Assassinat d’un jeune athée au nom de l’Islam au Yémen

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Un jeune athée arabe âgé de 27 ans est abattu de sang-froid par des liberticides islamistes, au Yémen, au cours de la journée du lundi 27 novembre 2017. Il s’agit de Khaldoun el-Maddah. Celui-ci a laissé derrière lui un enfant en bas-âge et une famille entièrement atterrée par la tristesse et le désarroi. Son assassinat a été proclamée par l’État Islamique. Celui-ci est connu de tous ; il ne laisse derrière lui que des âmes détruites et des villes mises à feu et à sang à l’image villes syriennes et irakiennes.

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La triste nouvelle s’est rapidement répandue dans les médias et les réseaux sociaux. Elle a été relayée par des youtubeurs dissidents de l’Islam comme le jordanien Yousef Khalaf [i], l’égyptien Ahmed Harakan [ii] et le tunisien Sami [iii]. D’ailleurs, c’est grâce à ces youtubeurs que j’ai personnellement appris la triste nouvelle. De leur côté, les défenseurs des droits de l’homme au Yémen ont énergiquement dénoncé cet acte terroriste perpétré par les islamistes inféodés à l’État islamique. Malheureusement, la voie des défenseurs des droits de l’homme demeure minoritaire et inaudible dans les sociétés musulmanes qui érigent l’Islam en mode de vie et en religion de l’État.

L’assassinat de Khaldoun el-Maddah n’a pas été perpétré dans le noir ou dans une zone déserte. Cela n’est pas le style de la propagande terroriste de l’État islamique. L’ignoble acte d’assassinat a été soigneusement prémédité et posément mis à exécution par les islamistes. Avant de perdre la vie, Khaldoun el-Maddah était tout près de sa maison dans le quartier al-Mansoura de la ville d’Aden. Il était paisiblement assis sur le trottoir en train de parcourir le contenu de son téléphone mobile. Il ne s’apercevait pas de ce qui se tramait derrière son dos.

En revanche, les terroristes islamistes qui voulaient l’abattre ont pris le temps de le repérer et de le filmer aussi bien avant l’exécution qu’au cours de l’exécution. Ils lui ont placidement tiré quatre balles dans la tête au moyen d’un pistolet silencieux avant de se retirer du lieu de leur ignoble crime.

L’État islamique a par la suite prit le relais. Il a accusé le jeune Khaldoun el-Maddah d’apostasie et proclamé son assassinat.  L’État islamique a ainsi laissé à ses inféodés le soin de diffuser la vidéo de la liquidation physique du jeune athée yéménite sur les réseaux sociaux dans le dessein d’intimider la communauté des athées et créer un climat de chaos au Yémen. À ce propos, l’auteur Taf Ghebantani décrit bien la stratégie terroriste dans son ouvrage intitulé « La propagande de l’État islamique : du mythe à la terreur ». Il y décrit comment l’État islamique fait de l’élément psychologique le carburant de sa stratégie terroriste.

Dans le cas de Khaldoun el-Maddah, l’État islamique accomplit l’acte d’assassinat pour donner corps à sa propagande par l’action; il diffuse ensuite la vidéo de l’assassinat pour intimider la communauté des athées et créer un climat de chaos dans le pays. C’est ce que Taf Ghebantani qualifie de stratégie de chaos destinée, aux yeux de l’État islamique, à « démontrer l’incapacité du gouvernement à imposer la loi et l’ordre ».

En effet, Khaldoun el-Maddah n’est certainement pas la première victime des islamistes au Yémen et il n’en sera certainement pas la dernière. Il y en avait avant lui d’autres jeunes yéménites qui avaient été assassinés à la fleur de l’âge par les terroristes islamistes. Le jeune Omar Batawil est une figure emblématique de ces athées yéménites. Il avait à peine 18 ans. Il a été enlevé, assassiné avec deux balles dans la tête et jeté dans la rue, lundi 25 avril 2016, le corps gisant dans le sang car les terroristes trouvaient que ses écris sur Facebook étaient acerbes à l’endroit du fondamentalisme musulman.

Le jeune Omar Batawil avait écrit ce qui suit : « Nous écrirons jusqu’à détruire ces histoires à dormir debout dans vos têtes, qui rendent nos vies invivables et détruisent nos pays. […] Nous écrirons jusqu’à ce que nous puissions tous vivre en paix, dans l’amour et en liberté ». L’intimidation terroriste n’a cependant pas empêché les jeunes athées arabes et les groupes s’opposant à la violence islamiste de reprendre les écrits d’Omar Batawil et de les partager sur les réseaux sociaux à une grande échelle.

En effet l’assassinat des athées par les islamistes tire ses fondements de la tradition musulmane. Les islamistes s’arrogent le droit divin de liquider physiquement les apostats en application de ce qui est consigné dans les ouvrages de la tradition musulmane dont, entre autres, le livre de Sahih al-Boukhari. C’est en se basant sur de tels textes religieux que les islamistes se donnent le droit de tuer les apostats et tout musulman qui se convertit au judaïsme ou au christianisme.

Les livres de la tradition musulmanes consacrent une bonne partie de leur contenu aux razzias et aux liquidations physiques attribuées à la période de l’Islam primitif à Médine. Les musulmans ne peuvent prétendre que l’Islam est une religion de paix et de tolérance tant qu’ils n’ont pas débarrassé leurs livres des textes qui imposent l’Islam par le biais de l’épée et ordonnent la mort des athées. Autrement, dire que l’Islam est une religion de paix et de tolérance relèverait de l’hypocrisie et de la propagande mensongère.

https://www.youtube.com/watch?v=c0-zsWl16KQ

Les juifs et les chrétiens ont pris leur responsabilité pour considérer la violence consignée dans la Bible comme étant une partie de l’histoire, du passé révolu. Quant aux instances religieuses musulmanes, elles demeurent incapables de prendre leur responsabilité pour considérer la violence de l’Islam primitif comme faisant partie de l’histoire et du passé révoqué. Pire encore, elles continuent à enseigner ces textes dans les écoles et dans les universités. Elles continuent de donner l’occasion aux imams d’endoctriner les musulmans et de leur bourrer la tête dans les enceintes des mosquées et des centres d’apprentissage du Coran sans compter les associations caritatives financées par les pétrodollars des États islamistes les plus rigoristes comme l’Arabie Saoudite.

En attendant, le monde islamique continuera à souffrir de la violence d’origine musulmane. Les victimes en sont les populations du monde islamique qu’il s’agisse des athées, des chrétiens, des minorités religieuses, des sunnites ou des shiites. Nous n’avons qu’à jeter un coup d’œil sur la Syrie, l’Irak, la Libye et le Yémen pour nous en rendre compte. L’alliance d’une trentaine de pays islamiques sunnites sous la houlette de l’Arabie contre l’Iran et l’Islam chiite augure actuellement un avenir des plus sombres ! Qui vivra verra !

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