Assyriens et les Babyloniens. En ce qui concerne les petites puissances limitrophes, la Bible adopte une attitude différente qui rappelle celle des frères ennemis. Nous aurons l’occasion d’y retourner.

La Bible, en tant que porte-voix des israélites, rejette donc les nations des grandes puissances de l’Orient et abhorre leurs idoles. La Bible rejette également l’Égypte et ses idoles mais non pas avec autant de colère et de haine qu’elle éprouve à l’endroit des empires de l’Orient dont notamment l’empire Babylonien. En somme, la Bible reconnait les faveurs de l’Égypte sur les fils d’Israël. N’oublions pas que c’est de l’utérus égyptien que le peuple d’Israël est sorti et que c’est à l’Égypte que Jacob et sa maisonnée ont été accueilli. C’est aussi à l’Égypte que Jésus et ses parents ont trouvé refuge au moment de détresse.

De même, la Bible reconnait que l’Égypte a aidé le roi Salomon à établir son autorité sur l’ensemble du pays et que le pharaon a acquiescé à donner sa fille au roi en symbole de son amitié et de son soutien. À l’inverse, les Assyriens et les Babyloniens ont envahi le pays d’Israël et humilié les fils de ce pays. Les forces de Neboukadnestar, roi de Babylone, ont ainsi détruit Jérusalem, incendié la maison de Dieu et exilé les notables israélites. Le ressentiment à l’endroit de Babylone est résumé dans le verset 5 du chapitre XVI du Livre de l’Apocalypse qui en dit long en ces peu de mots de haine et de colère : « Babylone la Grande, la mère des prostituées et des choses immondes de la terre. »

Quant aux Chaldéens, le Livre de la Genèse les présente comme étant des ennemis et oppresseurs d’Abraham dans la guerre des neufs rois que nous aurons l’occasion d’évoquer à travers de la mise en œuvre de la figure d’Abraham sur les traces du mythe du Jardin d’Éden. En outre, le verset 10 du deuxième Livre des Rois présente les chaldéens comme des ennemis d’Israël qui ont ravagé Jérusalem en leur qualité d’alliés militaires au roi de Babylone. À cet effet, le verset précité nous informe que « toutes les forces militaires des Chaldéens, qui étaient avec le chef de la garde personnelle [du roi de Babylone], abattirent la muraille de Jérusalem, tout autour ».

À SUIVRE …

 

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MOÏSE ET LE JARDIN D’ÉDEN (2/4)

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L’immigration d’Abraham de la ville Our des Chaldéens au pays de Canaan et l’installation de Jacob et de sa maisonnée au pays de Goshen en Égypte devaient s’inscrire dans le cadre de la stratégie de domination des Hyksos sur cette grande partie du monde de la haute antiquité allant de l’Euphrate au Nil. Nous aurons également l’occasion de revenir sur le récit de l’installation de Jacob et de sa maisonnée dans le pays de Goshen en Égypte en rapport avec les mythes fondateurs du Jardin d’Éden et de la Terre promise.

Pour barrer militairement la route aux tentatives d’invasion de leurs ennemis du Nord, les Hyksos ont fortifié l’Isthme de Suez qui relie l’Asie à l’Afrique en transformant la ville Ha- ouar – également connue sous le nom de « Avaris » – en une garnison militaire servant de base de formation et d’entrainement de deux cent quarante mille soldats. Leur force militaire leur permettait non seulement de sécuriser leurs frontières septentrionales mais également et surtout de mettre fin à plus de deux cents ans de résistance des princes de Thèbes et anéantir leur XVème dynastie. Dès lors, les Hyksos ont fondé la XVIème dynastie égyptienne et régné en maîtres absolus de l’Égypte.

Après une période de plus de cent cinquante années de guerre d’indépendance, les thébains parviennent à repousser les rois-pasteurs vers Memphis et à fonder la XVIIème dynastie égyptienne mettant ainsi fin à plus de six siècles de domination des Pasteurs. À la cinquième année du règne d’Ahmès 1ier, fondateur de la XVIIIème dynastie, les égyptiennes réussirent à s’emparer de Ha-ouar et à repousser les Pasteurs vers la Syrie ouvrant ainsi la voix à une ère d’expansion de l’empire égyptien vers l’Éthiopie au sud, la Lybie à l’ouest et, au nord, vers la Syrie jusqu’au royaume de Chaldée.

Dans ce cycle de lutte pour la domination entre les grandes puissances en place à l’époque de la haute antiquité, les Pasteurs avaient établi leur domination de l’Euphrate au Nil et les Égyptiens avaient pris leur revanche, par la suite, en étendant leur domination du Nil jusqu’à l’Euphrate. L’enjeu géopolitique de la haute antiquité se jouait ainsi dans les limites géographiques allant de l’Euphrate au Nil et du Nil à l’Euphrate mettant aux prises l’Égypte, au Sud-Ouest, et les grandes puissances de l’Est. Dans ce cadre géopolitique, le pays de Canaan se présente comme une zone tampon entre l’Égypte et les puissances de l’Est du fait de son emplacement géographique stratégique reliant l’Asie à l’Afrique. À cet égard, les auteurs de l’ouvrage intitulé « Les Guerres bibliques » nous rapportent que le pays de Canaan avait fait l’objet d’une invasion égyptienne lors d’une campagne militaire conduite par Uni, le général du pharaon Pépi 1ier, au cours du XXIVème siècle avant Jésus-Christ. En commentant cet évènement qu’ils rapportent à partir d’une inscription sur la tombe du général Uni, les auteurs de l’ouvrage en question nous précisent que « la campagne d’Uni précède de mille ans l’installation des Israélites dans ce qui est devenu la province égyptienne de Canaan. ».

La fin de la domination des koushites sur l’Égypte et la reprise du pouvoir par les égyptiens n’a pas mis fin à la présence des israélites dans le pays mais elle a soumis les fils d’Israël au statut de peuples soumis à l’esclavage sous l’autorité de la XVIIème dynastie égyptienne. Il semble que les fils d’Israël avaient préféré le statut d’esclavage au retour hasardeux au pays de l’Orient, mais, la situation est devenue plus contraignante et plus servile tant pour les fils d’Israël que pour l’ensemble des peuples soumis à l’esclavage entrainant, après coup, des révoltes concomitantes avec l’affaiblissement du pouvoir central de la XIXème dynastie égyptienne.

Dans « Les Guerres bibliques », les auteurs de l’ouvrage présentent la situation des fils d’Israël en Égypte sous ces termes :

« Après cette reconquête [de Canaan par l’Égypte], les tribus hébraïques vivant en Égypte y demeurèrent des étrangers suspects de sympathie avec les derniers Hyksos installés sur des points de résistance en Palestine [lire pays de Canaan] et en Syrie, et de certains autres groupes non égyptiens du Nord. Ils devinrent ce qu’un planificateur militaire du XXème siècle appellerait ‘’ un risque potentiel permanent pour la sécurité’’. »

 À SUIVRE ….

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Livre : Dessine-moi l’athéisme

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Être athée ce n’est pas être anti, ni contre les croyances : simplement les athées n’en tiennent pas compte. Et ma foi ! pourquoi les croyants ne seraient-ils pas aussi discrets que les athées ? Qu’ils croient mais qu’ils nous fichent la paix !

Interrogeant l’athéisme Christiane Frémont questionne les notions de croyance, de création, de preuve, de religion.
Être athée ce n’est pas être anti, ni contre les croyances : simplement les athées n’en tiennent pas compte. Et ma foi ! pourquoi les croyants ne seraient-ils pas aussi discrets que les athées ? Qu’ils croient mais qu’ils nous fichent la paix !
Accessible tant aux collégiens (pourvu qu’ils soient lecteurs) qu’aux lycéens et à leurs parents, Dessine-moi l’athéisme est un livre plus que jamais urgent et nécessaire. L’ouvrage est enrichi des dessins aussi pertinents qu’impertinents de Nono, à qui l’on doit dans la même collection Dessine moi la philo.
Un livre salutaire !

 

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Mahomet, était-il Juif ou Chrétien !?

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Une dichotomie s’installe entre l’image renvoyée par le Coran et l’image renvoyée par la tradition musulmane quant aux interlocuteurs du prophète de l’Islam. La lecture du Coran nous renvoie l’image d’un prophète en continuel dialogue conflictuel avec les Juifs et les Nazoréens (Chrétiens) alors que la lecture de la tradition musulmane nous renvoie l’image d’un prophète envoyé à des Arabes païens et polythéistes et non pas à des Arabes juifs et chrétiens. En présence de telles divergences, le doute finit par s’installer. Qui a donc raison et qui a tort ?

Dans son essence, le Coran fait de la Torah sa cause principale et il réclame son application à la lettre ; il s’en prend sans cesse aux Juifs qui déclinent les lois, les prescriptions, les ordonnances et les décisions judiciaires de la Torah. Ainsi, le Coran accuse les Juifs de travestir les textes bibliques et de déclamer des versets qui ont l’air d’être des versets de la Torah alors qu’ils ne le sont pas selon ses dires. Bref, le Coran s’impose en un défenseur irréductible de la Torah et il nous renvoie, en revanche, l’image d’un prophète plus Juif que les Juifs. Cependant, comment peut-on expliquer qu’un prophète si attaché à la Torah soit enclin à prescrire à ses disciples le Pèlerinage autour de la Ka’ba des païens au lieu du Pèlerinage autour des ruines du Temple de Jérusalem ?

Il n’en est un secret pour personne ! Le Coran fait connaitre Moïse comme principal personnage biblique et il fait connaitre les prescriptions alimentaires bibliques à son auditoire. Pourtant, les Arabes mangent des animaux qui sont proscrits dans la loi de Moïse dont principalement le chameau et le lièvre. En tant que texte législatif, le Coran se réfère constamment à la Torah et à ses prescriptions qui ordonnent des décisions du genre :  » Œil pour œil et dent pour dent  » que l’on connaît ordinairement sous le nom de la loi du Talion. Néanmoins, le Coran n’ordonne jamais à ses disciples l’observance du Sabbat.

À la lumière des renvois coraniques à l’observance de la Torah et de ses prescriptions et au vu du silence des textes coraniques quant à l’observance du Sabbat et d’autres rites juifs, il y a lieu de se demander si Mahomet était un Juif ou non. Les contradictions du Coran semblent nous dire qu’il y a des choses non dites ou des choses omises ou escamotées dans le Coran qui nous empêchent de voir clair dans l’apport que le Coran entendait apporter à la Torah, à la foi juive et aux rites du Judaïsme. Sur ce plan, le Coran laisse ses lecteurs sur leur faim surtout lorsqu’il les surprend en prenant la décision de déclarer les Juifs comme étant « les pires ennemis de ses disciples » tout en affirmant que « les Nazoréens sont les amis les plus proches des affidés mahométans ». Cette déclaration coranique est consignée dans le verset 82 de la Sourate V qui s’énonce en ces termes :

 » Tu trouveras certainement que les Juifs et les associateurs (polythéistes) sont les ennemis les plus acharnés des croyants. Et tu trouveras certes que les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui disent :  » Nous sommes Nazoréens « . C’est qu’il y a parmi eux des prêtres et de moines, et qu’ils ne s’enflent pas d’orgueil. « 

Est-il possible de supposer que l’ire du prophète Mahomet contre les Juifs et la sentence coranique décrétant les Juifs comme étant les ennemis acharnés de ses affidés avaient amené le Coran à s’ouvrir largement sur les Nazoréens que l’on appelle communément les Chrétiens ? Il est difficile de répondre par l’affirmatif mais rien ne nous empêche d’en conclure que le Coran nous y donne l’air de bien s’entendre avec les Nazoréens. Corrélativement, le Coran consacrera deux de ses Sourates les plus longues aux Christianisme. Il s’agit de la Sourate III (La Famille d’Imrân) composée de 200 versets et de la Sourate XIX (Maryam) composée de 98 versets. Mais le mois de miel entre le Coran et les Nazoréen ne va pas faire long feu puisque ces amis les plus proches des affidés mahométans vont vite passer pour des ennemis selon les termes du verset 51 de la Sourate V qui s’énonce comme suit :

 » Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Nazoréens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide pas les gens injustes. « 

Il s’avère à travers la lecture du Coran que le prophète Mahomet n’était ni Juif ni Nazoréen. Il était probablement l’un de ceux que l’on appelle  » les judéo-chrétiens « , ce qui fait référence aux Juifs qui observaient la Torah tout en croyant à Jésus en sa qualité de prophète et non pas en sa qualité de Dieu ou Fils de Dieu. Cette acceptation semble plus plausible pour le moment et nous aurons l’occasion d’y revenir une prochaine fois. Mais ce qui pose un problème pour le moment c’est le fait que le Coran déclare les Nazoréens « des amis les plus proches des affidés mahométans » dans le verset 82 de la Sourate V alors qu’il les avait déjà déclarés comme « ennemis des affidés mahométans » dans le verset 51 de la même Sourate. Est-ce que cette coquille incombe à l’auteur primordial du Coran ou bien à l’une des manipulations ultérieures du texte coranique !

En nous référant cette fois-ci aux dispositions de la Sourate II que nous avons présentée dans un article précédent, nous constatons que le rédacteur primordial de la Sourate Al-Fatiha entendait doter ses disciples d’une prière propre à l’Islam pour se différencier « des égarés » et de « ceux qui encourent la colère du Dieu ». Il aurait élevé sa prière en disant :

« Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Toutes louanges et tous remerciements sont dûs à Allah, Seigneur de ‘Alamîn.

Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

L’Unique Maître du Jour de la rétribution.

C’est Toi [seul] que nous adorons, et c’est de Toi que nous cherchons aide.

Guide-nous vers la voie droite,

la voie de ceux que Tu as comblés de Tes grâces, non pas (la voie) de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés. »

Nous avons constaté dans notre article précédent que  la Sourate Al-Fatiha ne nous dit pas qui sont « les égarés » et qui sont « ceux qui ont encouru la colère d’Allah ». Néanmoins, cette ambiguïté coranique n’est ni fortuite ni unique. Elle n’est pas fortuite dans la mesure où l’on trouve dans le Coran des textes coraniques dépourvus des noms des personnages et des repères géographiques et temporels qui seraient de nature à contextualiser les faits et les événements. Elle n’est pas unique, non plus, dans la mesure où l’on trouve que le Coran ne daigne pas nommer ses adversaires par leurs noms mais, plutôt, par des qualificatifs ou sobriquets du genre :  » les infidèles »,  » les associateurs »,  » les hypocrites »,  » les gens du Livre », etc.

En nous référant à la tradition musulmane, nous constatons que l’exégèse de la Sourate II nous fait savoir que les Juifs sont  » ceux à qui ont encouru la colère de Dieu  » et que les Chrétiens sont ceux qui sont considérés comme  » des égarés « . En partant de ce constat, on est porté à se demander si le Coran tente de nous présenter le prophète Mahomet comme ayant été un Chrétien au début de sa carrière de prédicateur. Le Coran n’a-t-il pas dit dans la Sourate XCIII que son pré-supposément messager Mahomet était égaré lorsqu’il s’adressa à lui en lui disant dans les versets 5 à 6 de la Sourate ce qui suit :

 » Ton Seigneur t’accordera certes [ses faveurs], et alors tu seras satisfait.

Ne t’a-t-il pas trouvé orphelin et Il t’a accueilli ?

Ne t’a-t-il pas trouvé égaré et il t’a guidé ? « 

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Al-Fatiha : Parole humaine ou parole divine !?

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41FTAHZZA0L._SX305_BO1,204,203,200_la Sourate Al-Fatiha s’impose au musulman en tant que parole divine. Pourtant, la lecture attentive de cette Sourate dévoile une parole humaine émanant d’un fidèle s’adressant à Dieu. Le musulman fidèle est tenu de la réciter dix-sept fois par jour. Pourtant, il ne se rend même pas compte qu’il ne s’agit que d’une prière et non pas d’un texte divin car sa récitation de la Sourate Al-Fatiha relève d’un acte de foi et non pas d’une lecture à la loupe. Allah ne peut en aucun cas dire à lui-même : « C’est Toi [seul] que nous adorons, et c’est de Toi que nous cherchons aide. Guide-nous vers la voie droite.» Ce serait une parole insensée. D’autant plus, la lecture attentive de cette Sourate ne fait que révéler quelques-unes des problématiques liées au contenu et aux traits inintelligibles du Coran.

La tradition musulmane place arbitrairement la Sourate Al-Fatiha au début du livre coranique et elle en fait la sourate la plus récitée par les musulmans. Chaque fidèle est tenu de la réciter en position debout avant chacune de de ses dix-sept prosternations qu’il accomplit au cours de ses cinq prières quotidiennes. Pourtant, la tradition musulmane s’abstient d’enseigner à ses fidèles que la Sourate Al-Fatiha n’est, au fond, qu’une version adaptée de la prière juive et de la prière chrétienne.

Le musulman est tenu de garder ses distances vis-à-vis des textes bibliques et des enseignements juifs et chrétiens pour ne pas ébranler sa foi, encourir la colère d’Allah et s’exposer à la désapprobation des siens. La soumission aux dictats de la tradition musulmane devient ainsi un acte de foi et de sagesse sociale qui inhibe toute tentation extérieure à l’Islam et toute tentative de porter son regard sur ce qui se passe de l’autre côté de la rive du monde des religions.

Le Livre de Mathieu nous enseigne dans les versets 9 à 13 de son chapitre VI que c’est Jésus-Christ qui a proposé à ses disciples la prière chrétienne pour se différencier des hypocrites et des gens des nations. Jésus-Christ avait alors demandé à ses disciples de prier ainsi :

« Notre Père dans les cieux, que ton nom soit sanctifié.

Que ton royaume vienne. Que ta volonté se fasse, comme dans le ciel, aussi sur la terre.

Donne-nous aujourd’hui notre pain pour ce jour;

Et remet-nous nos dettes, comme nous aussi avons remis à nos débiteurs.

Et ne nous fais pas enter en tentation, mais délivre-nous du méchant. »

Nous y remarquons que les Chrétiens prient leur Père pour qu’il établisse son royaume sur terre à l’instar de son royaume dans les cieux et qu’ils demandent à leur Père de leur donner leur pain quotidien, de pardonner leurs péchés et de les prémunir contre les tentations du Satan.

Nous remarquons aussi que le verset 5 du chapitre en question ne nous dit pas qui sont les hypocrites auxquels il fait allusion en faisant dire à Jésus-Christ ce qui suit : « Quand vous priez, vous ne devez pas être comme les hypocrites ; parce qu’ils aiment prier debout dans les synagogues et aux coins des grande rues, afin d’être vus des hommes. ». Néanmoins, la lecture des Évangiles nous laisse apprendre que le vocable « les hypocrites » fait allusion aux Pharisiens que les Évangiles préfèrent ne pas daigner les nommer par leur nom de « Pharisiens » mais plutôt par le qualificatif dépréciatif de « Hypocrites ».

De même, nous remarquons que le verset 7 du même chapitre ne nous dit pas non plus qui sont les gens des nations auxquels il fait allusion en faisant dire à Jésus-Christ ce qui suit : « Quand vous priez ne redites pas toujours les mêmes choses, comme font les gens des nations, car ils pensent qu’ils seront entendus parce qu’ils parlent beaucoup. » Néanmoins, la lecture de l’Ancien Testament nous laisse apprendre que le vocable « les gens des Nations » fait allusion aux peuples non juifs.

À son tour, le rédacteur primordial de la Sourate Al-Fatiha entendait doter ses disciples d’une prière propre à l’Islam pour se différencier des égarés et de ceux qui encourent la colère du Dieu. Il aurait élevé sa prière en disant :

« Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Toutes louanges et tous remerciements sont dûs à Allah, Seigneur de ‘Alamîn.

Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

L’Unique Maître du Jour de la rétribution.

C’est Toi [seul] que nous adorons, et c’est de Toi que nous cherchons aide.

Guide-nous vers la voie droite,

la voie de ceux que Tu as comblés de Tes grâces, non pas (la voie) de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés. »

En faisant un parallèle avec la prière chrétienne, nous remarquons que l’auteur primordial de la Sourate Al-Fatiha n’y demande pas le rétablissement du royaume du Dieu sur terre comme le demande Jésus-Christ et ce pour des raisons idéologiques spécifiques à l’Islam, lequel entend ouvrer de son propre-chef pour l’avènement de ce royaume et non pas attendre sa mise en place par la simple volonté aléatoire d’Allah.

Nous y remarquons aussi que l’auteur primordial de la Sourate Al-Fatiha ne demande pas à Dieu de lui donner son pain quotidien. Entendait-il alors l’avoir en recourant aux razzias et aux conquêtes des pays à islamiser !? La tradition semble répondre par l’affirmatif lorsqu’elle attribue au prophète de l’Islam un hadith qui lui fait dire : « Mon javelot est mon gagne-pain ».

Nous remarquons aussi que la Sourate Al-Fatiha ne nous dit pas qui sont « les égarés » et qui sont « ceux qui ont encouru la colère d’Allah ». Il est évident que le Coran ne daigne pas les nommer par leur propre nom laissant le soin aux exégètes et à la tradition musulmane le soin d’éclairer les musulmans qui ne sont pas versés dans les polémiques du Coran. La tradition musulmane nous enseigne que « les égarés » sont les « Nazaréens / les Chrétiens » et que « ceux qui ont encouru la colère d’Allah » sont les Juifs. En fait, les récits coraniques nous révèlent que les Nazaréens et les Juifs sont les principaux adversaires du Coran et non pas les païens et les polythéistes comme nous le laisse croire la tradition musulmane. À vrai dire, rien n’indique dans les récits coraniques que l’histoire du Coran se déroulait dans un climat aussi austère que celui de La Mecque de la péninsule arabique. Les marques d’influence de la tradition musulmane sur le texte coranique nous livrent un Coran fait pour être sciemment inintelligible et soumis aux interprétations de la tradition musulmane.

Naturellement, on peut bien s’interroger sur l’identité de ces gens auxquels la Sourate fait allusion en les qualifiant de « ceux qu’Allah avait comblé de ses bienfaits ». Mais, pour le moins, on s’entend bien, en fin de compte, qu’il s’agit des élus d’Allah qui hériteront et la terre et le paradis éternel. Ces élus d’Allah ne sont que ceux qui prendront plus tard le nom de musulmans. Le Coran avait pris l’habitude de les nommer les « Croyants » selon l’interprétation de la Tradition musulmane ou « affidés » selon l’interprétation de Alfred-Louis De Prémare dans « Les fondations de l’Islam ». C’est là l’un des aspects linguistiques problématiques du Coran qui devient interpelant lorsqu’on apprend dans le verset 23 de la sourate LIX [l’Exode] qu’Allah est un « Croyant » si l’on traduit le mot arabe à la lettre. Or Allah ne peut être perçu comme un « Croyant » ! En fait, le Coran a la particularité d’utiliser un même vocable dans plusieurs situations et dans des significations différentes sans fournir la moindre explication à son lecteur. Ainsi, le Coran utilise le vocable « livre » dans des situations et dans des sens différents au point de laisser son lecteur dans le désarroi.

En rapport avec la problématique linguistique, rappelons que les auteurs et exégètes du Coran ont injustement traduit « les gens des nations » évoqués plus haut dans le verset biblique par le vocable « les illettrés », ce qui révèle une défaillance coraniquequant à la traduction de certains mots et concepts empruntés de l’hébreu et d’autres langues influentes de la place. La Sourate Al-Fatiha nous en donne un exemple dans son deuxième verset qui qualifie Allah de Seigneur de ‘Alamîn sachant que le vocable « ‘Alamîn » n’émane pas de la langue arabe et qu’Il est un « nom au pluriel » emprunté de l’hébreu dans la forme du pluriel qui porte le suffixe « îm ». Comme à l’accoutumée, le fidèle musulman récite la Sourate Al-Fatiha sans s’en rendre compte et sans se poser de questions sur l’arabité du vocable « ‘Alamîn ». De même, rappelons-le encore une fois, le fidèle musulman récite la Sourate Al-Fatiha en la considérant comme une parole divine alors qu’il ne s’agit que d’une prière que le musulman élève à l’intention d’Allah. Le fidèle musulman ne s’en rend pas compte car il fait de la récitation un acte de foi et non pas un acte de lecture attentive et interrogative. La foi devient un voile qui éclipse la raison !

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Le Coran : fait pour être sciemment inintelligible !

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51aaeGCvfhL._SX331_BO1,204,203,200_Le coran dégage l’image d’un texte fait pour être sciemment inintelligible et forcément soumis à l’autorité des exégètes. Outre son langage ardu, son style archaïque et ses techniques rédactionnelles déroutantes, le Coran s’empêche de mettre son lecteur dans le contexte du récit renforçant ainsi la prépondérance de l’exégèse sur le texte coranique.

Sauf exceptions, le Coran ne fournit pas l’effort de situer son lecteur dans le contexte du récit coranique. Très souvent, le Coran ne fournit à son lecteur ni les noms des personnages mis en avant dans la scène, ni le contexte historique de l’évènement, ni l’espace géographique de l’action.

Naturellement, la récurrence de telles omissions dans le texte coranique est de nature à susciter des doutes quant à l’intention de l’autorité qui était derrière la contexture finale du Coran. Nonobstant la stylistique du texte coranique qui ne met pas toujours une frontière toute nette entre la fiction et le réel, il est difficile de supposer que l’auteur du Coran aurait préféré taire les noms de ses personnages et occulter les dates de l’évènement et les noms des endroits où se déroulait la scène de son récit. En revanche, il serait plus pondéré de se demander si les indications susmentionnées auraient été omises par l’auteur initial du Coran ou escamotées par l’auteur finale du texte coranique.

Pour comprendre le Coran, le lecteur se trouve, de facto, obligé de recourir à l’exégèse musulmane. Se faisant, le lecteur se soumet beaucoup plus à la volonté de l’exégète musulman qu’à la volonté de l’auteur initiale du Coran puisque le Coran se donne l’image d’un livre inintelligible et décontextualisé.

Placé devant l’embarras du choix entre un texte coranique abscons et décontextualisé et une exégèse du genre prêt-à-porter, le lecteur musulman a tendance à renoncer à la lecture du Coran et à jeter son dévolu sur l’exégèse. Dans ce contexte, l’exégèse musulmane prend de l’emprise tant sur le musulman que sur le Coran lui-même. Dès lors, il y a lieu de se demander pourquoi la tradition musulmane sunnite érige le livre de Sahih al-Boukhari au rang du deuxième livre sacré de l’Islam. De même, il serait légitime de se poser des questions sur les mobiles et les intentions de l’autorité qui aurait été derrière la rédaction de Sahih al-Boukahari par un musulman non arabe qui est né deux siècles environ après le décès du prophète de l’Islam.

Indubitablement, l’interposition de l’exégèse musulmane entre le Coran et le lecteur du texte coranique serait de nature à influencer la lecture du lecteur du Coran et à imposer au lecteur l’interprétation sunnite du texte coranique. Il va sans dire que l’interprétation chiite influencerait à son tour la lecture du lecteur du Coran conformément à la volonté de l’autorité qui se place derrière la version chiite.

Pour être plus concret, prenons pour exemple le verset 31 de la Sourate XLIII (Az-zoukhrouf) dans lequel des personnages non identifiés par le Coran dirent : « Pourquoi n’a-t-on pas fait descendre ce Coran sur un haut personnage de l’une des deux cités? ». Un lecteur non obnubilé par l’interprétation donnée à ce texte coranique par l’exégèse musulmane va constater que le verset en question n’identifie ni les personnages qui posent la question ni le personnage qui fait l’objet de la question. Pareillement, le lecteur constatera que le verset en question s’abstient d’identifier les cités évoquées dans le Coran.

En recourant à l’exégèse musulmane, le lecteur du Coran apprendra qu’il s’agit de La Mecque et de la ville de Taëf [qui se situe à une soixantaine de kilomètres de La Mecque]. Mais, ne serait-il pas légitime de mettre à l’épreuve l’interprétation donnée au verset en question par l’exégèse musulmane ? Pourquoi ne s’agirait-il pas de Jérusalem et de la ville de Samarie, par exemple?

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Le Coran : un vocabulaire ardu !

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Comparé à la Bible, le Coran s’apprête difficilement à la lecture et à la compréhension. C’est un livre d’un abord difficile par rapport à la Bible. Il est le livre sacré qui s’apprête beaucoup plus à la récitation et à la déclamation qu’à la lecture et la compréhension.

En lisant la Genèse faite de cinquante chapitres, le lecteur ordinaire peut comprendre aisément de quoi il s’agit. Ainsi, la Genèse dévoile à son lecteur un roman attrayant qui raconte l’histoire des fondateurs de la religion israélite. Elle lui offre l’occasion de voyager dans l’espace et dans le temps tout en appréciant les légendes bibliques couvrant les périodes de la haute Antiquité allant de la création d’Adam jusqu’à l’installation de Jacob et l’ensemble de sa maisonnée en Égypte.

En revanche, qui pourrait donc comprendre et apprécier la Sourate des Coursiers constituée des onze versets cités ci-après :

  1. Par les coursiers qui halètent.
  2. qui font jaillir des étincelles
  3. et qui attaquent au matin ;
  4. qui font ainsi voler la poussière
  5. et pénètrent au centre de la troupe ennemie.
  6. L’homme est, certes, ingrat envers son Seigneur ;
  7. et pourtant, il est certes témoins de cela ;
  8. et pour l’amour des richesses il est certes ardent.
  9. Ne sait-il donc pas que lorsque ce qui est dans les tombes sera bouleversé,
  10. et que sera dévoilé ce qui est dans les poitrines,
  11. ce jour-là, certes, leur Seigneur sera Parfaitement Connaisseur de ce qui les concerne ?

À vrai dire, les onze versés précités sont beaucoup moins difficiles à comprendre en français qu’en arabe. Le traducteur de l’arabe vers le français a certainement tenté de faire de tout son mieux pour rendre les mots de la Sourate des Coursiers plus accessibles et plus intelligibles en français qu’en arabe coranique.

D’emblée, le lecteur du Coran en arabe bute sur la difficulté du langage usité. Même le recours au dictionnaire n’aplanit pas aisément les difficultés qu’éprouve le lecteur des textes coraniques. Quant à l’exégèse, elle donne l’impression qu’elle est faite de façon à laisser le lecteur sur sa faim. Souvent, pour le même vocable, l’exégète présente à son lecteur une panoplie d’explications divergentes attribuées chacune à l’un des anciens transmetteurs présumés de la tradition musulmane.

Pour être plus concret, prenons pour exemple le deuxième verset de la Sourate CXII constitué des deux mots cités ci-après : Allah Assamad (الله الصمد). L’exégèse musulmane donne plusieurs interprétations au vocable « Assamad ». Nous vous produisons ci-après la traduction de quatre d’entre elles :

  • 1: Allah l’éternel
  • 2: Allah (celui qui ne mange pas et ne défèque pas)
  • 3: Allah qui ne boit pas et ne mange pas
  • 4: Allah qui ne procrée pas et qui n’a pas été procréé

De telles divergences dans l’explication d’un même vocable coranique sont de nature à générer de la frustration et le désarroi du lecteur du Coran. Elles sont également de nature à porter un discrédit à l’exégèse musulmane et à ses sources d’information. Il y a donc lieu de se poser une question de taille : Est-ce le prophète de l’Islam comprenait le vocabulaire difficile du Coran ? Dans l’affirmatif, il y a lieu de se demander pourquoi les disciples du prophète de l’Islam divergent-ils au sujet de la signification à donner à un même vocable coranique?

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Arabie Saoudite : violence au nom de la religion !

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La répression des droits de l’homme ne montre aucun signe de fléchissement en Arabie Saoudite, indique un communiqué d’Amnesty International, à la suite de l’arrestation de deux militantes des droits de l’homme : Samar Badawi et Nassima Al Sada.

Ces deux militantes des droits de l’homme en Arabie sont interdites de voyager et elles sont, toutes les deux, régulièrement prises pour cibles et harcelées en raison de leurs activités en faveur des droits de l’homme, précise le communiqué d’Amnesty International.

Nassima al Sada défend les droits de la femme et ceux de la minorité chiite. Elle réclame le droit de conduire pour les femmes et elle demande l’abolition du système répressif de la tutelle masculine sur les femmes.

Quant à Samar Badawi, elle est la sœur du jeune blogueur Raif Badawi. Celui-ci a été condamné à 1000 coups de fouet et 10 ans de prison pour avoir créé un site Internet dédié au débat public. Il a été arrêté en 2012 et il a été condamné parce qu’il a écrit que musulmans, chrétiens, juifs et athées sont tous égaux. Son discours déplaît aux religieux et aux hommes politiques en Arabie Saoudite.

« 1000 coups de fouet: Parce que j’ai osé parler librement » est un livre qui fait entendre la voix de Raif Badawi et de sa femme installée au Canada. Ce livre nous dévoile le jeune blogueur saoudien et ses positions pour la séparation entre la Religion et l’État.

Raif Badawi y évoque le risque encouru pour toute créativité dans un climat d’aveuglement et il s’insurge contre le rôle néfaste d’un Islam perverti. Le jeune blogueur saoudien est devenu aujourd’hui une icône de lutte contre la violence au nom de la religion.

« 1000 coups de fouet: Parce que j’ai osé parler librement» est un livre qui révèle le danger qu’encourt la liberté d’expression et la liberté de culte en Arabie Saoudite.

L’ensemble des bénéfices de ce livre est reversé à l’auteur pour assurer sa défense. Ce livre est édité avec le soutien d’Amnesty International. Vous pouvez découvrir cet ouvrage chez Amazon en cliquant sur l’image ci-après :

BONNE LECTURE !

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MOÏSE ET LE JARDIN D’ÉDEN (1/4)

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La Torah ouvre le bal avec le mythe du Jardin d’Éden qui débouche, à son tour, sur le mythe de « la Terre promise » et qui aboutit par la suite à l’épopée de l’exode et à la conquête du « Jardin d’Éden ».

Le mythe du Jardin d’Éden et celui de « la Terre promise » se confondent et se révèlent donc au cœur même de la Torah tout en demeurant intimement liés au destin et au salut des fils d’Israël dans le cadre du mythe d’une alliance qui fait du peuple élu l’armée terrestre du Dieu d’Israël en juxtaposition avec l’armée céleste du Dieu.

La sortie des fils d’Israël de l’Égypte vers la « Jardin d’Éden » a servi de prétexte à la tradition israélite pour attribuer à Moïse la paternité la Torah qui laisse entrevoir des liens mystérieux entre le mythe du Jardin d’Éden et celui de « la Terre promise ». En fait, les liens entre ces deux mythes bibliques ne sont perceptibles qu’à travers une lecture minutieuse des livres de la Torah qui mettent en avant la scène du Jardin d’Éden pour passer, par la suite, de l’épisode des patriarches transmetteurs du mythe de l’héritage de la terre promise à l’épisode de la constitution d’une armée de Dieu qui vise la récupération de « la Terre promise » renaissant des cendres du Jardin d’Éden.

Pour mieux dissiper les camouflages des textes bibliques et se donner les moyens d’élucider les talismans du hiatus intercalé entre le mythe du Jardin d’Éden et celui de « la Terre promise » dans la Torah, nous nous proposons de situer l’épisode de l’exode du peuple d’Israël dans son contexte historique et géopolitique. Cette démarche nous permettra de trouver une plateforme commune qui situerait aussi bien le Jardin d’Éden que la Terre promise et l’exode du peuple d’Israël dans un même espace géographique.

Historiquement parlant, l’immigration des fils d’Israël en Égypte s’inscrivait dans le cadre de l’invasion de l’Égypte, au cours du XVIIIème siècle avant Jésus Christ, par les Koushites communément connus sous le nom des Hyksos ou des Rois-pasteurs ou encore les Orientaux originaires de l’Asie occidentale. Les Hyksos sont des orientaux qui « se sont concentrés dans leur majorité, dès la plus haute antiquité, sur la rive occidentale et méridionale du golfe persique ». Ces orientaux constitués d’un groupement hétérogène de peuplades nomades se sont dirigés de l’Orient vers l’Ouest à destination de l’Égypte ruinant ainsi tous les pays qui se trouvaient sur leur chemin. Ils ont ainsi occupé la Syrie et le pays de Canaan au moment où l’Égypte sombrait dans le chaos de la guerre civile. Les auteurs du livre intitulé « Les Guerres Bibliques » nous apprennent, de leur côté, que « Les Hyksos avaient conquis l’Égypte en employant pour la première fois et sur une grande échelle le char de combat. »

Dans leurs souvenirs, les égyptiens gardaient des Hyksos l’image de peuplades nomades qu’ils qualifiaient de « barbares », de « voleurs » et de « pillards » aussi nombreux que les sauterelles. Nous aurons l’occasion d’évoquer la notion de l’Orient et des Orientaux en rapport avec le mythe du Jardin d’Éden et celui de la Terre promise. Mais retenons pour le moment que l’image peu reluisante que se faisaient les égyptiens des Hyksos venant de l’Orient est, curieusement, la même image que se feraient les fils d’Israël des orientaux qui les attaquèrent aux temps de Juges.

En maintenant la pression sur l’Égypte, les Hyksos finirent par envahir la Basse-Égypte et élire Memphis comme capitale à l’entrée stratégique du Delta du Nil. Cependant, comme le note Gaston Maspero, les Hyksos devaient faire face, d’un côté, aux conquérants élamites de la Chaldée et aux convoitises des Cananéens stationnées en Syrie au nord du Delta du Nil et, d’un autre côté, aux princes du royaume de Thèbes qui ont organisé la résistance au Sud de Égypte.

Les Élamites et les Cananéens cités par Gaston Maspero dans ce conflit géopolitique de la haute antiquité entre l’Orient et l’Occident du monde antique présentent un intérêt qui ne manque pas d’importance pour notre exploration des mythes fondateurs du Jardin d’Éden et de la Terre promise. Dans cette perspective, nous aurons l’occasion d’évoquer Élam dans le cadre de la guerre des neufs rois au cours de laquelle le patriarche Abrahama joué un rôle héroïque qui lui a valu la bénédiction de Melchisédech, le roi de Salem et prêtre du Dieu Très-Haut. Abraham y aurait joué le rôle d’un allié aux Hyksos contre les cananéens et les Élamites au cours de cette période de l’histoire de la haute antiquité.

De leur côté, les Hyksos ont favorisé l’immigration des sémites au pays de Canaan et en Égypte pour maintenir et renforcer leur pouvoir sur l’ensemble des territoires conquis. Les auteurs du livre intitulé « Les Guerres Bibliques » nous apprennent à cet effet que :

« Pour conserver leur emprise aussi bien sur l’Égypte que sur la zone de passage de la Palestine qui leur permettait le contact avec leurs cousins de la Syrie et de l’Asie Mineure, ils encouragèrent l’implantation des dits peuples cousins à la fois en Égypte et en Palestine. »

À SUIVRE ….

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Livre : « La Bible : mythe et réalités »

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Les mythes de la Bible sont tellement ressassés au point que la plupart des gens les prennent pour une réalité. Souvent, la foi aveugle les croyants et les empêche de voir la vérité ou, du moins, la foi les empêche d’envisager une autre approche que celle dont ils se sont habitués. C’est le phénomène du confort dans les habitudes !

Une fois, j’ai été en train d’échanger avec deux membres des Témoins de Jéhovah. L’un de mes deux interlocuteurs a essayé de mettre en avant le vrai nom du Dieu. Pour lui, Jéhovah est le vrai nom du Dieu.  Et c’est pourquoi les membres de la congrégation se considèrent des Témoins de Jéhovah.

Personnellement, j’ai appris à étudier la Bible avec les Témoins de Jéhovah. Cela m’a permis d’apprécier leur attachement à l’étude de la Bible. Cela m’a également permis de mieux comprendre le Coran. Mais, en abordant la question du vrai nom du Dieu, mes interlocuteurs ne pouvaient pas imaginer que Dieu avait et a encore plusieurs noms. Par exemple, pour certains chrétiens Dieu est Elohim, pour d’autres il est Jéhovah.

En’Islam, Dieu est nommé dans le Coran tantôt Allah et tantôt Arrahmane (Le Miséricordieux). Le Coran ne semble ressentir aucun complexe à ce niveau et il le fait savoir à ses premiers auditeurs perdus dans leur choix entre deux noms d’un supposé même Dieu. Il leur dit donc dans le verset 110 de la Sourate XVII : « Dis : « Invoquez Allah ou invoquez le Tout Miséricordieux. Quel que soit le nom par lequel vous L’appelez, Il a les plus beaux noms ». C’est poétique, n’est-ce pas !?  Mais, est-ce convaincant !?


Lorsque j’ai expliqué à mes interlocuteurs que, souvent, la foi empêche le croyant de voir la vérité sous une autre facette, je me suis rendu compte que ma façon de voir les choses semblait un peu trop gênante. En tant qu’élève apprenti de la Bible chez les Témoins de Jéhovah, j’ai bien compris que le Dieu primitif de la Bible s’appelait El et que ce nom divin se trouve intégré, souvent sous forme de suffixe, dans de nombreux noms de lieux [Bethel, Israël, Yizréel, etc.] et de personnages bibliques [Ismaël, Gabriel, Raphaël, etc.].

J’ai expliqué à mes deux interlocuteurs que le phénomène en question ne s’applique pas uniquement aux Témoins de Jéhovah mais à tous ceux et celles qui s’empêchent de changer leurs lunettes de lecture. Les musulmans n’échappent surtout pas à la règle. Le doute, le questionnement et la mise à l’épreuve des mythes bibliques est une approche désapprouvée dans le contexte du croyant.  

Il va sans dire que notre environnement nous impose les mythes bibliques au point que nous les admettons sans coup férir. La Bible en parle, les synagogues, les églises et les mosquées en parlent. Les prédicateurs en parlent. Les radios et les télévisions en parlent. Les tableaux, les sculptures et les œuvres d’art en parlent. De ce fait, ces mythes deviennent des réalités, des évidences.

Pour découvrir ces mythes et les dénuder, il faut apprendre à poser des questions et se doter de nouvelles lunettes de lecture des textes bibliques et coraniques. Pour mieux apprendre, il importe de poser des questions du genre : Abraham, Joseph et Moïse ont-ils vraiment existé ?

Le livre intitulé « BIBLE MYTHES ET RÉALITÉS T01 (LA) : LA BIBLE ET L’HISTOIRE D’ISRAËL DES ORIGINES À MOÏSE » est l’un des ouvrages les plus indiqués pour mieux appréhender la Bible et ces mythes autrement. C’est dans le cadre de mes recherches et mes réflexions autour du Mythe du paradis que je suis tombé sur cet ouvrage de référence au même titre qu’un autre ouvrage intitulé « Les Mythes de la Bible ». Mon thème de recherche étant : « Les figures bibliques sur les traces du mythe du Jardin d’Éden ».

Le lecteur peut découvrir dans « BIBLE MYTHES ET RÉALITÉS T01 (LA) : LA BIBLE ET L’HISTOIRE D’ISRAËL DES ORIGINES À MOÏSE » une nouvelle approche de lecture de la Bible. Il se donne le loisir de s’interroger non seulement sur les mythes de la Bible mais également sur la Bible elle-même et ses personnages comme Abraham, Isaac, Jacob et Moïse. Il se pose également des questions sur Dieu lui-même.

Dans ces recherches des éléments de réponse, « BIBLE MYTHES ET RÉALITÉS T01 (LA) : LA BIBLE ET L’HISTOIRE D’ISRAËL DES ORIGINES À MOÏSE» fait recours à différentes disciplines. En le suivant dans son cheminement, le lecteur apprendra beaucoup sur la Bible en interaction avec l’histoire, les cultures environnantes et les langues en vogue dans le temps. Le lecteur saura apprécier les questionnements et les réflexions autour des mythes et des personnages bibliques. La relecture de l’histoire du peuple d’Israël permettra de jeter des lumières sur le polythéisme en rapport avec les Hébreux.« BIBLE MYTHES ET RÉALITÉS T01 (LA) : LA BIBLE ET L’HISTOIRE D’ISRAËL DES ORIGINES À MOÏSE » est un ouvrage de référence que je recommande à ceux et celles qui désirent apprendre à la lire les mythes et les récits bibliques différemment. Pour pouvez découvrir cet ouvrage de Guy Rachet chez Amazon en cliquant sur l’image ci-après:


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Figures bibliques sur les traces du Jardin d’Éden (Introduction)

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Les fils d’Israël ont inventé Adam et le mythe du Jardin d’Éden pour préfigurer leur terre promise, terre de rêve imaginée comme étant un pays bon, vaste, ruisselant de lait et de miel et offrant des récoltes agricoles, des grenades, des figues, des grappes de raisins et des fruits mûrs en abondance.

Les versets 7 à 9 du chapitre VIII de Deutéronome font parler Dieu en lui faisant promettre au peuple d’Israël « un pays de blé, d’orge et de vignes, de figues et de grenades, un pays d’olives [riche en] huile miel, un pays où il ne manquera de rien ».

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NB : Une ressemblance notable entre le verset 11 de la Sourate XVI (Les Abeilles) et le versets 8 du chapitre VIII de Deutéronome 

Dans ce pays paradisiaque, les grappes de raisin sont incroyablement d’une taille monumentale. Pour nous en convaincre, la Bible nous raconte qu’une grappe attachée à un sarment avait mobilisé deux espions israélites pour la porter au moyen d’une barre au terme d’une mission des douze espions envoyés par Moïse aux fins d’explorer le pays de Canaan pendant une saison de fruits.

Outre le mythe du paradis d’Adam, les fils d’Israël ont inventé le mythe du grand déluge biblique pour faire disparaître les traces du Jardin d’Éden et l’effacer de la mémoire des êtres humains à la suite du péché éternel attribué à Adam. Ils se sont considérés par la suite héritiers du Jardin d’Éden en inventant le mythe de la terre promise.

À la lecture de la Bible, nous pouvons constater que le « Jardin d’Éden » qui présageait pour Adam et Ève une éternelle vie paradisiaque en compagnie de Dieu s’est prématurément et dramatiquement transformé en un théâtre de rébellion, de péchés, de méchanceté et d’anarchie.

Dans une première étape, Adam et Ève commettent un péché en mangeant de « l’arbre de la connaissance » sous instigation du Satan, le serpent. Mis à l’épreuve, Dieu perdit contenance et décida d’exclure Adam et Ève du « Jardin d’Éden » et de leur infliger la perte de la vie éternelle qui était jusqu’au là à portée de leur main. Beaucoup plus tard, les anges se sont rebellés à leur façon en prenant les filles de l’homme pour femmes et leur rébellion a perduré longtemps laissant sur son sillage une abondance de la méchanceté causée par leurs descendants, les « Nephilim » qui sont des géants méchants et rebelles. Mis à l’épreuve, encore une fois, Dieu décida alors de prendre les mesures coercitives qui s’imposent afin de remettre de l’ordre dans sa maisonnée.

Dans une seconde étape, Dieu regretta d’avoir fait les hommes sur la terre et se résout à réagir aux agissements des Nephilim[1] et à l’abondance de leur méchanceté sur la terre en décrétant « le Grand Déluge » qui mit fin au mythe du « Jardin d’Éden » et laisse la voie libre à une nouvelle expérience du Dieu avec une nouvelle communauté humaine constitué de Noé et de sa famille.

Après un long processus de procréation des êtres humains, de leur développement démographique et de leur constitution en peuples et nations disséminés à travers l’étendue de la géographie du monde antique, Dieu décida d’adopter Israël comme fils ainé et il envoya Moïse au Pharaon pour le lui signifier et lui demander de libérer les fils d’Israël pour aller servir leur Dieu[2]. Celui-ci fit des fils d’Israël son peuple élu, il leur donne la « Terre Promise » qui nous rappelle le « Jardin d’Éden » que Dieu avait noyé dans les eaux du « Grand Déluge ».

L’héritage de la terre sainte ne s’est malheureusement pas fait pacifiquement comme on pourrait l’espérer du Dieu de l’univers. Il s’est fait plutôt dans le feu et le sang. Pour entrer en possession de cette terre sacrée, les fils d’Israël ont fait du Dieu leur chef de guerre et ils ont inventé les figures bibliques pour les mettre sur les traces de ce Jardin perdu dont l’éclat paradisiaque avait disparu après le grand déluge biblique. Ils ont fait de la Bible un document hagiographique fait d’écritures saintes décrivant la genèse des patriarches d’Israël depuis Adam et retraçant la formation de la nation israélite au milieu des autres nations du monde antique

L’armée de Dieu s’est mise en branle pour déloger les squatters du Jardin d’Éden qui sont décrits par la Bible comme étant des peuples faits d’hommes forts et de géants. C’est ce que confirmèrent les douze espions de Moïse qui ont exploré les pays de Canaan pendant quarante jours et qui ont apporté avec eux, à leur retour, les grenades, les figues, les fruits mûrs du pays et le sarment à une seule grappe de raisin. « Nous y avons vu les Nephilim, les fils d’Anaq, qui sont d’entre les Nephilim ; si bien que nous sommes devenus à nos yeux comme des sauterelles, et tels sommes-nous devenus à leurs yeux », disaient les douze espions de Moïse aux membres de l’assemblée des fils d’Israël selon le récit du verset 33 du chapitre XIII des Nombres. À travers les deux premiers versets du chapitre VII de Deutéronome, nous apprenons que Dieu s’adressa à la nation d’Israël avant son entrée dans la terre promise en lui signifiant qu’il devra déloger sept nations plus populeuses et plus fortes que le peuple d’Israël, à savoir : les Hittites, les Guirgashites, les Amorites, les Cananéens, les Perizzites, les Hivites et les Yebousites.

Le verset 29 du chapitre XIII du livre des nombres nous raconte que « les Amaléqites habitent dans le pays du Négueb ; les Hittites, les Yebousites et les Amorites habitent dans la région montagneuse ; les Cananéens habitent près de la mer et sur le bord du Jourdain. ». Ces peuples sont non seulement décrits dans la Bible comme étant constitués de géants et d’hommes forts d’une taille extraordinaire mais également et surtout comme des peuples méchants et impurs voués à la destruction en vertu d’une décision décrétée par le Dieu d’Israël. C’est Dieu lui-même qui l’annonce au peuple d’Israël au jour de la traversée du Jourdain. Le chapitre IX de Deutéronome reprend cette parole divine en ces termes :

« Entends, ô Israël ! Tu traverses aujourd’hui le Jourdain pour entrer et déposséder des nations plus grandes et plus fortes que toi, des villes grandes et fortifiées jusqu’aux cieux, un peuple grand et de haute taille, les fils d’Anaqim[3], dont tu as su et dont tu as entendu dire : ‘ Qui peut résister devant les fils d’Anaq ?’. Tu sais bien aujourd’hui que Jéhovah ton Dieu traverse devant toi. C’est un feu dévorant. Il les anéantira, et il les soumettra lui-même devant toi ; tu devras les déposséder et les détruire rapidement, comme Jéhovah te l’as dit. Ne te dit pas ceci dans ton cœur, lorsque Jéhovah ton Dieu les repoussera de devant toi : ‘C’est à cause de ma propre justice que Jéhovah m’a fait entrer pour prendre possession de ce pays ; en fait, c’est à cause de la méchanceté de ces nations que Jéhovah ton Dieu les chasse de devant toi, et afin de réaliser la parole que Jéhovah a jurée à tes ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob. ».

On retrouvera le même son de cloche dans de nombreux versets des livres bibliques qui relatent la conquête du pays de Canaan. Nous en prendrons pour exemple les versets 17 et 18 du chapitre XX de Deutéronome où Dieu donne la liste nominative des peuples à exterminer en disant : « Il faut absolument que tu les voues à la destruction : les Hittites et les Amorites, les Cananéens et les Périzzites, les Hivites et les Yebousites, comme Jéhovah ton Dieu te l’a ordonné ; afin qu’ils ne vous enseignent pas à faire selon toutes choses détestables, celles qu’ils ont faites pour leurs dieux, et que vous ne prêchiez bel et bien contre Jéhovah votre Dieu ».

Tout au long de leur épopée biblique, les fils d’Israël se sont donné l’image d’une nation sainte et se sont constitués en une armée de Dieu destinée à occuper une terre sainte que ce même Dieu avait promis de la donner en héritage à leurs ancêtres Abraham, Isaac et Jacob. Au fond, il ne s’agissait que du mythique du Jardin d’Éden dont Adam a été débouté à la suite de mythique péché universel. Le texte biblique ne nous le dit pas de façon claire et sincère mais il nous livre des indices que nous tenons à reconstituer à travers les mythes et les personnages bibliques pour faire le lien entre le mythe de la terre promise et le mythe du Jardin d’Éden.

Le « Jardin d’Éden » révélé dans la Bible demeure donc un grand mystère et une énigme que nous nous proposons de démythifier et de déchiffrer à partir des données bibliques elles-mêmes. Notre effort se consacrera à la recherche de renseignements, au recoupement des informations et au décodage, le cas échéant, pour mettre en relief les liens entre le « Jardin d’Éden » d’Adam et Ève et la « Terre Promise » aux fils d’Israël. En suivant les pistes et les indices bibliques, nous nous rendrons compte que les prophètes bibliques et les théologiens connaissent cette vérité scripturaire et l’expriment en un langage ésotérique à travers leurs discours herméneutiques.

[1] Genèse, chapitre VI, verset 4.

[2] Exode, chapitre IV, versets 22 et 23.

[3] Anaqim est le pluriel d’Anaq ; le suffixe « im » transforme le singulier en pluriel dans le langage hébreu.

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Le jeûne n’est pas prescrit dans les dix commandements

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Le Dieu de Moïse n’a pas prescrit le jeûne [le Ramadan] aux Israélites dans les dix commandements consignés sur les deux tablettes du Témoignage que l’on retrouve à répétition dans deux Livres bibliques, à savoir l’Exode et le Deutéronome. Pourtant, Allah dit dans le Coran que le jeûne a été prescrit aux mahométans en précisant que ce jeûne a été également prescrit à ceux [les communautés religieuses] qui les ont précédés. Le verset 183 de la Sourate II, dite Sourate de la Vache, ne nous donne pas l’information nécessaire et suffisante pour comprendre son énoncé.

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Deutéronome : chapitre XXXIV, verset 28.

À la lecture de ce verset laconique et fort allusif, nous pouvons comprendre que le message d’Allah y est adressé directement aux mahométans et disciples du prophète Muhammad puisqu’il y est dit : « Ô vous qui croyez ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, afin que vous soyez des pieux ».

Dans ce cas de figure, Il y a lieu de s’interroger sur les formes et les canaux de communication à travers lesquels Allah s’adressait à la masse de la communauté des premiers musulmans. À vrai dire, le Coran ne nous donne aucune information qui puisse nous instruire à ce sujet.

Envisagé sous un autre angle, le verset 183 de la Sourate II nous laisse supposer que les pionniers de la communauté musulmanes devaient parfaitement comprendre à quoi Allah faisait allusion dans ce verset coranique. La formulation allusive et non explicative de ce verset nous laisse ainsi supposer que les premiers mahométans étaient des affidés convertis du Judaïsme et /ou du Christianisme vers la nouvelle foi et qu’ils étaient, à ce titre, déjà habitués à observer le jeûne dans le cadre des prescriptions de leur religion d’origine.

Cette hypothèse s’avèrerait recevable dans la mesure où le Coran lui-même ne reflète pas de résistance notable de la part de la première communauté des mahométans. Les prescriptions coraniques qui posaient des problèmes et qui buttaient sur la résistance des premiers allocutaires du Coran sont celles que le Coran ne cesse de répéter à satiété. Il s’agit essentiellement de trois éléments suivants : la croyance en l’au-delà, la croyance en Jésus Christ en tant que prophète et la prière.

En nous basant sur cette hypothèse, nous pouvons présumer que le Coran savait pertinemment que le Dieu des Israélites n’a pas prescrit le jeûne dans les dix commandements de Moïse.  Il savait également que Jésus Christ n’avait pas prescrit le jeûne à ses disciples. Et c’est fort probablement la raison pour laquelle Allah ne dit pas clairement dans le Coran que c’était lui-même qui avait prescrit le jeûne aux Israélites et aux Chrétiens. Allah semble dire que la prescription du jeûne n’émane pas de lui puisqu’il préféré utiliser le « On » ou lieu de « Je » qui engage Dieu ou le « Nous » de majesté qu’Allah utilise en sa qualité de locuteur dans le Coran.

Nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge puisque le Coran nous laisse sur notre faim et ne satisfait pas notre curiosité. Si les premiers membres de la communauté mahométane pouvaient comprendre les allusions du Coran c’est fort probablement parce que le Coran partageait le même background culturel, cultuel et scripturaire avec cette communauté.

Pour mieux comprendre le Coran, il nous faudra fouiller autant que faire se peut dans les écritures bibliques, voire même dans d’autres sources scripturaires liées aux quatre autres religions auxquelles le Coran fait allusion. C’est une partie remise !

En attendant, le verset 28 du chapitre XXXIV de l’Exode pourra-t-il nous aider à mieux comprendre le message laconique et allusive du verset 183 de la Sourate II qui s’adresse aux premiers mahométans en leur disant : « Ô vous qui croyez ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, afin que vous soyez des pieux ».

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Le Ramadan a-t-il été prescrit ?

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Est-il vrai que le jeûne [ le Ramadan ] a été prescrit à d’autres [communautés] avant qu’il ne soit prescrit aux mahométans comme l’énonce le verset 183 de la Sourate II, dite Sourate de la Vache?

La lecture de la Bible ne nous dit pas que Dieu avait prescrit le jeûne aux fils d’Israël ! De même, la lecture des Évangiles ne nous dit pas, non plus, que Dieu a prescrit le jeûne aux chrétiens ! D’où vient alors l’allégation du Coran!?

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 » Ô vous qui croyez ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, afin que vous soyez des pieux « , Sourate de la Vache : II, 183.

Le Coran est souvent obscur dans ses propos. Il avance un énoncé mais il n’explique pas assez bien ce qu’il énonce. Le Coran ne nous dit pas à qui le jeûne a été prescrit avant que ce jeûne soit prescrit aux adeptes du prophète Muhammad. Était-il prescrit aux Israélites ? Était-il prescrit aux Nazaréens ? Était-il prescrit aux Sabéens ? Était-il prescrit aux Zoroastriens ? Remarquons à ce niveau que le Coran ne reconnaît guère « les Chrétiens » et il y a lieu de se demander pourquoi ?

De même, le Coran ne nous dit pas qui a prescrit le jeûne. Est-ce Allah qui a prescrit le jeûne ? Si c’est bien le cas, il y a lieu de se demander pourquoi Allah ne nous le dit pas clairement dans le Coran ? Par exemple, Allah aurait pu dire dans le Coran :  » J’ai prescrit le jeûne au prophète Muhammad et à ses adeptes comme Je l’ai prescrit aux adeptes de Moïse et aux adeptes de Jésus Christ « . Qui a alors prescrit le jeûne, comment, à qui, et pourquoi !? Le Coran nous laisse sur notre faim.

Quelle est la durée du jeûne prescrit aux adeptes du prophète Muhammad ? Le Coran devait nous le dire clairement et sans ambages. Est-ce un mois, tout le mois de Ramadan ? Le verset suivant, c’est-à dire le verset 184 de la Sourate de la Vache ne nous enseigne pas qu’il s’agit d’un jeûne pendant tout le mois de Ramadan. Il nous énonce, plutôt, l’observation du jeûne  » pendant un nombre déterminé de jours « . Alors, pourquoi le verset en question ne veut-il pas être plus précis et nous dire de combien de jours il s’agit exactement ?

[Observez le jeûne] pendant un nombre déterminé de jours. Quiconque d’entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d’autres jours. Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu’avec grande difficulté, il y a une compensation consistant à nourrir un pauvre. Et si quelqu’un fait plus de son propre gré, c’est pour lui ; mais il est mieux pour vous de jeûner ; si vous saveiez ! », Sourate de la Vache : II, 184.

Pourquoi jeûner !? Le Coran ne cesse de nous étonner par ses enoncés non expliqués. Il nous dit dans le verset 184 de la Sourate de la Vache que : « Il est mieux pour vous de jeûner, si vous saviez !  » Or, commenet pourrons-nous savoir que le jeûne est mieux pour nous si le Coran lui-même ne nous le dit pas !? Est-ce qu’on doit demander l’information aux « Gens du Livre » ? Pourquoi le Coran ne nous instruit pas franchement et clairement dans un langage simple et limpide pour que tout un chacun de ses lecteurs puisse comprendre aisément et simplement ?

Une autre question, en passant ! Que peut rapporter le jeûne à Allah ! Le Coran aurait pu nous instruire sur point ! Peut-on trouver des éléments de réponses à nos questionnements dans la Bible !? Ne serait-il pas intéressant de savoir ce qu’en dit la Bible ? La question mérite d’être posée, n’est-ce pas ?

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Le Coran est-il révélé pendant le Ramadan ?

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Le Coran a été « descendu » au cours du mois du Ramadan !! C’est ce que nous enseigne le Coran lui-même dans le verset 185 de la Sourate de la vache, dite Sourate II. Cependant, l’assertion coranique suscite des questions épineuses :

Tout d’abord, il y a lieu de se demander si le Ramadan avait existé avant le Coran ou après le Coran.

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Si le Ramadan avait existé avant le Coran, alors qui aurait observé le Ramadan avant que le Coran ne soit descendu ? Autrement dit, il y a lieu de se demander si les arabes observaient le jeûne pendant le Ramadan avant que le Coran ne soit descendu. Si une telle hypothèse est vraie, alors pourquoi la tradition islamique nous enseigne-elle que le Ramadan a été prescrit au musulman au cours de la période médinoise; soit environ une douzaine d’année après l’avènement du prophète Muhammad ? Il y a certainement une ambiguïté de taille dans cette logique coranique !!

Si le Ramadan avait existé après le Coran, alors comment se fait-il que le Coran soit descendu avant le Ramadan ? Il semble qu’il y a un problème de logique dans l’assertion coranique ! Il semble qu’il y a ègalement un problème de logique dans la tradition islamique qui nous enseigne que le Ramadan a été prescrit aux premiers musulmans environ douze années après l’apostolat du prophète Muhammad. Dans ce cas de figure, pourra-t-on imaginer que ce qui a été révélé au prophète Muhammad pendant la période mecquoise n’était pas le Coran? Aussi plausible qu’elle pourrait l’être, une telle réponse ne satisferait pas la curiosité et du lecteur attentif du Coran.

Si le verset 185 de la Sourate de la Vache dit que le Coran a été « descendu » au cours du mois de Ramadan », cela suppose que le Coran, — tout le Coran –, soit « descendu » au cours du mois du Ramadan, non pas avant le mois de Ramadan et non pas après le mois de Ramadan. Mais, rien n’empêche d’imaginer le Coran divisé en plusieurs fragments et que chaque fragment est « descendu » pendant un mois de Ramadan. Toutes les hypothèses sont possibles face à l’ambiguïté devant laquelle nous place le verset 185 de la Sourate de la Vache.

Cependant, le problème reste posé générant avec lui d’autres questions du genre : Qu’est-ce qu’on entend pas le mois de Ramadan, qu’est-ce qu’on entend par le Coran et qu’est-ce qu’on entend par  » le Coran descendu » ?

 

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France : Appel à l’obsolescence de certains textes coraniques

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Les textes coraniques appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des non croyants sont mis à l’index en France par un collectif de trois cents personnalités de notoriété publique en France.

La peur des textes coraniques appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des non croyants s’amplifie après le meurtre de Sarah Halimi, une sexagénaire parisienne de confession juive qui a été défenestrée, le 4 avril 2017, après avoir été rouée de coups.
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La colère contre les textes coraniques appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des non croyants s’accentue après le meurtre de Mireille Knoll, une octogénaire handicapée de confession juive qui a été sauvagement tuée, le 23 mars 2018, dans son appartement à Paris, en France.

La peur jumelée de la colère contre les textes coraniques appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des non croyants ont été publiquement et solennellement exprimées dans un manifeste contre l’antisémitisme publié dans le Parisien du 21 avril 2018. Les signataires du manifeste contre l’antisémitisme demandent aux autorités théologiques de  » frapper d’obsolescence  » les textes coraniques qui appellent au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des non croyants. Les autorités théologiques musulmanes sont donc mises devant leurs responsabilités. Mais, de quelles autorités musulmanes s’agit-il ? Des organisations musulmanes en France ? De la prestigieuse institution égyptienne connue sous le nom d’Al Azhar ? De l’Union Internationale des Oulémas Musulmans ? Des conseils des oulémas de chaque pays musulman ?

Qui sont les signataires ? À la tête des signataires du manifeste contre l’antisémitisme se trouvent Nicolas Sarkozy, l’ex-président français, trois anciens Premiers ministres, des élus, Philippe Val, l’ex-directeur de « Charli Hebdo », et Waleed Al Husseini, le fondateur du Conseil des Ex-Musulmans de France et l’auteur de  » Blasphémateur ! Les Prisons d’Allah « Après coup, le manifeste serait-il un cri de désespoir ou bien un acte prémonitoire !? Est-ce que le Coran avait prévu une pareille situation dans le verset 102 de la Sourate X qui dit en substance :  » Est-ce qu’ils attendent autre chose que des châtiments semblables à ceux des peuples antérieurs? Dis:  » Attendez ! Moi aussi, j’attends avec vous «  ? C’est le Coran qui le dit, naturellement ! S’agirait-il ici d’un texte coranique qui appelle au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des non croyants !?

Aussi, ne convient-il pas de donner un listing des textes coraniques qui appellent au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des non croyants !? On verra !

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Publication : « La Tragédie de l’Islam Moderne » de Hamadi Redissi

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« La Tragédie de l’Islam Moderne » : c’est le titre de l’ouvrage que Hamadi Redissi a publié dans l’Édition du Seuil en 2011. À la lecture de ce livre, on est tenté de se demander si l’Islam n’est pas en lui-même une tragédie. En scrutant l’histoire de l’Islam, nous constatons que les musulmans se sont entretués entre eux à outrance dès le lendemain de l’annonce de la mort suspecte du prophète de l’Islam. La tradition musulmane rapporte que le prophète est mort empoisonné ; ce qui est déjà un signe de mauvais augure pour l’avenir des premiers enrôlés de l’Islam primitif.

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Après le décès du fondateur de l’Islam, le Calife Abû Bakr entreprit un génocide contre ses détracteurs causant la mort d’une vingtaine de milliers de réfractaires improprement accusés d’apostasie. Depuis lors, l’Islam est devenu notoire pour son intolérance à l’égard des réfractaires. Àprès un concours de circonstances et d’intrigues ayant causé la mort suspecte du prophète Muhammad, la main du destin à concouru, encore une fois, à l’élimination du Calife Abû Bakr Séddik de la circulation dans un laps de deux années suivant le décès du prophète Muhammad.

Quant au Calife Omar Ibn Khattâb qui succéda à Abû Bakr Séddik, la main du destin lui réserva un autre sort ; il fut assassiné en dirigeant la prière collective, sous les yeux de la communauté musulmane. Ne pouvant dissimuler cet acte d’assassinat commis sur la place publique, les historiens musulmans vont essayer de retourner la situation en faveur du défunt en le glorifiant et, surtout, en le faisant passer pour un homme unique de son genre dans le monde islamique en raison de sa droiture et de son sens de justice et d’équité sociale. La stratégie remporte de bons résultats puisque le Calife Omar Ibn Khattâb demeure le Calife le plus prisé dans le monde des musulmans sunnites. [Les Chiîtes ont un autre point de vue à l’endroit des Calfies !]

Durant tous les quatorze siècles qui se sont succédés après son assassinat, le second Calife du prophète Muhammad s’avère irremplaçable aux yeux des musulmans sunnites. Ces deniers rêvent, à ce jour, de l’avènement d’un calife aussi juste et généreux que le Calife Omar Ibn Khattâb. Les sunnites attendent Godo alors que les chiîtes attendent le messie musulman que l’on appelle bizarrement Mehdi, l’attendu, en imitation des Israélites qui attendent le messie qui ne se manifeste jamais !

La tragédie de l’Islam n’est pas encore achevée ! Après l’assassinat du Calife Omar Ibn Khattâb survient l’assassinat de son successeur le Calife Othmân Ibn ‘Affane. Après l’assassinat de ce dernier survient l’assassinat de son successeur le Calife Ali Ibn Abi Taleb, le neveu et gendre du prophète de l’Islam. Le décès très suspect du prophète de l’Islam et la série d’assassinats perpétrés contre ses [lieutenants] et successeurs les plus proches de son vivant dévoilent un trait tragiue réccurrent  intrinsèque à l’Islam primitif.

Dans le discours des musulmans, la période des Califes est présentée sous de beaux jours. Le déni de la réalité est devenu de facto une trait intrinsèque de l’Islam. Personne n’ose parler de ces assassinats; mais tout le monde s’accorde à vanter l’exemplarité de cette période califale et à glorifier la première génération des musulmans de l’Islam primitif même si les membres de cette communauté se sont entretués entre eux au nom d’Allah et au nom de l’Islam au lendemain du décès du prophète qui les a réunis autour de l’Islam primitif.

À y penser, cela suscite l’ire et provoque le fou-rire. Comment peut-on admettre les dénis et les contradictions des musulmans sunnites. Ils glorifient les compagnons du prophète même si ces derniers se sont entretués entre eux. Il glorifient  ‘Aïcha, la veuve du prophète, même si celle-ci est sortie à la tête d’une armée pour combattre ‘Ali Ibn Abi Taleb, le neveu et gendre du prophète.

Ainsi, les sunnites glorifient les deux belligérants, ‘Aïcha, fille d’Abû Bakr Séddik et veuve du prophète Muhammad, et ‘Ali Ibn Abi Taleb, le neveu et gendre du même prophète.

Pis encore, le Coran érige ‘Aîcha au rang de « LA MAMAN de tous les [affidés] musulmans », et ce  en vertu du fameux verset 6 de la sourate XXXIII intitulée « Les Coalisés » . Le-dit verset édicte, d’abord, la sacralité des privilèges exceptionnels accordés au prophète eu égard ses disciples musulmans avant d’édicter la sacralité de ses femmes ( y compris ‘Aïcha ) afin de les épargner, vraisemblablement, de toute tentative d’exploitation sexuelle destinée à porter atteinde au charismatisme et à l’image du prophète.

Le Coran devait avoir pris note de scènes similaires rapportées par la Bible. Il s’agit tout particulièrement du récit biblique dans lequel Absalom, le fils de David, fait l’amour dans la terrasse du palais avec les dix concubines de son père à Jérusalem.  [Voir l’article intitulé : « Prophétie: concubines et sexe sur le toit» ]

Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu’ils n’en sur eux-mêmes ; et ses épouses sont leurs mères. [Sourate XXXII, 6]

En rapport avec la tragédie de l’Islam, nous nous trouvons devant les questions suivantes:

  1. Comment se fait-il qu’une veuve aussi jeune et aussi belle que ‘Aîcha se permette de sortir à la tête d’une armée pour combattre ‘Ali, le neveu et gendre de son mari, alors que l’Islam nous enseigne que « LA FEMME » ne peut être aux commandes des musulmans. Il y a ici un malentendu quelque part pour ne pas oser dire qu’il y a un « mensonge » flagrant et inexplicable du côté des fondateurs des Hadiths suspects de Sahih al-Boukahari.
  2. Comment se fait-il que ‘Aïcha, la séduisante veuve du prophète, puisse sortir à la tête d’une armée pour combattre ‘Ali alors que l’on nous enseigne en Islam que les femmes doivent porter le voile et rester à la maison, loin des hommes,  à l’abri des hommes !? Il y a ici un malentendu quelque part pour ne pas oser dire qu’il y a un « mensonge » flagrant et inexplicable du côté des fondateurs de l’Islam ! On ne se lassera pas de le répéter !
  3. Comment se fait-il que « La MAMAN de tous les musulmans » puisse sortir à la tête d’une armée pour tuer « SES PROPRES FILS »?   Il y a ici un système de déni collectif dans lequel s’enferment les musulmans depuis quatorze siècle.

Rien n’a changé dans les faits ! L’Islam et les musulmans se refusent de se regarder dans le miroir et de se raviser.  La conquête de Napoléon en Égypte, en 1798, devrait réveiller les musulmans et les faire sortir de leur torpeur en leur ouvrant les yeux sur l’ampleur de l’abîme qui les sépare du monde moderne. Cependant, l’auteur de « La Tragédie de l’Islam Moderne » remarque que « l’irruption de Napoléon Bonaparte en terre d’Islam ne suscita chez les égyptiens qu’étonnement et méfiance » alors que la marche de ce même empereur français sur Iéna, en Allemagne, en 1807, fut reçue avec « plein d’admiration par le philosophe Hegel ».

Plus de deux siècles après, rien n’a changé dans les faits ! L’Islam a appris à contourner les questions posées par la modernité en les apprivoisant pour son propre bénéfice. En fait, les musulmans ont fait de l’Islam un fourre-tout où il y a de tous : la démocratie, la laîcité, les droits de l’Homme, les libertés individuelles, l’égalité entre les sexes, les réponses aux questions scientifiques et ainsi de suite. Pour les musulmans, l’Islam a la réponse à toutes les questions ! Grande Chimère…..!

Dans les faits, le bilan final dévoile « La Tragédie de l’Islam Moderne » à tous les niveaux. Qu’il s’agisse du terrorisme islamique ou des guerres entre pays musulmans et sectes musulmanes, « La Tragédie de l’Islam Moderne » demeure flagrante !

Qu’il s’agisse de la démocratie, des droits de l’homme, du développement humain ou de l’équité sociale, « La Tragédie de l’Islam Moderne » s’avère lamentable ! Pourtant, les musulmans continuent à vivre dans le déni collectif en se croyant « une nation supérieure aux autres » et « victime des agissements des ennemis de l’Islam ».

Pourtant « la Tragédie de l’Islam » perdure depuis quatorze siècles. En attendant de prendre conscience de leur torpeur, les musulmans du monde moderne continuent de vivre dans « La Tragédie de l’Islam Moderne » dans un dénit collectif des plus spectaculaires de l’histoire humaine !

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Publication : La propagande de l’État Islamique : du mythe à la terreur

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La propagande du chaos de l’organisation terroriste dénommée l’État Islamique en Irak et en Syrie suscite l’intérêt des chercheurs depuis sa proclamation en 2014 par Abu Bakr al-Baghdadi. Défrayant la chronique, cette propagande mortifère a réussi à attirer des milliers de combattants en Irak et en Syrie provenant d’environ soixante nationalités dans le monde. Elle a même réussi à attirer des femmes. Des questions s’imposent à tout un chacun : Pourquoi les djihadistes se sont alliés à une telle organisation terroriste ? Comment pouvaient-ils légitimer la terreur et glorifier la mort ? Pourquoi les femmes djihadistes avaient-elles accepté de faire le djihad sexuel ?

La propagande terroriste est une arme de première ligne de l’État Islamique ; elle n’a laissé personne indifférent à ses images de terreur ; elle a interpellé de nombreux chercheurs qui se sont penchés sur l’État Islamique. Parmi ces chercheurs, il y a la sémiologue tunisienne Itaf Ghebantani. Celle-ci a focalisé sa recherche sur l’analyse du discours de l’auto-proclamation du Califat d’Abou Bakr al-Baghdadi et les stratégies argumentatives utilisées dans la propagande terroriste de l’État Islamique pour légitimer la terreur, la glorifier et la banaliser.

En tant que linguiste, Itaf Ghebantani a été interpellée par la fréquence, la qualité et l’impact de la propagande de l’État Islamique. Les résultats de sa recherche l’on amenée à publier son livre intitulé « La propagande de l’État Islamique : du mythe à la terreur ».

Dans ce livre publié en 2017 dans les Éditions L’Harmattan, Itaf Ghebantani adopte une étude épistémologique articulée autour d’une approche pluridisciplinaire dans le but d’apporter des réponses relatives aux procédés narratifs et énonciatifs utilisés par Abou Bakr al-Baghdadi pour valoriser et légitimer l’action de l’État Islamique.

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Itaf Ghebantani, auteure de :  » La propagande de l’État islamique « 

Dans le cheminement de son étude, Itaf Ghebantani se penche sur les composantes et les caractéristiques de l’action propagandiste de l’État islamique et analyse l’utilisation faite des symboles religieux et les valeurs positives et négatives générées par l’utilisation de ces symboles religieux dans l’énoncé de la propagande islamiste. Elle scrute également le rôle de l’État Islamique dont le façonnage de l’identité et la mise à contribution du « mythe d’Allah et sa parole » dans le cadre d’une stratégie énonciative qui « bouleverse les croyances et fait du meurtre un acte ultime d’héroïsme et de soumission, un acte majeur et de félicité et de résurrection ».

L’idéologie mortifère qui sous-tend la propagande de l’État islamique laisse tout un chacun se poser des questions du genre : Comment se fait-il que les djihadistes puissent considérer leurs actes les plus barbares et les plus abjects comme des actes d’héroïsme et du salut ? Comment acceptent-ils de tuer et se faire tuer pour une cause religieuse? Pourquoi accomplissent-ils des actes d’assassinat et les diffusent-ils sur l’Internet. Nous avons déjà vu dans l’assassianat de Khaldoun el-Maddah au Yémen comment l’État islamique avait accompli l’acte d’assassinat pour donner corps à sa propagande par l’action et comment elle avait filmé et diffusé par la suite la vidéo de l’assassinat pour intimider la communauté des athées au Yémen et créer un climat de chaos. C’est ce que Itaf Ghebantani qualifie de stratégie de chaos destinée, aux yeux de l’État islamique, à « démontrer l’incapacité du gouvernement à imposer la loi et l’ordre ».

Je vous recommande de lire « La propagande de l’État Islamique : du mythe à la terreur »

BONNE LECTURE !

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Jérusalem : le cadeau de Donald Trump après celui d’Arthur Balfour

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En reconnaissant Jérusalem comme étant la capitale d’Israël et en décidant d’y transférer l’ambassade des États-Unis, le président américain, Donald Trump, a relancé, mercredi 6 décembre 2017, la question du conflit arabo-israélien qui perdure depuis déjà un siècle ; soit depuis le 2 novembre 1917, date de la déclaration d’Arthur Balfour qui assurait à l’èpoque le poste de ministre des affaires étrangères de la Grande Bretagne.

Est-ce que Donald Trump avait donné ce qu’il ne possédait pas ?

En reconnaissant Jérusalem comme étant la capitale d’Israël et en décidant d’y transférer l’ambassade des États-Unis, le président américain, Donald Trump, ne fait que fêter, à sa manière, le centenaire de la déclaration d’Arthur Balfour laissant le soin aux arabes de fêter le même centenaire à leur manière.

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Dans sa déclaration du 2 novembre 1917, Arthur Balfour [1848-1930] promettait « l’établissement d’un foyer national pour le peuple juif en Palestine » dans « le respect des droits civils et religieux des communautés non juives de la Palestine ». Le but était de rassurer les juifs du monde et plus particulièrement ceux des États-Unis afin de les amener à participer à l’effort de la première guerre mondiale aux côtés des Alliés [la Grande Bretagne, la France et la Russie] contre le camp adverse constitué des empires centraux [l’Allemagne, l’Autriche, l’empire ottoman et la Bulgarie]. À l’époque, la Palestine et l’ensemble des pays arabes se trouvaient sous l’autorité de l’Empire Ottoman. Arthur Balfour n’était pas encore en possession de la terre qu’il promettait aux fils d’Israël.

En commentant la décision du président américain, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré dans son intervention, mercredi 13 décembre 2013, lors du sommet du l’Organisation de la Coopération Islamique [OCI] que « Donald Trump avait donné ce qu’il ne possède pas à celui qui ne le mérite pas ». Or, l’ironie de l’histoire nous fait savoir que le ministre des affaires étrangères de la Grande Bretagne avait promis aux juifs de leur donner un foyer national en Palestine alors que la Palestine était encore, en ce moment-là, sous l’autorité de l’Empire Ottoman.

Est-ce que Arthur Balfour avait promis ce qu’il ne possédait pas ?

Les arabes auraient dit alors que « les britanniques donnaient ce qu’ils ne possédaient pas à celui qui ne le méritait pas », sachant que les correspondances épistolaires entretenues en 1915 entre le Chérif Hussein du Hedjaz et les britanniques à travers leur Haut-Commissaire en Égypte, Arthur Henry MacMahon [1862-1949],  démontrent que les britanniques avaient promis, dès 1915, de concéder la Palestine, la Syrie, le Liban et l’Irak au Chérif Hussein de la Mecque en récompense à sa révolte contre l’Empire Ottoman. Par ironie de l’histoire, il se trouve que la promesse d’Arthur Balfour du 2 novembre 1917 donnée aux juifs l’a emporté sur la promesse d’Arthur Henry MacMahon de 1915 donnée au Chérif Hussein de la Mecque.

Une autre ironie de l’histoire! Il se trouve que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël proclamée, le 6 décembre 2017, par Donald Trump survient six mois après la visite triomphale de Donald Trump en Arabie Saoudite; laquelle visite a été couronnée par la conclusion d’une certaine alliance entre les États-Unis et les musulmans sunnites pilotés par l’Arabie en sus de la conclusion de contrats pharamineux totalisant la somme colossale de 350 milliards de dollars qui devaient aller des caisses de l’Arabie vers les caisses des États-Unis.

Il en ressort qu’en dépit des accords conclus en 1915 entre les britanniques et le Chérif Hussein, les arabes avaient perdu la Palestine en 1917 au profit des israéliens ; et qu’en dépit des accords conclus en mai 2017 entre les américains et le roi de l’Arabie, les arabes avaient « perdu » des plumes sur la question de Jérusalem en décembre 2017.

Le petit David l’emporte sur le géant Goliath

Entre la déclaration de Balfour et la déclaration de Donald Trump, le bilan des pertes cumulées par les arabes n’a cessé de s’alourdir et de s’empirer. Les juifs qui ne constituaient que 10% à 12% de la population de la Palestine en 1917 ont réussi à s’implanter et à proclamer la création de l’État d’Israël en 1948. En cette période d’implantation, les fils d’Israël renvoyèrent quelques 750.000 arabes dans un exode forcé les transformant ainsi en réfugiés palestiniens pour l’éternité. Les arabes ont considéré cet événement tragique comme étant un désastre, une catastrophe dénommée Nakba dans le langage arabe. Ce jour de Nakba est célébré le 15 mai de chaque année !

En Juin 1967, les fils d’Israël vécurent une histoire qui présente quelques ressemblances avec la guerre que Gédéon avait remporté au temps des juges contre les arabes Madianites et leurs alliés que la Bible décrit comme étant une multitude de sauterelles. Les madianites ont été battus et « humilié devant les enfants d’Israël, et ils ne relevèrent plus la tête pendant quarante ans », précise le verset 28 du chapitre VIII du livre des Juges.

En juin 1967, les fils d’Israël ont fait face à trois pays frontaliers arabes : l’Égypte, la Jordanie et la Syrie. En cinq jours, du 5 au 10 juin, le petit État d’Israël avait détruit pratiquement tous les avions qui étaient encore cloués au sol des aérodromes arabes; il a annexé aussi bien la Bande de Gaza et la péninsule de Sinaï de l’Égypte que Jérusalem-Est et la Cisjordanie du Jordan et le plateau du Golan syrien; et il a mis en débâcle les armées des arabes tuant ainsi presque 20.000 morts arabes contre 750 morts israéliens.

La perdition arabe et le délire du pouvoir !

Par euphémisme, ce désastre arabe qui dépasse de loin celui de 1948 a été qualifié en arabe de [Naksah]; ce qui a pour synonyme « échec » ou « revers ». Les arabes sont un monde à part, un monde étrange! Ils savent jouer sur les mots pour adoucir une situation amère, atténuer la gravité d’un choix, transformer une défaite en victoire et plébisciter les dictateurs qui mènent le peuple à sa propre déperdition.

Le 9 juin 1967, le président égyptien Jamal Abdel Nasser, la figure de proue du panarabisme et du nationalisme arabe, avait prononcé un discours exceptionnel dans lequel il a demandé à son peuple de l’aider à se retirer du pouvoir et assumer sa responsabilité de la défaite comme s’il y avait quelque chose d’invisible ou de satanique qui l’empêchait de démissionner et de rendre compte de la défaite incommensurable. En termes codés, son discours était un signal de détresse pour appeler ses troupes à son secours. Répondant à son appel codé, le peuple est sorti dans des manifestations de masse pendant les journées du 9 et 10 juin pour exiger le maintien du leader Jamal Abdenasser au pouvoir.

Désormais, ce jour de Naksah est célébré le 5 juin de chaque année! Dans les pays démocratiques, la perte de la guerre entraine des démissions parmi les généraux et leur poursuite judiciaire, le cas échéant. Dans notre monde arabe, on implore ce lui qui nous a amené à la perdition de demeurer à vie à la tête du pouvoir.

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Assassinat d’un jeune athée au nom de l’Islam au Yémen

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Un jeune athée arabe âgé de 27 ans est abattu de sang-froid par des liberticides islamistes, au Yémen, au cours de la journée du lundi 27 novembre 2017. Il s’agit de Khaldoun el-Maddah. Celui-ci a laissé derrière lui un enfant en bas-âge et une famille entièrement atterrée par la tristesse et le désarroi. Son assassinat a été proclamée par l’État Islamique. Celui-ci est connu de tous ; il ne laisse derrière lui que des âmes détruites et des villes mises à feu et à sang à l’image villes syriennes et irakiennes.

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La triste nouvelle s’est rapidement répandue dans les médias et les réseaux sociaux. Elle a été relayée par des youtubeurs dissidents de l’Islam comme le jordanien Yousef Khalaf [i], l’égyptien Ahmed Harakan [ii] et le tunisien Sami [iii]. D’ailleurs, c’est grâce à ces youtubeurs que j’ai personnellement appris la triste nouvelle. De leur côté, les défenseurs des droits de l’homme au Yémen ont énergiquement dénoncé cet acte terroriste perpétré par les islamistes inféodés à l’État islamique. Malheureusement, la voie des défenseurs des droits de l’homme demeure minoritaire et inaudible dans les sociétés musulmanes qui érigent l’Islam en mode de vie et en religion de l’État.

L’assassinat de Khaldoun el-Maddah n’a pas été perpétré dans le noir ou dans une zone déserte. Cela n’est pas le style de la propagande terroriste de l’État islamique. L’ignoble acte d’assassinat a été soigneusement prémédité et posément mis à exécution par les islamistes. Avant de perdre la vie, Khaldoun el-Maddah était tout près de sa maison dans le quartier al-Mansoura de la ville d’Aden. Il était paisiblement assis sur le trottoir en train de parcourir le contenu de son téléphone mobile. Il ne s’apercevait pas de ce qui se tramait derrière son dos.

En revanche, les terroristes islamistes qui voulaient l’abattre ont pris le temps de le repérer et de le filmer aussi bien avant l’exécution qu’au cours de l’exécution. Ils lui ont placidement tiré quatre balles dans la tête au moyen d’un pistolet silencieux avant de se retirer du lieu de leur ignoble crime.

L’État islamique a par la suite prit le relais. Il a accusé le jeune Khaldoun el-Maddah d’apostasie et proclamé son assassinat.  L’État islamique a ainsi laissé à ses inféodés le soin de diffuser la vidéo de la liquidation physique du jeune athée yéménite sur les réseaux sociaux dans le dessein d’intimider la communauté des athées et créer un climat de chaos au Yémen. À ce propos, l’auteur Taf Ghebantani décrit bien la stratégie terroriste dans son ouvrage intitulé « La propagande de l’État islamique : du mythe à la terreur ». Il y décrit comment l’État islamique fait de l’élément psychologique le carburant de sa stratégie terroriste.

Dans le cas de Khaldoun el-Maddah, l’État islamique accomplit l’acte d’assassinat pour donner corps à sa propagande par l’action; il diffuse ensuite la vidéo de l’assassinat pour intimider la communauté des athées et créer un climat de chaos dans le pays. C’est ce que Taf Ghebantani qualifie de stratégie de chaos destinée, aux yeux de l’État islamique, à « démontrer l’incapacité du gouvernement à imposer la loi et l’ordre ».

En effet, Khaldoun el-Maddah n’est certainement pas la première victime des islamistes au Yémen et il n’en sera certainement pas la dernière. Il y en avait avant lui d’autres jeunes yéménites qui avaient été assassinés à la fleur de l’âge par les terroristes islamistes. Le jeune Omar Batawil est une figure emblématique de ces athées yéménites. Il avait à peine 18 ans. Il a été enlevé, assassiné avec deux balles dans la tête et jeté dans la rue, lundi 25 avril 2016, le corps gisant dans le sang car les terroristes trouvaient que ses écris sur Facebook étaient acerbes à l’endroit du fondamentalisme musulman.

Le jeune Omar Batawil avait écrit ce qui suit : « Nous écrirons jusqu’à détruire ces histoires à dormir debout dans vos têtes, qui rendent nos vies invivables et détruisent nos pays. […] Nous écrirons jusqu’à ce que nous puissions tous vivre en paix, dans l’amour et en liberté ». L’intimidation terroriste n’a cependant pas empêché les jeunes athées arabes et les groupes s’opposant à la violence islamiste de reprendre les écrits d’Omar Batawil et de les partager sur les réseaux sociaux à une grande échelle.

En effet l’assassinat des athées par les islamistes tire ses fondements de la tradition musulmane. Les islamistes s’arrogent le droit divin de liquider physiquement les apostats en application de ce qui est consigné dans les ouvrages de la tradition musulmane dont, entre autres, le livre de Sahih al-Boukhari. C’est en se basant sur de tels textes religieux que les islamistes se donnent le droit de tuer les apostats et tout musulman qui se convertit au judaïsme ou au christianisme.

Les livres de la tradition musulmanes consacrent une bonne partie de leur contenu aux razzias et aux liquidations physiques attribuées à la période de l’Islam primitif à Médine. Les musulmans ne peuvent prétendre que l’Islam est une religion de paix et de tolérance tant qu’ils n’ont pas débarrassé leurs livres des textes qui imposent l’Islam par le biais de l’épée et ordonnent la mort des athées. Autrement, dire que l’Islam est une religion de paix et de tolérance relèverait de l’hypocrisie et de la propagande mensongère.

https://www.youtube.com/watch?v=c0-zsWl16KQ

Les juifs et les chrétiens ont pris leur responsabilité pour considérer la violence consignée dans la Bible comme étant une partie de l’histoire, du passé révolu. Quant aux instances religieuses musulmanes, elles demeurent incapables de prendre leur responsabilité pour considérer la violence de l’Islam primitif comme faisant partie de l’histoire et du passé révoqué. Pire encore, elles continuent à enseigner ces textes dans les écoles et dans les universités. Elles continuent de donner l’occasion aux imams d’endoctriner les musulmans et de leur bourrer la tête dans les enceintes des mosquées et des centres d’apprentissage du Coran sans compter les associations caritatives financées par les pétrodollars des États islamistes les plus rigoristes comme l’Arabie Saoudite.

En attendant, le monde islamique continuera à souffrir de la violence d’origine musulmane. Les victimes en sont les populations du monde islamique qu’il s’agisse des athées, des chrétiens, des minorités religieuses, des sunnites ou des shiites. Nous n’avons qu’à jeter un coup d’œil sur la Syrie, l’Irak, la Libye et le Yémen pour nous en rendre compte. L’alliance d’une trentaine de pays islamiques sunnites sous la houlette de l’Arabie contre l’Iran et l’Islam chiite augure actuellement un avenir des plus sombres ! Qui vivra verra !

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Jan Burrow : le poète des athées arabes n’est plus

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Jan Burrow, le poète des athées arabes, a inopinément quitté ce monde à l’âge de 47 ans. Ses amis les plus proches n’avaient rien pressenti avant son départ ; ils ne s’attendaient pas à l’annonce de son décès. Jan Burrow n’était ni alité ni à l’article de la mort. Mais, en pleine nuit, la mort a emporté son âme alors qu’il était en plein sommeil, couché dans son lit. Il a laissé derrière lui sa petite famille, un captivant recueil de poésie intitulé « Murmures sur les rives de l’amour / همسات على ضفاف الحب » et une série d’environ 470 vidéos de sa chaîne de diffusion sous le sigle de « Ijhar / Proclame [ton athéisme] » ; son émission reçoit des ex-musulmans et des ex-musulmanes qui désirent partager avec le public leur expérience de conversion de l’Islam à l’athéisme, ce qui est une nouveauté dans le monde arabe.

Les amis les plus proches de Jan Burrow ont fait propager la nouvelle du décès du défunt dans des émissions diffusées sur Internet. Ils ont également diffusé, tant sur la chaîne « Ijhar » que sur les réseaux sociaux, une vidéo de son enterrement à titre de dernier adieu. Ses amis Abou el-Hakam, Firas et Léo ont ainsi animé une émission posthume, en l’honneur de leur ami défunt, sur les ondes de la chaîne « Ijhar » qu’animait Jan Burrow de son vivant. Ils y ont fait savoir au public qu’ils se sont engagés à faire perdurer la chaine du défunt en y animant des émissions qui seront diffusées les dimanches, les lundis, les mercredis et les vendredis.

En mars 2017, à la suite du piratage de sa chaîne, Jan Burrow accorde une interview à son ami Ahmed Harakan. Il y dévoile les traits saillants de son itinéraire. On y découvre qu’il n’a proclamé solennellement son athéisme qu’après son expatriation et, surtout, après le déclanchement de la guerre civile en Syrie en 2011.  On y découvre aussi qu’il était areligieux depuis son enfance alors que son père était un cheikh et un mufti de son quartier.

Jan Burrow y affirme aussi qu’il n’a jamais ressenti la douceur la foi. Il avait, cependant, l’inspiration poétique depuis son jeune âge, mais cette vocation a été mise en hibernation pendant une vingtaine d’année. En s’expatriant en 2007, sa vocation poétique a commencé à déborder d’inspiration sous l’effet des affres de la vie de réfugié politique, de la montée de la violence islamiste et de la guerre civile en Syrie. Parmi ses créativités poétiques qui semblent refléter le plus les préoccupations de son vécu, il y a lieu de citer « un poème pour les gens au menton long / قصيدة لأصحاب الذقون الطويلة » et « Réfugié politique /  لاجئ سياسي » qui fut publié en 2013 dans le magazine électronique de « Dialogue civilisé /الحوار المتمدن  ».

Dans son interview, Jan Burrow avoue qu’il aime la poésie et qu’il aurait aimé passer sa vie à composer des poèmes et à transhumer d’une soirée de poésie à une autre; mais il trouve que la poésie exige la liberté d’expression. Il va sans dire que la liberté d’expression fait défaut dans le monde arabe où il est d’usage de réprouver toutes les vocations et toutes les inspirations qui sortent des sentiers battus. Dans son pays d’accueil, l’expatrié Jan Burrow vit la liberté d’expression qui lui donne le droit de ne plus taire son athéisme. Six années après son expatriation, son cheminement de poète libre le conduit à composer un poème dans lequel il proclame son athéisme. Depuis, il est devenu, aux yeux de ses amis et de ses amateurs, le symbole des athées arabes ou encore « le lion des athées arabes ». Son recueil de poèmes intitulé « Murmures sur les rives de l’amour / همسات على ضفاف الحب » est mis en vente sur Amazon depuis 2016.

Jan Burrow ne s’est pas uniquement taillé une image de poète des athées arabes, il s’est également taillé une place de choix dans la promotion de l’athéisme dans le monde arabe à travers son émission « Ijhar » . Dans son interview,  Jan Burrow révèle  qu’il n’a jamais songé à manipuler des caméras et animer des émissions. L’idée a été suggérée par Ahmed Harakan et Jan Burrow s’est proposé de la mettre en application. Dans un poste publié antérieurement, Ahmed Harakan avait exhorté les jeunes à créer une page Facebook pour y proclamer leur athéisme. Après avoir nourri la page Facebook des athées de photos et de commentaires, Ahmed Harakan proposa de passer à une nouvelle étape, celle de la caméra. Jan Burrow capta l’Idée et commenca son cheminement en produisant des vidéo YouTube de 12 minutes avant de parvenir à monter sa chaîne et y diffuser l’émission qui devint une tribune notoire des athées arabes.

Les succès de la chaîne provoquèrent l’ire des islamistes. Ces derniers se plaisent à s’arroger le droit de proclamer leur obédience isalmiste, et ils se plaisent, à contrario, à nier le droit des athées de proclamer leur athéisme ; ils n’hésitent pas à user de tous les moyens pour les faire taire. Les Islamistes s’arrangèrent alors pour porter un coup à la chaîne « Ijhar » . Ils finissent par la pirater. Dans son interview, Jan Burrow affirme que le « hacker » qu’il soupçonne est un cheikh syrien résident à El-Jadia, au Maroc.

Pour Jan Burrow, l’athéisme n’avait pas le droit de cité dans les médias arabes il y a une dizaine d’année. Mais, l’avènement du YouTube a donné une arme redoutable aux contradicteurs des Islamistes, a-t-il martelé.

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CNN dévoile la résurrection de la traite en Libye

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Après les crimes de réduction des femmes captives à l’esclavage sexuel sous l’égide de l’État Islamique de l’Irak et de la Syrie, le tour échoit maintenant à la Libye délabrée où des groupes ressuscitent les ignobles traditions ancestrales de la traite des noirs et de la vente des esclaves aux enchères publiques. C’est un reportage de la chaîne américaine CNN du 14 novembre 2017 qui a réveillé le monde entier en lui révélant la vente des africains noires dans des enchères dans la périphérie de Tripoli, en Libye.

Les africains en ont été profondément indignés et ils en ont fait appel à la communauté internationale. Le président français a, de son côté, qualifié la pratique de la traite en Libye de crime contre l’humanité. La France, pour sa part, entend saisir le conseil de sécurité des Nations Unies pour statuer sur cette pratique illégale que le monde entier croyait avoir enterrée à jamais depuis belle lurette. Dans la foulée du tollé international, le gouvernement de la Libye se contente d’annoncer l’ouverture d’une enquête alors que cela suppose, pour le moins dire, l’ouverture d’une enquête internationale sous l’égide de l’article 7 du conseil de sécurité des Nations Unies.

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Sans l’intervention du conseil de sécurité, certains musulmans pourraient être enclins à aller un peu plus loin dans l’accomplissement de leurs rêves esclavagistes à la faveur de la léthargie internationale. Dans un pareil cas, l’ouverture de l’enquête libyenne ne peut être prise au sérieux par les groupes libyens qui se nourrissent de la traite des africains subsahariens en l’absence d’un pouvoir central de bonne facture. La communauté internationale ne peut trop espérer ni du gouvernement libyen ni de la communauté arabe. Celle-ci s’est révélée peu efficace en face de l’État Islamiste en Irak et en Syrie [ISIS] laissant ce dernier élargir ses territoires sans coup férir. Il fallait l’intervention musclées d’autres puissances comme la Russie et les États-Unis pour déloger l’ISIS qui réduisait les femmes captives à l’esclavage sexuel. Le monde arabe a tendance à se complaire dans des attitudes maniant le silence, l’expectative, le déni de la réalité et le cri au complot contre l’Islam et les musulmans. Concurremment, des musulmans ont tendance à ressusciter la traite et la vente des esclaves dès qu’ils ont en l’occasion. C’est ce que ce produisaient sous la houlette de l’État Islamique ISIS et des groupuscules libyens.

Qu’est-ce qu’on pouvait espérer des instances politiques comme la Ligue Arabe et l’Organisation de la Conférence Islamique? Qu’est-ce qu’on pouvait espérer des instances religieuses comme Al-Azhar de l’Égypte, le conseil des grands oulémas de l’Arabie Saoudite et le Conseil International des Oulémas sous l’égide de Qatar en passant par les muftis et les conseils des   oulémas dans les différents pays islamiques? Quelles étaient leurs positions vis-à-vis de l’État Islamiste ISIS et ses atrocités? Il faut se poser ses questions pour en arriver à des conclusions.

Les musulmans, fous de colère, descendent en marrées dans les rues pour protester contre une caricature faisant allusion au prophète de l’Islam mais, à contrario, ils n’agissent pas de la même façon lorsqu’il s’agit des atrocités de l’État Islamiste ISIS. Les mauritaniens, par exemple, ne protestent pas contre les séquelles de l’esclavage en Mauritanie, mais ils envahissent les rues en masse pour réclamer la condamnation à mort du blogueur Mohamed Ould Cheikh M’kheitir qui avait écrit, en 2014, un article intitulé « Religion, religiosité et forgerons », dévoilant la discrimination raciale au temps du prophète de l’Islam.

C’est la Bible qui a ouvert le bal dans le domaine de la traite au nom de la religion. L’esclavage a été, théologiquement parlant, institué par la Bible à travers la légende de Noé. Dans une scène décrite dans le neuvième chapitre de la Genèse, il est dit que Noé est devenu agriculteur et qu’il s’est soulé en buvant le vin d’une vigne qu’il avait lui-même plantée. Subséquemment, il s’est endormi nu, à plein le sol, au milieu de sa tente. Par mal chance, Cham, le fils benjamin de Noé, est entré dans la tente et il a buté sur son père dans cette situation de nudité de mauvais augure. Il est sorti sur le coup pour rapporter ce qu’il venait de voir à ses deux frères Sem et Japhet. Ces derniers avaient alors pris un manteau et ils sont entrés à reculons dans la tente, les visages détournés, pour ne pas voir la partie du corps du dormeur enivré par laquelle le malheur arrive. Ils ont alors fini par couvrir leur père sans voir sa nudité.

La Bible ne nous dit pas en quoi consiste la gravité de voir la nudité du père énivré, couché nu par terre. Elle ne nous dit pas si Cham était conscient ou non du risque qu’il encourrait si, par malheur, la nudité de son père s’exposait à sa vue. Elle ne nous dit pas, non plus, si Noé avait honte ou non de ce qu’il avait fait de lui-même en se laissant enivrer et s’effondre nu, dans un état d’inconscience, à même le sol. Elle se contente juste de nous raconter que Noé s’est réveillé de son ivresse et, en apprenant ce qui s’est passé, il avait prononcé une malédiction monumentale, non pas contre son fils Cham, mais, plutôt, contre Canaan, le fis benjamin de Cham. Voici ci-après l’énoncé de cette malédiction biblique.

Alors Noé dit : « Maudit soit Canaan. Qu’il devienne le dernier esclave de ses frères. ».

Et il ajoute : Béni soit le Dieu de Sem et que Canaan devienne son esclave. »

Que Dieu accorde un ample espace à Japhet et qu’il réside dans les tentes de Sem. Que Canaan devient aussi son esclave. » (Genèse: IX, 25-27)

Dans cette malédiction prophétique lourde de conséquences, nous constatons tout d’abord que la Bible établit une supériorité et un rapport de domination qui est généreusement à l’avantage de Sem et ostentatoirement au détriment de Canaan. Celui-ci est condamné à une situation d’esclave de dernière classe. Il est condamné à demeurer le dernier esclave de ses frères. Quant à Japhet, il y est placé dans une situation d’homme libre mais résident dans les tentes de son frère Sem. Projeté dans le futur, cette prophétie va profiter aux sémitiques et, tout particulièrement, au patriarche Abraham en sa qualité de sémitique et fondateur du monothéisme hébraïque. En revanche, la Bible va user de subterfuges pour légitimer l’extermination des Cananéens [descendant de Canaan] et la colonisation de leur pays. La prophétie de Noé qui prélude à l’occupation de la terre de Canaan [la Palestine] par la diaspora des israélites joue le même rôle que celui de la déclaration de Balfour qui prélude, elle aussi, à l’occupation de la Palestine par la diaspora des fils d’Israël.

L’imprécation de Noé contre le fils benjamin de Cham soulève plusieurs questions du genre :  pourquoi la Bible avait-elle rendu Canaan responsable de la soi-disant faute de son père Cham à travers l’imprécation de Noé ? Pourquoi la Bible avait-elle obstinément choisi de faire en sorte que l’imprécation de Noé soit exclusivement prononcée contre Canaan épargnant ainsi les trois autres fils de Cham? Il importe de rappeler que les enfants de Cham sont assimilés à des noirs dans l’imaginaire des biblistes. Le prophète Jérémie, n’a-t-il pas dit dans le verset 23 du chapitre XIII de son livre que : « Un kushite [descendant de Koush] peut-il changer sa peau ? ou un léopard ses tâche ? », sachant que Koush est le fils aîné de Cham et le frère aîné de Canaan ?

La condamnation des fils de Canaan à la servitude des sémitiques proclamée dans la Bible n’était clairement pas limitée dans le temps. Tout au contraire, elle a été proclamée pour des temps indéfinis. Ainsi, les Cananéens survivants au génocide commis contre eux au temps de la conquête de leur terre par les fils d’Israël au temps de Josué, le lieutenant de Moïse, ont continué à subir le joug de la servitude sous le règne de Salomon comme en témoigne le chapitre IX du livre biblique intitulé 1Rois.

Quant à tout le peuple qui restait des Amorites, des Hittites, des Perizzites, des Hivites, et des Yebousites, qui ne faisaient pas partie des fils d’Israêl,

Leurs fils qui étaient restés après eux dans le pays, ceux que les fils d’Israël n’avaient pu vouer à la destruction, Salomon les leva pour le travail forcé des esclaves jusqu’à ce jour. (1 Rois: IX, 20-21)

Comme le dit le proverbe arabe, « la magie s’est retournée contre le magicien » étant donné que la sentence prononcée par la Bible hébraïque contre le peuple cananéen, dans les temps immémoriaux, a été, par ironie du sort, prononcée au VIIème siècle de notre ère par le Coran et la tradition islamique contre les juifs de la tribu de Banu Quraydhah. En effet, le sort réservé aux membres de la tribu juive de Banu Quraydhah, capitulant entre les mains du prophète de l’Islam, ne diffère pas sur le fond du sort qui avait été réservé aux cananéens délivrés entre les mains des fils d’Israël.

La tradition islamique nous enseigne que les 600 à 900 hommes de cette tribu juive ont tous été décapités, en l’an 627, sous la houlette du prophète Muhammad, en représailles à leur présumée intelligence avec les forces des coalisés conduites par les mecquois au cours de la bataille dite de la tranchée ou bataille des coalisés dont les retentissements résonnent encore dans les versets coraniques d’une Sourate que porte le nom donné à cette guerre. Il s’agit en l’occurrence de la Sourate XXXIII dite « Sourate des Coalisés ».

Cette bataille n’a connu que quelques escarmouches entre les deux camps à cause d’une tranchée que les musulmans avaient creusée autour de leur ville Yathrib pour empêcher l’incursion de leurs ennemis. La bataille a finalement pris fin suite au retrait des forces armées des coalisées à cause d’une forte tempête à laquelle le Coran fait allusion dans le verset 9 de la Sourate des Coalisés.

Ö vous qui croyez ! Rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous, quand des troupes vous sont venues et que Nous avons envoyé contre elles un vent et des troupes [d’anges] que vous n’avez pas vues. (Sourate des Coalisés, 9)

Sur le coup, les forces armées du prophètes Muhammad se sont retournées conte la tribu de Banu Quraydhah. Elles assiégèrent les forteresses de la tribu pendant 25 jours et finirent par asservir ses habitants et s’emparer de leurs terres, de leurs demeures et de leurs biens comme en témoigne les versets 26 et 27 de la Sourate des Coalisés qui décrivent le sort de la tribu juive de Banu Quraydhah accusée d’avoir comploté ou tenté de comploter avec les ennemis du prophète Muhammad.

La sentence létale prononcée contre la tribu défaite a porté non seulement sur tous les hommes mais également sur tous les garçons en puberté qui avaient du poil sur le pubis[1]. Ils ont tous été décapités. Quant aux garçons impubères sans poil sur le pubis, ils ont été livrés à l’esclavage au même titre que toutes les femmes et les filles de la tribu en question. Si le prophète Muhammad avait agi de la sorte c’est parce que le Coran et les premiers musulmans tel que Saâd Ibn Mu’ad, qui était derrière la sentence contre ses ex-alliés de la tribu juive, s’inspiraient énormément de la Bible hébraïque et des enseignements judaïques.

Dans cette Sourate, Allah se comporte en chef des armées des musulmans à l’instar de Jéhovah [Dieu d’Israêl] qui se comporte selon la Bible comme chef des armées des fils d’Israêl. Allah jette de l’effroi sur les cœurs des juifs de Banu Quraydhah et les livre entre les mains des musulmans.

Et Il a fait descendre de leurs forteresses ceux des gens du Livre qui les avaient soutenus [les coalisés], et Il a jeté l’effroi dans leurs cœurs ; vous tuiez un groupe d’entre eux, et faisiez prisonniers l’autre groupe. (Sourate des Coalisés : 26)

Le Coran ne se limite pas à faire allusion au génocide de la tribu des Banu Quraydhah, il se prononce même sur le sort de la terre, des propriétés et des biens de cette communauté juive. Allah les donne en héritage aux musulmans comme Jéhovah avait donné le pays de Canaan en héritage aux israélites. Le Coran lui-même se prononce et précise les propos d’Allah à cet effet dans le verset 27 de la Sourate des Coalisés dans lequel il est dit : « Et Il [Allah] vous a fait hériter leur terre, leurs demeures, leurs biens, et aussi une terre que vous n’aviez point foulée ». Nous constatons à ce niveau qu’il y a une grande ressemblance entre la prophétie biblique de Noé contre le pays de Canaan et la sentence coranique contre la tribu des Banu Quraydhah.

Malgré l’abolition de l’esclavage par la communauté internationale, les musulmans continuent d’en rêver dans leur imaginaire; celui-ci  aspire au rétablissement de l’unification des musulmans sous l’étendard d’un seul khalifa sous l’égide duquel la charia serait la principale loi en vigueur avec tout cela comporte comme Jihad et commerce de guerre et d’esclavage. Il serait très édifiant à cet égard de citer le célèbre cheikh Abu Ishaq al-Huwayni (né en 1956) qui, publiquement et en toute impunité, prône le Jihad armé contre l’Occident en affirmant que le Jihad aurait permis aux jihadistes d’y ramener des rapines et des esclaves à vendre afin de résoudre leurs difficultés financières. Une telle vidéo circule librement sur internet sans que les autorités musulmanes et leurs instances religieuses s’en répugnent. La raison en est simple. Ce que prônent le cheikh Abu Ishaq Al-Huwayni et ses acolytes sur les chaînes satellitaires musulmanes se trouve dans la littérature islamiste que les musulmans tiennent pour sacrées et au-dessus des lois positivistes. Personne, parmi les musulmans, n’oserait dénoncer Abu Ishaq Al-Huwayni et ses acolytes sans risquer d’être taxé de mécréant, d’apostat, de traitre de la nation musulmane et courir, par voie de conséquence, le risque de la mort et de l’ostracise.

Pour changer le cours des choses, il faudra une main forte qui pousserait les États Islamistes à revoir leurs calculs et mettre sur la liste du terrorisme les oulémas de la trempe d’Abu Ishaq al-Huwayni ainsi que les conseils des oulémas qui rament avec eux dans le même sens. Les pays du Golf sous l’égide de l’Arabie Saoudite ont commencé à bouger dans ce sens. Ils ont mis des organisations islamistes comme l’Union Internationale des Oulémas Musulmans et le Conseil islamique International sur la liste du terrorisme. Un pas a été franchi sur une piste de mille milles et il reste encore beaucoup de chemin à faire!

[1] Sahih Al-Boukhari ; Hadith 4122, Dar Al-Fikr; 1994; Tome 3. P 61.

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Calvaire du symbole des jeunes athées égyptiens

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La figure de proue des jeunes athées égyptiens, Ahmad Harakan, fut l’auguste victime d’une exténuante partie de torture psychique en prélude d’un interrogatoire dans des locaux de la police égyptienne au moment où devait se tenir, du 4 au 10 novembre 2017, un Congrès International de la Jeunesse à Charam el-Cheikh, en Égypte, sous l’égide du président égyptien Abdelfattah Sissi.

En sus de la torture psychologique et de l’interrogatoire, Ahmad Harakan, la croupe clouée au sol, fut placé face à des interlocuteurs, confortablement installés dans leurs chaises, pour éprouver les connaissances et la sagesse de ce fameux trentenaire égyptien qui polarise l’attention des jeunes athées du monde arabe depuis qu’il a décidé de renier sa foi de musulman en 2010.

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Ahmad Harakan était un salafiste et il a grandi dans une ambiance salafiste. Né en 1982 en Alexandrie, en Égypte, il réussit, dès son jeune âge, à apprendre le Coran par cœur et à approfondir son savoir en matière des sciences religieuses en Arabie Saoudite. Au cours de son apprentissage, il s’est imprégné de la pensée des salafistes les plus notoires de la trompe des cheikhs Saleh Al-Fawzan (1933) et Muhammad Ibn Al-Uthaymeen (1925-2001). Son parcours lui a permis de connaitre l’esprit salafiste qui nourrit le terrorisme d’inspiration musulmane. Outillé d’une telle expérience, Ahmad Harakan devrait avoir eu la chance de participer aux travaux du Congrès International de la Jeunesse à Charam el-Cheikh, en Égypte, au lieu de subir les supplices de la police de son propre pays

La première scène du drame débuta, dans un appartement à peine garni de quelques meubles, à un moment où le jeune Ahmad Harakan était en train de communiquer avec son public d’amateurs à travers une vidéo en live. Soudainement, une escouade actionna fermement la cloche forçant ainsi le jeune youtubeur à s’excuser auprès de ses auditeurs pour aller ouvrir la porte de son appartement.

Après quelques instants passés loin de sa caméra, Ahmad Harakan rejoignit son audience. Il se mit sur son banc, en face de l’œil magique de la caméra, affichant une face rassurante à son auditoire comme s’il ne s’agissait pas d’une visite de mauvais augure. Néanmoins, il avoua à son public qu’il s’agissait d’une visite d’une escouade ; il semblait espérer que la visite serait courte comme un feu de paille et qu’elle ne ferait pas long feu.

Mais au grand dam d’Ahmad Harakan et à la surprise de ses amateurs, les membres de l’escouade sortirent de leurs gants et se révélèrent intransigeants et insoucieux de la caméra qui pourrait mettre le public au parfum de ce qui se tramait dans l’appartement du jeune Ahmad Harakan. L’auditoire aurait indubitablement compris que ceux qui ont fait irruption dans l’appartement avaient réquisitionné le téléphone mobile d’Ahamad Harakan et intimé à ce dernier l’ordre de fermer la caméra.

Tournée en live, la vidéo d’Ahmad Harakan aurait servi de témoin à charge d’une scène déconcertante qui laissa la porte ouverte aux conjectures et aux spéculations : s’agissait-il d’une séquestration ou d’un enlèvement d’Ahmad Harakan!? S’agissait-il d’une escouade de la police ou bien s’agissait-il d’un groupe de malfaiteurs ou de terroristes !? Est-il vivant ou bien est-il mort ce pauvre Ahmad Harakan !?

Les youtubeurs et les animateurs des chaines de diffusion sur Internet s’inquiétèrent alors et improvisèrent des vidéos et des débats sous des sigles du genre : « Où est Ahmad Harakan ? » et « La liberté pour Ahmad Harakan ». Nous y décelons, à titre d’illustration, Youssef Khalaf, Shuja3 Albeghdady [شجاع البغدادي], la Chaîne Bridges [قناة جسور](émission 314) et la Chaîne Ajhar [اجهر]( émission 461).

Les craintes des amis et supporteurs d’Ahmad Harakan ne commencèrent à s’estamper que lorsque, deux ou trois jours après, l’auguste victime de l’exténuante partie de torture psychique dans les locaux de la police, décida de sortir de son silence et de raconter les affres de son calvaire à son auguste auditoire de sympathisants.

Au terme de son séjour dans les locaux de la police, Ahmad Harakan a été exhorté à ne rien divulguer au public au sujet de ce qui s’est passé afin de « ne pas souiller l’image de l’Égypte ». Néanmoins, Ahmad Harakan trouve que ceux qui souillent l’image de l’Égypte auraient raté leur cible en s’occupant de lui au lieu de s’occuper des terroristes qui pullulent dans le pays. Il estime qu’il a été humilié et torturé psychologiquement; il a l’impression qu’il a été filmé les yeux bandés et, semble-t-il, il serait difficile pour lui d’oublier qu’il avait été forcé à faire ses besoins dans des conditions indécentes.

Il s’avère que le jeune athée Ahmad Harakan n’est pas seul dans le pétrin égyptien. Outre les coptes, il y a également les coranistes qui sont dans la ligne de mire. La justice égyptienne avait condamné des coranistes qui prônent un Islam pacifique et tolérant et rejettent les textes de la tradition islamiste qui prônent la haine et la violence. Il s’agit, entre autres, d’Islam Labhiri et du Cheikh Muhammad Abdellah Naçr qui ont été mis derrière les barreaux.

À contrario, les leaders Islamistes arabes qui prônent la haine et la violence dans les mosquées et sur les ondes des chaînes satellitaires emportent l’adhédion d’une masse colossale de la population du monde arabe. Ces leaders religieux sont condidérés comme étant les grands gardiens de l’Islam et de la tradition musulmane. L’État se doit de les soutenir et de les protéger car ils sont les templiers de la religion de l’État. Drôle de partage de rôles entre l’État et les templiers de l’Islam de l’État surtout lorsqu’on remarque qu’un État comme l’Égypte est victime du terrorisme islamiste s’inspirant de la religion de l’État qui n’est rien d’autre que l’Islam !

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Sahih Al-Boukhari : Fin d’une Légende

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«Sahih Al-Boukhari : Fin d’une Légende » est un nouvel ouvrage qui a inopinément fait irruption dans le domaine religieux du Maroc contemporain. Son auteur Rachid Aylal n’y fait pas l’apologie de la tradition musulmane comme il est de coutume de le faire dans une société qui érige l’Islam en religion de l’État. Tout au contraire, il y remet en question le livre de « Sahih Al-Boukhari » qui demeure, aux yeux des musulmans sunnites, le livre le plus authentique et le plus sacré après le Coran.

«Sahih Al-Boukhari : Fin d’une Légende » n’est pas un livre ordinaire dans le champ religieux marocain; il est plutôt le fruit d’une enquête documentée qui a amené le chercheur Rachid Aylal à dévoiler les traits légendaires qui minent l’authenticité de « Sahih Al-Boukhari » et de son présumé auteur Muhammad Al-Boukhari.

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En publiant son livre « Sahih Al-Boukhari : Fin d’une Légende » qui, sort des sentiers battus, l’auteur Rachid Aylal défraie la chronique, provoque l’establishment et risque d’ouvrir les yeux sur la boite de Pandore.

Le contenu de son ouvrage touche à un « domaine réservé » qui s’est donné la latitude de refuser la location de la salle municipale de Marrakech à « l’Association Maroc pluriel » qui s’apprêtait à organiser une cérémonie de signature de ce nouvel ouvrage en date du 14 octobre 2017.

Les peines de l’ouvrage « Sahih Al-Boukhari : Fin d’une Légende » et celles de son auteur Rachid Aylal ne se limiteraient pas à ce stade. Un débat médiatique sur les ondes de la radio mettant aux prises Rachid Aylal et le salafiste Hammad El-Kabbaj fut reporté sine die sur requête du Conseil supérieur des oulémas. La requête du Conseil pourrait être interprétée, en fin de compte, comme un signal qui aurait pour effet de dissuader d’autres stations à inviter l’auteur du livre « Sahih Al-Boukhari : Fin d’une Légende ».

Les autorités locales ne semblent pas lâcher prise. Le pacha de la localité avait personnellement fait irruption dans le domicile de l’auteur Rachid Aylal pour y interdire, in extremis, une interview qui aurait été sur le point de se déployer.

Néanmoins, il semble que les autorités locales marocaines avaient raté le moment adéquat pour interdire l’interview d’une heure quarante-huit minutes que l’auteur avait accordé, sur les ondes de l’Internet, au célèbre Hicham connu sous le nom de « Apostat Marocain ». Quoi faire face à l’Internet… !?

Nonobstant l’impuissance devant les effets magiques de l’Internet, rien n’empêcherait la société religieuse d’entrer en ligne. Ainsi, le Cheikh Mustapha Ben Hamza, président du Conseil des oulémas d’Oujda, ne manquera pas de critiquer l’ouvrage de Rachid Aylal et d’inciter les chercheurs au Centre des études et des recherches islamiques d’Oujda à mener des recherches qui accoucheraient l’antithèse de l’ouvrage de Rachid Aylam, et ce en faisant miroiter une récompense monétaire.

Intellectuellement parlant, il semble que « Sahih Al-Boukhari : Fin d’une Légende », publié sur la base des recherches personnelles de Rachid Aylal, avait poussé contre le mur un conglomérat d’intellectuels Islamistes et de chercheurs gravitant autour des universités et centres des études islamiques au Maroc.

L’émulation intellectuelle ne peut être qu’une dynamique salvatrice et bénéfique pour toute la société plurielle. Mais le hic pourrait venir d’une frange salafiste de la société. Dans le cas d’espèce, il a été rapporté que le Chiekh salfiste Abdellah Aâyach aurait appelé à incendier toutes les copies de l’ouvrage « Sahih Al-Boukhari : Fin d’une Légende » sans s’empêcher de faire allusion au châtiment de flagellation qui aurait été infligé à l’auteur de l’ouvrage sous l’autorité d’un gouverneur ayant à cœur la cause religieuse.

Ce qui est sûr, c’est que la violence et l’intimidation n’empêcheraient pas un livre comme « Sahih Al-Boukhari : Fin d’une Légende » de se vendre comme des petits pains dans une société musulmane réputée pour son manque d’appétit quand il s’agit de la consommation des ouvrages.

 

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« Je croyais en Issa, j’ai rencontré Jésus »

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Ils sont nombreux les musulmans qui quittent l’Islam et qui le font savoir publiquement malgré les menaces de mort que prononce l’Islam contre ceux et celles qui lui tournent le dos. La plupart d’entre eux souffrent énormément pendant la période de transmutation. Il y en a ceux et celles qui trouvent leur épanouissement dans l’athéisme come la célèbre syrienne Wafa Sultane et il y en a ceux et celles qui trouvent leur salut dans le christianisme à l’instar du renommé marocain alias « Frère Rachid ». L’auteur Jamal Attar est lui aussi un marocain qui avait quitté l’Islam et trouvé son salut en Jésus Christ. Il nous le fait solennellement savoir dans son émouvant livre de 128 pages qu’il a publié, en 2013, dans les éditions Ourania, sous l’intitulé : « Je croyais en ‘Issa, j’ai rencontré Jésus ». Les ex-musulman peuvent trouver le reflet de leur propre épreuve dans le récit saisissant de Jamel Attar. Je vous invite à le lire.

Pour les ex-musulmans, quitter l’Islam n’est pas une mince affaire. Les déserteurs de l’Islam sont considérés comme des apostats, des ennemis de l’Islam et des traitres de la communauté musulmane. À ce titre, ils sont passibles de la peine de mort en vertu des dispositions du Coran et de la tradition musulmane. D’un côté, le Coran leur interdit d’opter pour une religion autre que l’Islam; d’un autre côté, la tradition musulmane les menace de la peine de mort en faisant prévaloir un hadith dans lequel il est dit que le prophète Muhammad ordonne à la communauté musulmane de tuer le renégat qui opte pour une religion autre que l’Islam. De ce fait, quiconque ose renoncer publiquement à l’Islam risque d’être tué par n’importe quel Islamiste ou groupe d’Islamistes.

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Sur cette toile de fond Islamiste, le fait de quitter l’Islam n’est pas une simple sortie de l’auberge même si le dissident se trouve expatrié dans un État laïc et démocratique comme la France. Les menaces de peine de mort et d’ostracisme poursuivent le dissident comme une malédiction institutionnelle inhérence au système totalitaire de l’Islam. Si l’émancipation du joug de l’Islam est un acte de délivrance pour les dissidents, le fait de le faire savoir publiquement relève plutôt de l’héroïsme, de la bravoure et du défi des menaces Islamistes. Dans cette perspective l’Islam se présente comme une enceinte fermée qui vous donne l’accès d’entrée et vous refuse systématiquement le droit de sortir de cette enceinte sous peine de sanctions coercitives pouvant aller jusqu’à la peine de mort dans des États qui appliquent l’Islam à la lettre comme Daech et l’Arabie Saoudite.

« Je croyais en ‘Issa, j’ai rencontré Jésus » est un témoignage émouvant dans lequel le dissident Jamal Attar partage sa douloureuse épreuve spirituelle avec une multitude d’ex-musulmans qui se sont convertis de l’Islam au christianisme. Il la partage également avec une multitude de musulmans qui sont restés musulmans malgré eux, sans oublier les musulmans et les musulmanes qui sont en voie de transmutation et de transfuge. À travers son témoignage, l’auteur Jamel Attar nous fait découvrir l’Islam et des aspects de la vie musulmane au Maroc. Il nous dévoile le vécu inculte des musulmans et la méconnaissance de la population du vrai Islam sans oublier la méconnaissance du vrai christianisme. Il nous fait également prendre note de la présence des frères musulmans au Maroc et il nous divulgue l’image biaisée que propage l’Islam de la Christianité.

Dans le feu de l’action, nous apprenons que l’Islam enseigne à ces adeptes que la Bible est falsifiée, que Jésus n’est pas mort et qu’il n’a pas été crucifié. En fait, tous les musulmans vous ressasseront la même litanie sans vous avancer une preuve de ce qu’ils disent. De ce fait, les musulmans ont l’air d’être complètement irrationnels. Ils croient en ce que dit le Coran sans discuter la véracité de ce qu’ils lisent dans leur Coran. Ils sont individuellement et collectivement conditionnés depuis leur jeune âge pour apprendre par cœur sans comprendre et pour agir irrationnellement lorsqu’il s’agit des assertions de l’islam. L’auteur Jamel Attari illustre cette situation à travers sa propre expérience relatée dans son livre intitulé « Je croyais en ‘Issa, j’ai rencontré Jésus ».

En sa qualité d’homme musulman ayant toujours adoré Allah de toute son âme et vénéré le prophète Muhammad de tout son cœur, Jamel Attari va connaître une autre réalité religieuse en France. Il va trouver que les arguments du Coran s’effritent devant le raisonnement des chrétiens et les arguments de leur Bible. Confronté avec des chrétiens et ébranlé par leurs arguments, Jamel Attari va se lancer dans sa recherche à la quête de la réalité, de la vérité chrétienne. Pour ce faire, il commence par lire la Bible pour la première fois dans sa vie. Personnellement, je peux imaginer la stupéfaction qu’aurait éprouvé Jamel Attar à la lecture de la Bible pour la première fois car j’ai eu l’opportunité de d’étudier la Bible et d’analyser son contenu dans le cadre de cercles d’études bibliques que j’ai fréquentés avec assiduité pendant un certain nombre d’années, au Canada, avec les Témoins de Jéhovah. À vrai dire, l’Islam enseigne à ses adeptes que la Bible est falsifiée et il les dissuade de le lire afin de les empêcher de connaitre l’autre vérité du Dieu. En d’autres termes, l’Islam dissuade les musulmans de lire la Bible pour les empêcher de découvrir ses mythes fondateurs à la lumière de l’étude de la Bible.

En effet, mes études bibliques m’ont permis de découvrir la vérité du Coran et m’ont aidé à mieux comprendre ses absconses et abracadabras. Ils m’ont permis de me rendre compte combien les musulmans sont dupés au point de me faire rire lorsqu’ils ressassent inlassablement des vérités coraniques que le Coran avait reprises de la Bible et réutilisées à son propre profit. Prenant, pour illustration, le verset 110 de la Sourate III intitulé « la Famille d’Imrane » dans laquelle Allah flatte les musulmans en leur disant qu’ils sont « la meilleure communauté qu’on a fait surgir pour les hommes ». Les musulmans s’énorgueillissent et s’enflent d’orgueil et s’emplissent du sentiment de supériorité par rapports aux non-musulmans, estimant que Dieu avait fait d’eux l’unique « peuple élu parmi toutes les autres nations ». À la lecture de la Bible, vous trouvez que Dieu avait dit la même chose aux juifs lorsqu’il les a qualifiés du « Peuple élu du Dieu » ou encore de « la pupille [la prunelle] des yeux du Dieu ». Ainsi, par exemple, le prophète Zacharie dit dans le verset 8 du chapitre II du livre portant son nom [Zacharie]: « Celui qui vous touche touche la prunelle de son œil ». Pour le comble, la lecture de la Bible nous révèle aussi que Dieu dit pratiquement la même chose aux chrétiens en les qualifiant du « Sel de la terre » et de « lumière du monde ». Que ce soit dans le Coran ou dans la Bible,nous trouvons toujours la même idée mais différemment formulée.

À travers son émouvant récit intitulé « Je croyais en ‘Issa, j’ai rencontré Jésus », l’auteur Jamel Attar attire notre attention sur le danger que présente la Bible pour un musulman. Ce livre a la capacité de transformer les âmes des musulmans et des musulmanes qui cherchent Dieu de tout leur cœur et de toute leur âme. En effet, la réalité biblique bouleverse les musulmans qui n’ont jamais lu la Bible auparavant. Elle aboutit à une transformation totale de l’individu à travers un processus traumatisent qui, en cours de route, génère un désarroi, des insomnies, des souffrances psychologiques, des chocs culturels, des conflits identitaires et une remise en question des croyances ancestrales.

Pour un converti au christianisme, la foi en Jésus est une nouvelle naissance, une nouvelle vie dans laquelle toutes les choses sont devenues nouvelles. Selon la foi chrétienne telle qu’elle est véhiculée dans le verset 20 du chapitre II du livre « Les Galates », un chrétien se considère comme « crucifié avec Christ, qu’il n’est plus lui-même qui vit et que c’est plutôt Christ qui vit en lui ». À titre de converti, l’auteur Jamel Attar qui adorait Allah et magnifiait son prophète Muhammad a transmuté. Il ne croit plus à jésus tel qu’il est relaté dans le Coran; il croit désormais au Jésus de la Bible qu’il a personnellement rencontré au cours du processus de sa déchirante transformation religieuse. L’intensité du désarroi vécu, l’ampleur des émotions ressenties et la béatitude du salut retrouvé en Jésus sont relatés avec conviction dans un langage simple et touchant dans le livre du livre intitulé « Je croyais en ‘Issa, j’ai rencontré Jésus » à travers lequel l’auteur Jamel Attar partage avec nous son épreuve de conversion de l’Islam au christianisme.

En retrouvant son salut en Jésus, l’auteur Jamal Attar s’est épanoui dans le christianisme. Il a fait des études théologiques à l’Institut biblique pastoral baptiste pour se préparer au ministère pastoral. Il a par la suite préparé un doctorat portant sur le père de l’Église Grégoire de Nazianze. Il est devenu un Pasteur dans l’Église baptiste de Caen. Son livre « Je croyais en ‘Issa, j’ai rencontré Jésus » a été préfacé de Saîd Oujibou, le pasteur itinérant et professeur d’Islamologie chargé de la communication de l’Union des Nord-Africains chrétiens de France [UNACF].

Je vous invite à lire ce livre émouvant que vous trouvez en plusieurs langues dont le français, l’arabe et l’anglais. Pour découvrir ce livre sur le Site d’Amazon, je vous invite à cliquer sur le lien ce lien : « Je croyais en ‘Issa, j’ai rencontré Jésus ».

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Le Grand Secret de l’Islam

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Qu’est-ce qu’il y a de caché dans l’histoire de l’Islam? C’est la question centrale à laquelle le journaliste et blogueur Odon Lafontaine alias Olaf se propose de répondre dans son éminent ouvrage intitulé « Le Grand Secret de l’Islam ». À vrai dire, l’auteur de cette publication ne va pas dans le sens du poil de la version officielle de l’histoire de l’Islam telle qu’elle est inlassablement narrée dans la tradition musulmane. Il emprunte, plutôt, la voie de la recherche historique et des découvertes détonantes du Père Édouard-Marie Gallez que l’on retrouve dans sa saisissante thèse de doctorat publiée sous l’intitulé « Le Messie et son Prophète ».

De prime à bord, Odon Lafontaine constate qu’il y a quelque chose de perturbant dans l’Islam. Il trouve que cette religion est porteuse de contradictions et qu’elle dégage un sentiment de malaise et d’incompréhension. Intrigué, il se lance dans sa recherche sur les origines de cette religion dans le but de dénicher « Le Grand Secret de l’Islam » qui est à la base des problèmes générés depuis la naissance de la religion mahométane au début du VIIème siècle de notre ère jusqu’à nos jours.

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Historiquement parlant, l’Islam connait d’interminables guerres intestinales entre les musulmans. Le prophète de l’Islam a été lui-même empoisonné et trois de ses quatre califes ont été par la suite assassinés par des musulmans ; il s’agit en l’occurrence des califes Omar, Othmane et Ali. Depuis, les guerres entre musulmans ne cessent d’éclater au nom d’Allah et au nom de l’Islam. Fidèle à sa tradition, la malédiction des guerres continue de faire des ravages dans les pays de l’Islam. Nous n’avons qu’à jeter un simple regard sur la situation qui prévaut actuellement dans des pays islamiques comme la Syrie, l’Irak, le Yémen, Afghanistan, la Libye et la Somalie.

Bien évidemment, cela ne peut nous faire oublier ce qui s’est passé en Algérie pendant la guerre civile des années quatre-vingt et ce qui se passe actuellement en Égypte où les Islamistes abattent sans merci les coptes et attaquent leurs églises. Naturellement, les autres pays arabes n’en sont pas en reste. Qu’il s’agisse du Maroc, de la Tunisie, de la Turquie, de l’Arabie Saoudite, de l’Iran ou de la Mauritanie, la violence de l’Islam et des Islamistes ne cesse de faire long feu à l’échelle internationale.

Dans son saisissant ouvrage « Le Grand Secret de l’Islam », Odon Lafontaine pose des questions qui nous permettent de mieux nous orienter dans la recherche de la vérité de l’Islam et de mieux cerner les symptômes de la problématique de cette religion qui ne cesse de faire parler d’elle. Nous nous permettons de reproduire ci-après quelques-unes des questions d’Odon Lafontaine :

  • Pourquoi les terribles luttes fratricides entre musulmans n’en finissent-t-elles jamais?
  • Pourquoi il y a dans l’Islam une intolérance doctrinale à l’égard des autres religions?
  • Pourquoi trouve-t-on dans l’Islam une hégémonie, une volonté à tout dominer?
  • Pourquoi l’Islam éprouve-t-il des problèmes d’intégration et d’incompatibilité dans le monde moderne?
  • Pourquoi l’Islam comporte-t-il des atteintes aux libertés et à la dignité humaine?
  • Pourquoi il y a si peu de réactions des musulmans devant tout cela?

À l’œil nu, l’Islam se révèle incompatible avec la démocratie et les droits de l’homme tels qu’ils sont universellement reconnus. C’est la raison majeure pour laquelle la démocratie n’a pu être instaurée dans les pays arabes. Le monde arabe prend alors la figure d’un océan de dictatures au sein duquel flotte le petit ilot de la démocratie israélienne. De par ses textes sacrés et leur mise en application, l’Islam s’affirme par excellence en tant que religion hégémoniste, esclavagiste, sexiste, misogyne et liberticide comme ne cesse de le démontrer le jeune ex-musulman Majid Oukacha dans son précieux livre intitulé « Il était une Foi l’Islam : l’histoire de celui qui voulait diviniser pour mieux régner ».

Dans la foulée des questions, Odon Lafontaine ne manque pas de constater que « l’Islam peine à bâtir la société idéale qu’il aspire à édifier sur toute la terre » mettant ainsi en exergue l’historicité de l’un des rêves utopiques du monde musulman ; à savoir : reproduire le modèle du khalifat avec tout ce que cela comporte comme Jihad [guerre sainte] dans le dessein de soumettre la terre toute entière à l’Islam. L’auteur constate par ailleurs que les musulmans ne se posent curieusement pas des questions pour envisager de trouver des solutions aux problèmes posés par l’Islam. En effet, la culture musulmane interdit au musulman de douter, voire même de penser.

Ceux qui doutent du bien-fondé de l’Islam et qui finissent par renier leur religion, ceux-là le font à leur risque et péril car, dans un contexte musulman, la liberté de culte, la liberté de pensée et la liberté d’expression n’existent pas en dehors du plafond de l’Islam. En conséquence, un apostat qui renie l’Islam est contraint à la clandestinité. Il ne peut montrer publiquement son visage d’apostat sans risquer d’exposer sa vie aux répressions consignées dans la littérature musulmane. L’auteur Odon Lafontaine en est certainement conscient.

Le destin d’Odon Lafontaine, a été vraisemblablement scellé depuis sa découverte de la thèse de doctorat en théologie et histoire des religions soutenues en 2004 par le Père Édouard-Marie Gallez à l’Université de Strasbourg II, en France. Dans cette thèse révolutionnaire, le chercheur Édouard-Marie Gallez propose une explication scientifique et bien documentée de l’apparition de l’Islam. Il fonde sa thèse dans le sillage des recherches antérieures menées par des chercheurs de grande renommée de la taille de Régis Blachère [Introduction au Coran] et Christoph Luxenberg [Lecture syro-araméenne du Coran / The Syro-Aramaic Reading of the Koran].

411QJH93KZL._SX322_BO1,204,203,200_La thèse du Père Édouard-Marie Gallez reprend une multitude de preuves, d’indices et de témoignages. Elle assemble ainsi les différents éléments qui lui permettent de reconstituer le puzzle et, partant, raconter une toute autre version de l’Islam qui est à l’antipode de la version musulmane. Dans sa thèse publiée en deux tomes sous l’intitulé « Le Messie et son Prophète », le Père Édouard-Marie Gallez inscrit la naissance de l’Islam dans le cheminement d’une certaine « pensée messianique judéo-chrétienne » établie en Syrie.

Dans le cadre de cette vision des choses, l’Islam prendrait l’allure d’une religion née en Syrie à partir d’une spécifique « pensée messianique judéo-chrétienne » et non pas d’ailleurs. Concurremment, le personnage du prophète Muhammad et la révélation du Coran prendraient, à leur tour, une toute autre allure. Une illustration de cette vision est énoncée dans la note introductive du site intitulé « Le Grand Secret de l’Islam : l’histoire cachée de l’Islam révélée par la recherche historique » à l’adresse https://legrandsecretdelislam.com/about/ où il est spécifié : « L’Islam n’est pas le résultat d’une révélation divine – ou de la seule prédication de Muhammad – mais celui d’un processus très long et très complexe de réécriture de l’Histoire, s’enracinant dans certaines idées juives et chrétiennes dénaturées qui avaient cours dans la Syrie de la fin du VIème siècle, processus manipulé par les premiers souverains musulmans pour satisfaire leurs visées de domination politique ».

download (25)C’est en se basant sur « Le Messie et son Prophète » que le journaliste et blogueur Odon Lafontaine avait élaboré son ouvrage intitulé « Le Grand Secret de l’Islam », et ce en étroite collaboration avec le Père Édouard-Marie Gallez lui-même. Le but recherché étant de rendre accessible au grand public « Le Grand Secret de l’Islam » et de vulgariser « Le Messie et son Prophète » à l’extérieur des enceintes universitaires.

Le lecteur passionné peut y trouver une mine d’information qui dépasse le cadre de cette note de lecture. « Le Grand Secret de l’Islam » est disponible en version papier et en version Kindle pour les amateurs de lecture qui souhaitent découvrir une tout autre version sur les origines de l’Islam. Le livre est également offert sur le site intitulé « Le Grand Secret de l’Islam : l’histoire cachée de l’Islam révélée par la recherche historique ». L’auteur Odon Lafontaine y offre également la possibilité de lecture et de téléchargement. À vos marques !

Ceci étant, je trouve qu’il est fort déplorable de constater que les chercheurs et les universitaires dans les pays musulmans s’abstiennent de mener des études sérieuses sur les origines de l’Islam. Cela se comprend évidemment lorsqu’on sait que leurs « droits à la liberté » dans ces pays ne dépassent et ne dépasseront jamais le plafond des libertés énormément étriquées en Islam. Ils sont d’emblée liés, mains et pieds, par le Coran et l’interprétation qui lui en a été donnée par les premiers musulmans, les recueils des hadiths et l’hagiographie du prophète attribuée à Ibn Hicham.

Dans cette perspective, les historiens et les écrivains musulmans se contentent de répéter ce que les anciens avaient dit sans aller jusqu’à comparer ce que les premiers musulmans disent de l’Islam avec ce qu’en disent les autres [les juifs, les chrétiens, les perses, les romains et les abyssiniens] et en recourant aux sciences auxiliaires de l’histoire comme les cartes géographiques, l’archéologie, la numismatique, les archives et les chronologies. Cela dit, il n’est pas un secret de Polichinelle d’affirmer que les érudits de l’Islam savent pertinemment bien que le Coran n’a pas été révélé sous forme écrite et que la compilation des versets coraniques n’a pas été fixée au temps du prophète. Ils savent aussi que la compilation du Coran a été faite à différente étapes et par différents personnages de l’Islam. Il en a résulté différents types du Coran : le Coran d’Abou Bakr, le Coran d’Omar, le Coran d’Ali, le Coran d’Ubay Ibn Kaâb, le Coran d’Ibn Massaoud, etc.

Autre fait, les exégètes et historiens musulmans savent aussi que la compilation du Coran sous la houlette d’Othmane n’a pas reçu l’unanimité. Ils savent également que les sourates et les versets n’étaient pas compilées selon l’ordre chronologique de leur révélation. Ils savent par ailleurs que des versets ont été omis et que des hadiths sont contradictoires ou incompatibles avec le Coran. Ils savent sans ambages que la compilation du Coran n’a pas été transcrites avec les lettres actuellement en usage en arabe et qu’il y manquait les voyelles et les points diacritiques sans lesquels la lecture du Coran était une tâche ardue et prêtant à différentes lectures et interprétations.

En somme, les érudits de l’Islam en savent trop mais le problème c’est que le public musulman n’en est pas mis au parfum. Dans « Le Grand Secret de l’Islam », Odon Lafontaine qui adopte une vision qui va dans le sens inverse du poil de l’Islam se révèle conscient de ce fait et il le fait savoir à ses lecteurs lorsqu’il dit in texto : « Nous nous proposons malgré cela de questionner cette vision, ce discours, ce système, en racontant une autre histoire, celle que les musulmans d’aujourd’hui ignorent, celle que les musulmans des premiers siècles ont escamoté : l’histoire du grand secret de l’Islam ».

 

BONNE LECTURE !

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« Il était une foi, l’islam » !?

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Si vous voulez connaître et débattre de l’Islam, vous pouvez apprendre à le faire grâce à l’ouvrage intitulé « Il était une foi, l’islam : l’histoire de celui qui voulait diviniser pour mieux régner » que Majid Oukacha a spécifiquement écrit pour vous après de longues années d’études minutieuses de ce qu’est vraiment l’Islam.

31VYYGOYFQL._SX331_BO1,204,203,200_Né français de nationalité, musulman de confession, et grandissant en musulman pratiquant en France, Majid Oukacha vivait dans la conviction que le Coran est bel et bien « la voix du salut et la voix de la raison ». Sa foi n’a cependant pas fait long feu et il a choisi de publier son livre pour le faire savoir.

Constatant que l’Islam devient le sujet explosif par excellence en France, Majid Oukacha décide d’étudier le Coran et les livres de la tradition islamique qui sont à la base de la charia qui, elle, pose des problèmes dans une France supposée être constitutionnellement une république indivisible, laïque, démocratique et sociale.

Les manifestations de l’Islam en France sont nombreuses et variés. Les actes terroristes, la poussée démographique des musulmans, la formation de ghettos islamiques, le repli de plus en plus affirmé des musulmans dans un communautarisme religieux ostentatoire et l’affirmation d’un Islam salafiste et djihadiste sont autant de sujets qui font de l’Islam un sujet explosif par excellence en France.

Dès lors, de nombreuses questions sont posées en France : Est-ce que l’Islam est compatible avec la démocratie ? Est-ce que l’Islam est une menace à la république ? Est-ce que l’Islam est favorable aux droits de l’homme et aux libertés individuelles ? Que dit l’Islam de l’égalité des sexes ? Que pense l’Islam de l’homosexualité ? Qu’elle est la position de l’Islam sur le mariage des filles mineures ? Quel traitement réserve l’Islam aux minorités ethniques et religieuses ? Est-ce que la charia est universelle ? Qui représente l’Islam ?  Est-ce que l’Islam est apolitique ? Est-ce que l’Islam est une religion de paix ou une religion belliqueuse et conquérante ?

Fortement attaché aux valeurs et idéaux de la république française et se souciant de l’avenir de la France où le « Vivre ensemble » fait face à la progression démographique et politique de l’Islam, Majid Oukacha constate dans sa recherche, sans ambages, que « ce que le coran promet n’a rien à voir avec le premier article de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 » qui stipule que « tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ».

Il enchaîne « qu’il ne connait pas une seule autre culture passée ou présente en ce monde capable de diviser et d’opposer les Hommes entre eux, comme le peut la culture tribaliste, anti-individualiste et phallocratique du coran ». Pour Majid Oukacha, « ce livre de lois [le Coran] semble figer bien des peuples de notre monde moderne dans l’homéostasie d’un immuable âge de pierre intellectuel ».

« Vous pouvez trouver la chose et son contraire dans les textes sacrés de l’Islam », nous fait savoir Majid Oukacha dans le cheminement de ses réflexions dans cet ouvrage de 459 pages. L’auteur affirme qu’il est courant de trouver, d’un côté, des musulmans « droits de l’Hommistes » et leurs alliés qui présentent l’Islam comme étant une religion de paix, d’amour et de tolérance et, d’un autre côté, des musulmans qui présentent l’Islam comme étant une religion « guerrière, esclavagiste, liberticide, sexiste et manichéenne ». Il faudra alors faire la part des choses car, dans le cas d’espèce, l’une ou l’autre des deux parties ment, trompe ou se trompe, ajoute-t-il.

Dans une société supposée être laïque comme la France, critiquer l’Islam n’est pas une chose facile. Une telle entreprise pourrait déboucher sur des menaces verbales et physiques. Elle peut également exposer son auteur à des poursuites pour Xénophobie, néofascisme, racisme, islamophobie ou incitation à la haine. Paradoxalement, les islamistes jouissent de la liberté de promouvoir l’Islam politique et de la charia sous la providence de la laïcité. Ils jouissent de la protection des droits et des libertés, et de la tolérance du communautarisme confessionnel. Pour Majid Oukacha, il y a un choix à faire entre la liberté d’expression et la liberté de la religion.

Majid Oukacha a passé huit années de sa vie à l’étude de l’Islam avant qu’il puisse préparer et publier son livre aux éditions Tatamis, en France. Il s’est donné pour objectif de faire le tour des points de vue qu’inspire le Coran et de questionner les textes sacrés de l’Islam en vue de mettre au monde un constat de « ce qu’est l’Islam dicté et enseigné par le coran » et de donner au lecteur les connaissances et les arguments nécessaires et suffisants pour connaitre et débattre de l’Islam de façon honnête et méthodologique qui n’a rien à voir avec la moralité et le manichéisme.

En publiant son ouvrage intitulé « Il était une foi, l’islam : l’histoire de celui qui voulait diviniser pour mieux régner », Majid Oukacha a réussi son projet. Il fait désormais partie de ces auteurs occidentaux de background arabo-musulman qui osent critiquer l’Islam politique et qui s’opposent aux islamistes et aux fanatiques musulmans.

Parmi ces auteurs occidentaux de background arabo-musulman, il y a lieu de citer, à titre d’illustration, la française Lydia Guirous qui a publié « Allah est grand, la République aussi », l’allemand Hamed Abdel-Samad qui a publié « Islamic Fascism », » la néerlandaise Ayaan Hirsi Ali qui a publié « Heretic: Why Islam Needs a Reformation Now ? », la canadienne Djemila Benhabib qui a publié « Ma vie à contre-Coran » et la tonitruante américaine Wafa Sultan qui a publié « A God Who Hates ».
Ces auteurs décortiquent et décodent l’Islam pour aviser et mobiliser leurs compatriotes quant à la réalité de la charia et de l’Islam politique qu’inspirent le Coran et les livres de la tradition islamique. Majid Oukacha n’en fait pas l’exception dans son livre : « Il était une foi, l’islam : l’histoire de celui qui voulait diviniser pour mieux régner».

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Les Guerres Bibliques : les batailles de l’histoire

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Dans leur livre intitulé « Les Guerres Bibliques : les batailles de l’histoire », les deux éminents auteurs, Mordechai Gichon et Chaim Herzog, risquent de déconcerter les fidèles férus des récits bibliques qui, eux, croient fermement que le Dieu de Moïse avait personnellement aidé le peuple d’Israël dans sa conquête de « la terre promise » qui appartenait aux Cananéens.

Comme le souligne le livre « Les Guerres Bibliques : les batailles de l’histoire », les israélites sont l’unique peuple à avoir conquis et occupé le pays des cananéens pendant presque douze siècles d’affilé. L’histoire du maintien de leur contrôle sur ce pays stratégique dans la géopolitique de l’antiquité a été truffée de nombreuses guerres que l’on appelle communément « les guerres bibliques ». Celles-ci jonchent la période allant de la sortie de l’Égypte sous l’égide de Moïse à la libération du joug de l’empire grec, vers le milieu du IIème siècle avant Jésus Christ, sous la houlette des frères Maccabées.

Les guerres bibliques sont consignées dans les livres de l’Ancien Testament qui racontent les péripéties des différentes guerres des israélites d’un point de vue religieux qui place le Dieu de Moïse à la tête des armées d’Israël. Nous y trouvons les guerres des fils d’Israël avec tous les peuples dont les Madianites, les Cananéens, les philistins [palestiniens], les syriens, les libanais, et les jordaniens [les Moabites, Ammonites et les Édomites], sans oublier leur colonisateurs Assyriens et Babyloniens, etc. Nous y trouvons également les guerres intestines comme celles qui opposèrent David à son roi Saül.

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Lors de l’occupation grecque, le peuple israélites de la Judée s’est révolté contre l’empire séleucide pendant une période allant de 171 à 140 avant Jésus Christ. C’était une épopée des israélites, une âpre guerre de libération sous la houlette des frères Maccabées qui avait mené le pays vers son indépendance et la fondation du royaume hasmonéens vers la moitié du IIème siècle avant Jésus Christ. L’épopée de cette longue guerre de libération n’est pas consignée dans la Bible à l’instar des autres guerres. Elle est plutôt consignée dans les livres des Maccabées que la Bible chrétienne ne canonise pas.

Les théologiens bibliques comme les dévots voient dans « Les Guerres Bibliques » des guerres du Dieu d’Israël et il les considère, à ce titre, comme l’accomplissement de la volonté du Dieu. Dans cette perspective, fort est de constater que le Dieu d’Israël présente son être comme étant le Dieu des armés d’Israël, et ce, avant même que les Israélites quittent l’Égypte pour aller dans le désert à la conquête du pays des cananéens. Dans le verset 4 du livre de l’Exode, le Dieu de Moïse dit en substance : « Il faudra donc que je pose ma main sur l’Égypte et que je fasse sortir du pays d’Égypte mes armée, mon peuple, les fils d’Israël, par de grands jugements ». De surcroît, la lecture de la Bible ne cesse de nous ressasser que les Israélites se sont constitué une armée et que le Dieu de Moïse se trouve être le Dieu des armées.

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Contrairement à la vision des auteurs de la Bible sus indiquée, les auteurs du livre « Les Guerres Bibliques: les batailles de l’histoire », n’érigent pas Dieu en chef des armées et ne lui attribuent point les victoires des israélites sur leurs ennemis. Ils se donnent plutôt une vision très large qui leur permet de remonter dans le temps au XXIVème siècle avant Jésus Christ et de mettre le décor des forces en présence afin de situer le lecteur dans un contexte géopolitique global tout en le mettant au parfum tant de l’emplacement stratégique du pays des cananéens que de l’importance de cet emplacement géographique dans le contexte géopolitique en place.

Outillés de leur formation militaire et armés leur connaissance tant de la Bible que de la topographie d’Israël, nos deux auteurs se proposent d’expliquer les récits des guerres bibliques en leur appliquant les lois de la guerre. Ils mettent ainsi en exergue le jeu des stratégies et des tactiques, la mise à contribution de la topographie du terrain, la compensation de l’infériorité en nombre par l’effet de la surprise, et la fortification tant de de la foi que de l’engagement du peuple dans sa conquête de la « terre promise ».

Il va sans dire que les auteurs du livre rendent vivants les récits bibliques par la qualité de leur travail et l’impertinence de leur expertise dans le domaine militaire. Personnellement, j’ai aimé lire et relire « Les Guerres Bibliques : les batailles de l’histoire » pour mieux appréhender les guerres bibliques à l’abri des extravagants récits de la Bible dont, entre autres, le récit de la prise de Jéricho à la suite du siège mis en place par le peuple israélite.

Comme on peut bien le constater dans les cinq premiers versets du chapitre VI du livre de Josué, le récit biblique se résigne à nous faire croire que les murailles de défense de Jéricho se sont écroulées sous l’effet magique des trompettes et des clameurs du peuple que le Dieu d’Israël avait ordonné à Josué. Voyons donc ce qu’en dit le Dieu de la Bible dans ce récit biblique! :

« Or, Jéricho était hermétiquement close à cause des fils d’Israël : personne ne sortait et personne n’entrait.

Dieu dit encore à Josué :  « Vois; j’ai livré en ta main Jéricho et son roi, les hommes forts et vaillants,

Et vous tous, hommes de guerre, vous devrez marcher autour de la ville, faisant le tour de la ville une fois, Ainsi feras-tu pendant six jours.

Sept prêtres porteront, devant l’Arche, sept cors fait de cornes de bélier, et le septième jour vous marcherez sept fois autour de la ville, et les prêtres sonneront du cor.

Et voici ce que devra arriver : quand ils feront retentir la corne de bélier, quand vous entendrez le son du cor, il faudra que tout le peuple pousse un grand cri de guerre ; la muraille de la ville devra tomber sur place, et le peuple devra monter chacun droit devant soi. ».

Dans ce contexte, il importe de spécifier que le livre [Les Guerres Bibliques : les batailles de l’histoire] a particulièrement le mérite d’être écrit par deux militaires de grand calibre qui avaient fait leurs preuves dans l’armée britannique lors de la seconde guerre mondiale avant de regagner les forces israéliennes et d’évoluer en Israël. En effet, outre sa carrière militaire, l’auteur Mordechai Gichon (1922-2016) était, en effet, un spécialiste de l’histoire militaire, de la géographie et de l’archéologie d’Israël des temps anciens à l’université de de Tel Aviv. Il était également auteur d’autres ouvrages en anglais et en allemand. De son côté, Chaim Herzog (1918-1997) a été le sixième président d’Israël et ce pendant dix années. Il a été également ambassadeur de son pays auprès de l’ONU, directeur du renseignement militaire israélien, député, journaliste à la radio et écrivain. Il est également auteur d’autres ouvrages dont « The Arab-Israeli Wars ».

Dans leur livre, « Les Guerres Bibliques », les auteurs couvrent une période de douze siècles de l’histoire antique d’Israël allant des campagnes de Josué aux révoltes des frères Maccabées en passant par les guerres de la période des juges, la fondation du royaume unifié d’Israël et la subdivision du royaume en deux, le royaume de Judée au Sud et le royaume d’Israël au Nord. Cela dit, Mordechai Gichon et Chaim Herzog ont le mérite de faire de leur ouvrage un livre de référence indispensable à l’étude de l’histoire antique et des textes bibliques. Il s’agit évidemment du livre intitulé : « Les Guerres Bibliques : les batailles de l’histoire ».

Prophétie: concubines et sexe sur le toit

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[« On dressa donc pour Absalom une tente sur le toit, et Absalom eut alors des relations avec les concubines de son père, sous les yeux de tout Israël. »] [2 Samuel: XVI, 22]

Imaginez une scène de rapports sexuels publiquement accomplis entre un prince et dix concubines de son père ! Imaginez que la scène se déroule publiquement, en plein jour, dans une tente sciemment dressée sur le toit du palais ! Imaginez que cette scène soit l’accomplissement d’une prophétie divine que l’on peut retrouver dans les récits bibliques !

En effet, les lecteurs de la Bible savent pertinemment qu’ils peuvent fréquemment tomber sur des scènes de sexe où il est question de prostitution, d’adultère, et de relations incestueuses. L’histoire de Ruben est bien connue dans le cas d’espèce. Il s’agit du récit biblique que l’on trouve dans le verset 22 du chapitre XXXV de la Genèse où il est dit:

[ » Pendant qu’Israël [Jacob] campait dans le pays, une fois, Ruben alla coucher avec Bilha la concubine de son père, et Israël [Jacob] l’apprit.« ] [Genèse: XXXV, 22]

Absalom eut alors des relations avec les concubines de son père David !

À vrai dire, l’histoire de la relation sexuelle entre Ruben et Bilha n’est qu’une scène miniaturisée qui prélude une partie de sexe dans laquelle le prince Absalom va publiquement accomplir des rapports sexuels non pas avec une seule concubine mais avec dix concubines de son père. L’usage du sexe et des passions des personnages bibliques jouent un rôle très important dans le montage des scènes et la confection des liens entre nombre de personnages du roman biblique.

Dans les cas de Ruben et d’Absalom, la vengeance devient un motif qui pousse l’un et l’autre à commettre des actes qui transgressent la pudicité et le civisme. En effet, la tradition israélite laisse entendre que Ruben voulait venger sa mère qui fut délaissée par son père Jacob car elle était louche. De l’autre côté, la Bible nous laisse savoir qu’Absalom avait la rage de venger sa soeur Tamar qui fut humiliée par son frère Amon. Celui-ci était tombé amoureux de la jeune belle Tamar et il avait usé de la ruse dans le dessein de disposer de sa belle bien-aimée.

Comme on peut déjà le constater, la Bible relate des histoires de « l’amour impossible » et des relations sexuelles pour faire passer ses messages à travers l’émotivité du lecteur. Celui-ci, étant sous l’effet de l’émotion, a tendance à ne pas s’interroger sur le rôle du Dieu dans ces histoires qui enfreignent non seulement la pudicité et le civisme mais également et surtout les dix commandements de Moïse que Dieu lui-même avait écrit de sa propre main.

Dans le cas de la famille de Jacob, Il y a lieu de constater que Ruben avait impunément couché avec la concubine de son père Jacob. Contre toute attente, la Bible ne consigne aucune opposition à cette acte sexuel qui transgresse la pudicité et le civisme. Elle ne fait allusion à aucune plainte de la concubine Bilha et elle ne fait aucune allusion à une quelconque sanction ou désapprobation de la part du père cocu. Et, pour comble de malheur, Dieu lui-même prend le silence dans cette affaire alors qu’il est intervenu de force, auparavant, dans une histoire d’amour en détruisant les villes du prince de Shékèm pour s’opposer au mariage du prince avec Dina, la fille de Jacob.

Dans le cas de la famille du roi David, le récit biblique consigné dans le deuxuème livre biblique de Samuel nous apprend que David avait commis un acte d’adultère en convoitant la femme de son soldat Urie le Hittite qui figurait parmi les soldats engagés dans les batailles que du royaume d’Israël livraient simultanément aux syriens et aux Ammonites. [Voir : Les Guerres Bibliques ]

Se baladant sur la terrasse de de son palais, le regard de David est tombé par hasard sur Bethsabée, la femme d’Urie le Hittite, en train de se baigner. Comme il la trouvait belle et séduisante, il finit par la demander chez lui et il coucha alors avec elle. En d’autres termes, David était en train de se divertir alors que ses soldats risquaient leurs vies pour le royaume et il se permit même de convoiter la femme d’autrui sans aucun respect des dix commandements de Moïse qui sont explicites à cet effet.

En apprenant, plus tard, que Bethsabée était tombée enceinte de lui, David commettra un meurtre prémédité transgressant ainsi les lois des dix commandements de Moïse qu’il était lui-même censé appliquer et faire respecter dans le royaume d’Israël. Et, pour comble de malheur, il écrit une lettre à son général Yoab pour lui ordonner de causer la mort d’Urie et il l’envoya par la main du soldat cocu.

[Dans la lettre il écrivait en ces termes:  » Placez Urie face aux assauts les plus violents, puis vous devrez vous retirer de derrière lui ; il faut qu’il soit abattu et qu’il meurt. »] [2Samuel:XI, 15]

Comme vous pouvez le constater, le Dieu des ancêtres de David se donne le loisir d’autoriser ce qu’il veut, à qui il veut, quand il veut. Il a ainsi autorisé le mariage entre les fils d’Adam; il a autorisé le mariage des anges avec les filles de l’homme ; il a accepté le mariage d’Abraham avec sa demi-sœur Sarah; il a toléré les rapports incestueux entre Lot et ses deux filles; et il a permis à Jacob d’avoir concomitamment pour femmes deux sœurs; Léa et Rachel, sans compter leurs servantes Bilha et Zilpa. Qu’en est-il maintenant du cas de David ?

Après la période de deuil de la veuve d’Urie, David persiste et signe. Cette fois-ci, il fit chercher Bethsabée, l’accueillit dans son palais et la prit pour femme comme si rien n’en était. L’enfant adultérin que Bethsabée accoucha était le seul souci qui perturbait la quiétude de David et celle de son Dieu dans toute cette affaire d’adultère qui aboutit à l’assassinat du soldat cocu.

Contre toute attente, le Dieu de Moïse s’abstiendra de faire appliquer le règlement qu’il avait lui-même écrit de sa propre main sur les tablettes de Moïse. En tournant ainsi le dos à ses propres lois, Dieu va plutôt chercher à offrir une porte de sortie à son serviteur David. Se rendant compte de la gravité de la situation, Dieu va faire des reproches à David en lui demandant pourquoi il avait  » méprisé sa parole divine en faisant ce qui est mauvais à ses yeux  » alors qu’il lui avait donné la royauté d’Israël de même qu’il était disposé à lui donner les femmes du roi Saul et de lui en ajouter bien d’autres.

Pour sauver la face devant cette situation embarrassante, Dieu va recourir à une prophétie dans laquelle Dieu promet le malheur à David en lui causant des conflits armés au sein de la famille et en offrant ses femmes à l’un des membres de sa famille pour  » qu’il couche avec elles sous ses yeux et sous les yeux du soleil« . Cette prophétie est consignée dans les versets 11 et 12 du chapitre XII du livre 2 Samuel que nous reproduisons ci-après pour illustration:

[Voici ce qu’avait dit Dieu:  » Voici que, de ta maison, je suscite contre toi le malheur ; oui, je prendrai tes femmes sous tes yeux et je les donnerai à ton semblable, et il couchera bel et bien avec tes femmes sous les yeux de ce soleil. Alors que toi, tu as agi en secret, moi je ferai cette chose face à tout Israël et face au soleil. »] [2 Samuel: XII, 11-12]

Pour accomplir cette prophétie, la Bible va se servir de l’histoire du conflit qui avait opposé Absalom à son frère Amon au sujet de sa soeur Tamar dans le dessein divin visant à créer une mutinerie au sein de la famille de David. Dans les péripéties de cette histoire, Absalom va se dresser par les armes contre son père David. Celui-ci sera alors contraint à quitter Jérusalem en y laissant dix de ses concubines s’occuper de sa maison.

[Le roi David sorti donc avec sa maisonnée à sa suite, mais le roi laissa dix femmes, des concubines, pour s’occuper de la maison] [2 Samuel: XV, 16]

Il semble que David avait oublié la prophétie de son Dieu lorsqu’il décida de laisser ses dix concubines à Jérusalem. Il semble aussi que Dieu s’est servi de l’oubli de David pour pouvoir le sanctionner en offrant ses dix concubines à son fils Absalom au vu et au su de tout le monde. Dans ce contexte, l’exercice de l’adultère sous les yeux du public pourrait bien être considéré comme étant une sanction divine spécifiquement choisie pour mieux glorifier l’épopée de David et valoriser la teneur romanesque de la Bible.

En fin de compte, il n’y a pas de mieux qu’une scène de sexe prophètisée par Dieu lui-même pour rendre la Bible plus attrayante tant pour le prêche que pour la lecture. De même, il n’y a pas de mieux pour Absalom et ses hommes qu’une scène de sexe sur le toit avec les concubines du roi pour démontrer le pouvoir des insurgés et claironner leur prise de Jérusalem et avec elle les femmes du roi.

[« On dressa donc pour Absalom une tente sur le toit, et Absalom eut alors des relations avec les concubines de son père, sous les yeux de tout Israël. »] [2 Samuel: XVI, 22]