Le Coran et la culture grecque

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« Le Coran et la culture grecque » publié chez les éditions Harmattan est le produit du professeur Oumar Sankharé qui découvre les traces de la culture grecque dans le Coran. L’auteur est un helléniste qui fut frappé par l’abondance et le fourmillement des éléments grecs dans les versets coraniques.

Il se propose de pister les traces de la culture grecque dans le Coran et d’examiner l’apport de cette culture au monde arabo-islamique en adoptant une démarche qui s’oppose diamétralement aux exégètes musulmans qui présentent le Coran comme une révélation sans rapport avec les cultures et les civilisations dominantes.

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L’auteur fait une lecture des mythes coraniques en rapport avec les mythes anciens relatés dans les écritures chrétiennes et judaïques et dont les origines remontent à des temps beaucoup plus anciens. Il en donne, entre autres, pour exemple, le mythe du Jour de jugement finale que l’on trouve dans le livre des morts chez les anciens égyptiens. 
La révélation du Coran a eu lieu dans un espace géographique et culturel arabe qui était imprégné de la culture grecque véhiculée à travers les romains qui avaient adopté la culture grecque et fait de la langue grecque la langue officielle de l’empire romain de l’Orient. 

Le Coran et la culture grecque
Se considérant comme un livre de rappel, le Coran lui-même restitue des éléments qui relèvent de la mémoire de l’antiquité et des mythes à des temps lointains. Pour l’auteur l’influence des autres cultures et de leurs mythes sur les écritures saintes n’est pas un fait propre au Coran. Il la retrouve dans l’Évangile également et il en donne l’exemple de Jésus qui, après sa résurrection, apparaît à Thomas et, pour lui prouver qu’il était Jésus, il lui montre les plaies de son crucifiement. Cette scène renvoie à celle d’Ulysse qui montre les traces d’une blessure de son enfance à sa nourrice Euryclée pour qu’elle puisse le reconnaître, selon l’Odyssée d’Homère. 

L’analyse de l’auteur n’épouse pas la vision des exégètes. Pour lui, les théologiens musulmans sont dogmatiques et souvent incultes. Ils taxent le prophète Muhammad d’analphabète en se basant sur une interprétation fallacieuse des versets coraniques et ils figent le Coran entre les murailles de la tradition islamique interdisant ainsi aux musulmans de s’en départir sous peine d’être anathématisés. Conséquemment, les musulmans se contentent de réciter le Coran sans se donner la peine de le lire et de l’analyser. 

 Le Coran et la culture grecque

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