Portrait du Coran dans la Tradition musulmane

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Mohamed Filali SadkiLa tradition musulmane divise habituellement le Coran en deux parties : le Coran mecquois et le Coran médinois. Selon l’exégèse musulmane, le Coran mecquois a été révélé au prophète Mahomet, à La Mecque, pendant une période d’une dizaine d’années allant environ de l’an 612 à 622 de l’ère chrétienne. Les hagiographes musulmans s’accordent à dire que les mecquois trouvèrent la prédication coranique pernicieuse, provocatrice, intransigeante et subversive au point qu’ils décidèrent de boycotter Mahomet, de dissuader ses disciples et d’infliger le châtiment corporel à certains de leurs esclaves qui se sont ostentatoirement ralliés à Mahomet.

Au terme de cette période de formation de leur mouvance religieuse, les mahométans entamèrent leur exode pour aller se réfugier en Médine où ils sont accueillis et pris en charge par leurs supporters acquis à la cause coranique. Ces derniers partagèrent avec les réfugiés mahométans leurs maisons, leurs vivres et voire même leurs femmes. La tradition musulmane rapporte à cet effet qu’un certain supporter nommé Saâd fils de Rabie avait concédé l’une de ses deux femmes à son hôte mecquois nommé Abderrahmane fils de ‘Aouf[1].

Aux dires des hagiographes et des exégètes musulmans, les révélations coraniques faites au prophète Mohamed à partir de la période de l’exode se révélèrent d’une tout autre facture que celles qui lui ont été révélées à La Mecque.

Les révélations mecquoises étaient d’une contexture relativement très courte, d’une stylistique poétiquement bien rythmée, et d’un contenu prêchant un monothéisme pur, invitant à la méditation et à la spiritualité, inspirant la confiance en Dieu, incitant à la recherche de la protection divine, annonçant le paradis et l’enfer, mettant en avant un discours eschatologique annonçant l’enfer et le paradis, envisageant l’imminence de la fin des temps, et affichant à contre-cœur une tolérance au syncrétisme religieux.

Concomitamment, certaines Sourates mecquoises se démarquent parfois du lot en se permettant d’insulter certains détracteurs, qualifiant ainsi l’un de bâtard (زنيم), l’autre de « sans progéniture » (أبثر), et appelant le mal sur un autre personnage nommément désigné dans la fameuse Sourate CXI formées de cinq versets que nous reproduisons ci-après aux fins d’illustration :

« Que les mains d’Abù Lahab périssent et qu’il périsse lui-même.
Sa richesse et ses œuvres ne lui serviront à rien.
Il sera brûlé dans un feu plein de flammes.
[Il en sera] de même [pour] sa femme, porteuse de bois,
avec à son coup une corde de fibres. »

Paradoxalement, les révélations médinoises se montrèrent d’une fibre plus longue et d’une teneur stylistique moins poétique et moins artistique. Ainsi, la Sourate II, qui comporte 286 versets, est 57 fois plus grande que la Sourate CXI susmentionnée.

S’agissant du contenu, les révélations médinoises sont clairement légiférantes et ouvertement polémiques, belliqueuses et hégémoniques ; elles incitent, entre autres, à la guerre sainte, à la conquête et à la rapine ; et elles tolèrent en plus le mariage des filles impubères ainsi que l’esclavage sexuel.

Dans cette masse de révélations dites médinoises, le prophète Mahomet qui s’affichait dans l’Hagiographie de la période mecquoise en un simple messager de Dieu devient progressivement un personnage redoutablement puissant et éminemment sacré au point de nous donner l’impression qu’il contournait certaines coutumes et lois divines, et que, pour comble, Dieu lui-même s’empresse de le défendre et de répondre à ses désirs et à ses passions.

Étrangement, la tradition musulmane nous rapporte que le quinquagénaire Mahomet maria une fille de neuf ans; et, contrairement aux dispositions coraniques qui limitent la polygamie à quatre femmes, nous trouvons que la même tradition musulmane nous enseigne que le prophète en avait neuf et non pas quatre, sans compter les concubines. D’autant plus, le verset 37 de la Sourate XXXII nous révèle, selon l’exégèse musulmane, que c’est Dieu lui-même qui marie Mahomet à la femme de son fils adoptif Zaïd, en disant en substance :

« Puis quand Zaïd eût cessé toute relation avec elle (Il l’a divorcé), Nous te la fîmes épouser, afin qu’il n’y ait aucun empêchement pour les croyants d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles. Le commandement d’Allah doit être exécuté. »

De même l’exégèse musulmane nous enseigne que c’est Dieu lui-même qui parle — dans le verset 50 de la même Sourate — au prophète Mahomet pour lui donner l’exclusivité de prendre possession de toute femme croyante qui s’offre à lui de son propre chef. La teneur du verset 50 semble être convaincante à cet égard surtout qu’elle exprime une parole coranique directement adressée au prophète en disant :

« Ô Prophète! Nous t’avons rendu licite tes épouses à qui tu as donné leur dot, ce que tu as possédé légalement parmi les captives (ou esclaves) qu’Allah t’a destinées, les filles de ton oncle paternel, les filles de tes tantes paternelles, les filles de ton oncle maternel, et les filles de tes tantes maternelles – celles qui avaient émigré en ta compagnie – ainsi que toute femme croyante si elle fait don de sa personne au Prophète, pourvu que le Prophète consente à se marier avec elle : c’est là un privilège pour toi, à l’exclusion des autres croyants. Nous savons certes, ce que nous leur avons imposé au sujet de leurs épouses et des esclaves qu’ils possèdent, afin qu’il n’y eût donc point de blâme contre toi. Allah est Pardonneur et Très Miséricordieux. »

Selon toute vraisemblance, les Sourates mecquoises et les Sourates Médinoises sont diamétralement distinctes les unes des autres. À première vue, la tradition et l’exégèse musulmanes semblent nous donner l’impression qu’elles maîtrisent bien leur matière et qu’elles connaissent bien quelles sont les Sourates mecquoises et quelles sont les Sourates médinoises.

À l’œil nu, les hagiographes et les exégètes de la première heure nous donnent l’impression qu’ils connaissent les moindres détails de la vie du prophète Mahomet et de ses compagnons et qu’ils connaissent mieux que quiconque le Coran et l’historique du Coran.

Selon, les récits de la tradition musulmane, le prophète Mohamed avait discrètement fui La Mecque pour aller s’installer en Médine; il avait perdu Khadija, sa femme unique, quelques années avant l’exode; et il était à peine lié à une autre femme dont le nom est Saouda, à en croire à la tradition islamique.

Or, la teneur du verset 50 susmentionné semble s’opposer diamétralement à la version de la tradition musulmane puisqu’elle nous laisse comprendre que le prophète avait bel et bien été marié à plusieurs femmes avant son émigration et que ces dernières avaient émigré en même temps que lui.

Curieusement encore, le verset 50 de la Sourate XXXIII nous laisse entendre que le prophète était illicitement lié à ses femmes et que Dieu est intervenu pour rendre licite ses unions avec ses femmes, ce qui semble complètement absurde. Examiné sous un autre angle, il y a lieu de se demander si le verset en question s’adresse uniquement au prophète Mahomet ou s’il s’adresse à l’ensemble des mahométans à travers la parole coranique du verset 50 en question.

Enfin, comme nous pouvons le constater, le verset 50 de la Sourate XXXIII est très long et il comporte, à ce titre, plusieurs enseignements coraniques au point de créer de la confusion dans l’esprit du lecteur. Dans cette foulée, il y a lieu de se demander si le prophète auquel s’adresse la parole coranique est bel et bien le prophète Mahomet ou bien un autre prophète, ou plus précisément de deux autres prophètes !! Ne s’agit-il pas d’un prophète évoqué au début du verset et d’un second prophète évoqué au milieu du même verset?

Il y a lieu de se poser des questions, surtout lorsqu’on apprend que les divergences entre les exégètes et les versions rapportées de la tradition musulmane sont aussi étranges que variées qu’elles suscitent des questions et inspirent le doute ! Pour être plus clair, l’exégèse coranique nous révèle que les divergences entre les exégètes musulmans portent sur l’inteprétation du vocabulaire coranique, sur la division du Coran en Sourates mecquoises et Sourates médinoises comme elles portent sur la teneur des récits fournis pour étayer leur exégèse.

[1] Cf. Sahih Al-Boukhari, livre des mérites des Supporters, Damas, Éditions Ibn Kathir, 1ère édition, p. 63.

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Mythes Fondateurs de l’Islam entre le Coran et la Bible

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سورتي المعوذتين بين ابن كثير وابن مسعود

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Filali Sadkiكان عبد الله بن مسعود لا يكتب المعوذتين في مصحفه، ولم يكن يقرأ بهما. فهو كان يحكهما (يمحوهما) من المصاحف، ويقول إنهما ليستا من القرآن، وكان يقول إنما أمر رسول الله أن يتعوذ بهما (فقط). ويستفاد من قول ابن كثير أن امتناع عبد الله بن مسعود عن كتابة المعوذتين في مصحفه كان أمرا مشهورا عند القراء والفقهاء. لكن ابن كثير شكك في صلابة الأرضية التي بني عليها ابن مسعود موقفه حيث أضاف قائلا:  » أن ابن مسعود كان لا يكتب المعوذتين في مصحفه، فلعله لم يسمعهما من النبي، ولم يتواتر عنده، تم لعله قد رجع عن قوله ذلك إلى قول الجماعة، فإن الصحابة، كتبوها في المصاحف الأئمة، ونفذوها إلى سائر الأفاق. » كيف ذلك؟

ما يلاحظ في تجريح ابن كثير في قول عبد الله بن مسعود إن المعوذتين ليستا من القرآن هو بناء رأيه على فرضية عبر عنها باستعمال كلمة شك، ألا وهي كلمة (لعل)؛ وهو ما يعني بالمقابل أن ابن كثير لم يبد رأيه بناء على معلومات أساسية ومرجعية تفيد أن ابن مسعود لم يكن على علم بالمعوذتين خاصة وأن الروايات التي ذكرها ابن كثير نفسه تقول، على لسان عبد الله ابن مسعود نفسه، أن هذا اللأخير كان على علم بالمعوذتين، وكان يعلم أن الرسول محمد كان يتعوذ بهما، حسب قوله. فما الجديد؟

ولتجاوز فرضيته المبينة على كلمة (لعل)، حاول ابن كثير دعم رأيه في قضية تعامل عبد الله بن مسعود مع المعوذتين بإدراجه حديثا في كتاب صحيح مسلم يذكر فيه صاحبه أن الرسول محمد، غداة نزول المعوذتين ليلا، أخبر أحد الصحابة عن نزول المعوذتين قائلا:  » ألم تر آيات أنزلت هذه الليلة لم ير مثلهن قط: (قل أعوذ برب الفلق) و (قل أعوذ برب الناس) ». ولتعزيز موقفه من قضية المعوذتين عند عبد الله بن مسعود عن طريق رواية كتاب صحيح مسلم، سعى ابن كثير إلى دعم تلك الرواية باعتبارها رواية مشتركة بين العديد من الكتاب والمفسرين الأوائل المرموقين في عالم التراث الإسلامي مبينا بذلك حصول الرواية على الإجماع حيت أضاف قائلا: (ورواه أحمد، ومسلم أيضا، والترمذي، والنسائي، من حديث إسماعيل بن أبي خالد، عن قيس بن أبي حازم، عن عقبة، به. وقال الترمذي: حسن صحيح.) فهل الإجماع في رأي المفسرين الأوائل يعني الصواب أم يعني ديمقيراطية الأغلبية؟

 وبعض النظر عن مدى صدقية هذا الحديث أم لا، فإن ما يثير انتباهي من حيث فن الكتابة هو أسلوب كتابة هذا الحديث. فهو يستعير تعبيرا من تعابير المجادلة القرآنية الذي ورد في العديد من الآيات القرآنية وعلى رأسها سورة الفيل، ألا وهو (ألم ترى…؟). ألم يكن من الأقرب للصواب أن يقول الراوي (ألم تسمع بكذا وكذا؟) أو (ألم تعلم…؟) على غرار قول القرآن (ألم يعلم أن الله يرى؟) في سورة العلق، على سبيل المثال؟ إضافة لذلك، نجد أن أسلوب كتابة الراوي لم يتعامل مع المعوذتين كمنتوج فكري غير مرئي بل تعامل معهما معاملة الأشياء المجسمة الملموسة حيث قال عنها أنه (لم ير مثلهما قط) عوض أن يقول، على سبيل المثال (لم ينزل مثلهما من القرآن قط).أم أن السور القرانية كانت مكتوبة على قرطاس وكان الناس يقرؤونها من خلال الكتابة  المسطرة على القرطاس؟ علاوة على كل هذا وذاك،هناك صيغة المبالغة في القول إنه لم (ير مثلهن قط): وكأن سورتي المعوذتين هما أهم ما في القرآن من سور بما في ذلك سورة الفاتحة وسورة الإخلاص اللتان تحتلان مكانة هامة في وجدان المسلمين وفي استعمالهم لهما في صلواتهم وفي تعاملاتهم.

ولتعزيز فرضيته المبينة على كلمة (لعل)، أضاف ابن كثير رواية أخرى منسوبة للإمام أحمد يقول فيها عقبة بن عامر ما يلي: (قال لي رسول الله: يا عقبة، ألا أعلمك سورتين من خير سورتين قرأ بهما الناس؟ قلت: بلى يا رسول الله. فأقرأني: (قل أعوذ برب الفلق) و (قل أعوذ برب الناس). تم أقيمت الصلاة، فتقدم رسول الله فقرأ بهما، ثم مر بي فقال: (كيف رأيت يا عقيب، اقرأ بهما كلما نمت وكلما قمت)). ماذا بعد؟

وعلى غرار سابقتها، لا تخلو هذه الرواية من مواطن الضعف لغة ومضمونا. فمن الناحية اللغوية، فإنه من الصعب على القارئ أن يستسيغ البلاغة في القول (سورتين من خير سورتين قرأ بهما الناس) والمقصود من (سورتين من خير سورتين قرأ بهما الناس)! أما من حيث المضمون، فإنه يستشف من الحديث أعلاه أن المعوذتين كانتا امرا مشاعا ولم تكونا سرا من الأسرار بدليل قوله أن الناس كانوا يستعملون المعوذتين ويقرؤون بهما كما جاء في الحديث المنسوب للرسول محمد. فهل هذا يعني أن الناس كانت تقرأ المعوذتين قبل أن يأخذ بهما الرسول، ويعلمهما لسائق دابته، ويقرأ بهما في صلاة جماعية؟ ثم، ما علاقة الرواية الأولى بالرواية الثانية؟

فإن كان الرسول محمد قد أخبر بنزول المعوذتين في اليوم الموالي لنزولهما، فما الذي جعل صاحب الرسول وسائق دابته لا يعلم بوجود بنزول المعوذتين، وكيف لا يكون عبد الله بن مسعود بلا علم بقراءة الرسول محمد للمعوذتين في صلواته رغم أن عبد الله بن مسعود كان من أقرب المهتمين بالقرآن وأسباب نزوله حسب ما يستشف من التراث الإسلامي؟ وأخير، ألا يمكننا التساؤل عن سبب نزول المعوذين في سورتين منفردتين في ليلة واحدة، وعن الغاية من ذلك بذل نزولهما في سورة واحدة موحدة؟

هذا، وقد استرسل ابن كثير، على عادة المفسرين، في سرد الأحاديث التي تدعم رأيه في موضوع موقف عبد الله بن مسعود من المعوذتين، فأعاد ذكر رواية تخالف الرواية السابقة المتعلقة بتعليم المعوذتين لعقبة بن عامر. وفيما يلى ما تقوله الرواية: (عن عقبة بن عامر أنه قال: إن رسول الله أهديت له بغلة شهباء، فركبها فأخد يقودها له، فقال رسول الله: اقرأ (أعوذ برب الفلق). فأعادها له حتى قرأها، فعرف أنى لم أفرح بها جدا، فقال: لعلك تهاونت بها؟ فما قمت تصلى بشيء مثلها.). فما الفارق؟

على عكس الرواية السابقة، نجد أن الرسول محمد لم يعلم عقبة بن عامر سورتي المعوذتين دفعة واحدة، بل سورة واحدة، ألا وهي سورة الفلق. ويستشف من هذه الرواية أن الرسول كان يتتبع عقبة بن عامر ويتجسس عليه في صلواته ليعرف ما إن كان صاحبه يقرأ بسورة الفلق أم لا، كما يستشف من الحديث أن عقبة بن عامر لم يكن فرحا بسورة الفلق بقدر ما كانت سورة الفلق لا تثير اهتماما لذي عقبة بن عامر؛ وهو الأمر الذي جعل الرسول محمد يقول لصاحبه، حسب الرواية: (لعلك تهاونت بها؟). وهنا، تطرح أسئلة موازية لما سبق ذكره من الملاحظات والتساؤلات حول الغاية من سورتي المعوذتين، وعن السبب أو الأسباب التي جعلت عقبة بن عامر يتهاون في تعامله مع سورة الفلق رغم كونها سورة قصيرة سهلة للحفظ في الذاكرة بفضل مثنها اللغوي، وقصر جملها، ومحدودية مضمونها في خمس آيات. مذا بعد؟

وفي رواية مخالفة يسردها لنا ابن كثير في تعليقه على موقف عبد الله بن مسعود من المعوذتين، يذكر الكاتب المفسر، ابن كثير، قول النسائي كما يلي: (عن عقبة بن عامر أن الرسول محمد قال: إن الناس لم يتعوذوا بمثل هذين : (قل أعوذ برب الفلق) و (قل أعوذ برب الناس)). وللتذكير، فقد سبق لابن كثير أن ذكر رواية لعقبة بن عامر يقول له فيها الرسول محمد أن المعوذتين (سورتين من خير سورتين قرأ بهما الناس)، وهو ما يتناقض تماما مع الرواية الحالية التي تقول (إن الناس لم يتعوذوا بمثل هذين (أعوذ برب الفلق) و (قل أعوذ برب الناس)) ! فهل كان الناس يتعوذون بالمعوذتين قبل الرسول محمد أم أن المعوذتين كانتا من بناة الوحي الذي كان ينزل على الرسول محمد قبل أن يشرع الناس فس التعويذ بهما؟

ومن الروايات الغريبة التي تدلو بدلوها في نفس الموضوع رواية يقول فيها وفرة بن مجاهد، عنه ( أي الرسول محمد): (ألا أعلمك ثلاث سور لم ينزل في التوراة ولا في الإنجيل ولا في الزبور ولا في الفرقان مثلهن؟ (قل هو الله أحد) و(قل أعوذ برب الفلق) و(قل أعود برب الناس.)) فهل هذا يعني أن هناك منافسة وتباهي في موضوع هذه السور بين صفوف المؤمنين (المسلمين لاحقا) أصحاب الرسول محمد في مقابل أصحاب الديانات المنافسة مثل اليهودية والمسيحية؟ أم أن في الرواية ما يعني ضمنيا أن تلك السور مأخوذة أو مقتبسة من أسفار الكتاب المقدس؟

قد يبدو هذا السؤال غريبا، لكن المتأمل في المقارنة بين القرآن والكتاب المقدس يجد في نسبة مهمة من مضامين القرآن اقتباسا من الكتاب المقدس وإعادة صياغة لما جاء في الكتاب المقدس من مضامين مع مراعات إكراهات الترجمة وتقنيات الملائمة اللغوية. فإذا ما كان هناك تشابه ما بين سورة الإخلاص والإصحاح السادس من سفرالتثنية، وخاصة منه الآية الرابعة التي جاء فيها: (اِسْمَعْ يَا إِسْرَائِيلُ: الرَّبُّ إِلهُنَا رَبٌّ وَاحِدٌ.) على غرار (قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ)، فما هو التشابه التي قد نجده على سبيل المثال بين سورة الفلق وبعض مضامين الكتاب المقدس؟

 

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! الغريب في تفاسيرغاسق إذا وقب في سورة الفلق

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تساءلت في مقال سابق إن كانت سورة الفلق مكية أم مدنية بناء على ما جاء من تعارض في الروايات حيث نجد أن ابن عباس يقول إنها مدنية بينما يقول قتادة أنها مكية؟ كما تساءلت في مقال سابق عن سبب اختلاف المفسرين وأصحاب التأويل في شرح وتفسير مفردة الفلق رغم أن مجموع آيات هذه السورة لا يتعدى خمس آيات. لكن أغرب ما شد انتباهي في تفسير وتأويل سورة الفلق هو ذلMohamed Filali Sadkiك التفسير ذا المنحى الجنسي الذي خصه البعض لمعنى غاسق إذا وقب. فما الذي قيل من القول الشاذ عن غاسق إذا وقب في خضم الاختلافات في التأويل؟

 

اعتمدت في بحثي على كتابين هامين من كتب التفسير، وهما: كتاب المحرر الوجيز في تفسير الكتاب العزيز للقاضي محمد عبد الحق بن غالب بن عطية الأندلسي (المجلد الخامس، ص. 538) وكتاب تفسير بيان السعادة في مقامات العبادة للحاج سلطان محمد الجنابذي الملقب بسلطان شاه (ص. 286). فما الذي سيفيدنا به كل واحد من هؤلاء المفسرين؟

فالقاضي ابن عطية الأندلسي يقول رأسا ودون مراوغة أن الناس اختلفوا في (الغاسق إذا وقب). فهو يقول أن ابن عباس ومجاهد والحسي يقولون أن الغاسق الليل و(وقب) معناه: أظلم ودخل على الناس. وكعادة المفسرين الأوائل، يسترسل ابن عطية في سرد الروايات والتأويلات قائلا: [وقال محمد بن كعب : (الغاسق إذا وقب) ، النهار دخل في الليل، وقال ابن زيد عن العرب، (الغاسق ) سقوط الثريا، وكانت الأسقام والطاعون تهيج عنده، وقال عليه السلام: النجم هو الغاسق فيحتمل أن يريد الثريا، وقال لعائشة وقد نظر إلى القمر: ( تعوذي بالله من شر غاسق إذا وقب، فهذا هو، وقال القتبي وغيره: هو البدر إذا دخل في ساهوره فخسف، قال الزهري في (الغاسق إذا وقب) : الشمس إذا غربت، و (وقب) في كلام العرب: دخل، وقد قال ابن عباس في كتاب النقاش: (الغاسق إذا وقب) : ذكر الرجل، فهذا التعوذ في هذا التأويل نحو قوله عليه السلام وهو يعلم السائل التعوذ : (قل أعوذ بالله من شر سمعي وشر قلبي وشر بصري وشر لساني وشر منيي)]. فهل كان العرب يرمزون إلى ذكر الرجل ب (غاسق إذا وقب) أم أن في الأمر مزايدة في القول؟

أَفَلَا يَتَدَبَّرُونَ القرآن ۚ وَلَوْ كَانَ مِنْ عِندِ غَيْرِ اللَّهِ لَوَجَدُوا فِيهِ اخْتِلَافًا كَثِيرًا (82)، سورة النساء

غاسق إذا وقب

مقتطف من كتاب المحرر الوجيز في تفسير كتاب الله العزير، ص. 538

ومن جهته، ينحو الحاج سلطان محمد الجنابذي في كتابه (تفسير بيان السعادة في مقامات العبادة) نفس منحى القاضي ابن عطية الأندلسي في سرد العديد من الروايات في تأويل معنى (غاسق إذا وقب) إلى أن ينتهي إلى سرد مصدر مبني للمجهول قائلا: [وقيل: المعنى من شر الذكر إذا قام.] وبقوله هذا القول، يلتقي الحاج سلطان محمد الجنابذي في كتابه (تفسير بيان السعادة في مقامات العبادة) مع القاضي ابن عطية الأندلسي في كتابه (المحرر الوجيز في تفسير الكتاب العزيز) في إدراج (ذكر الرجل إذا قام ) ضمن لائحة التأويلات المتعددة، والمختلفة، والمتضاربة التي جاء بها المؤولون الأوائل لمعنى (غاسق إذا وقب) مع فارق لا يخلو من أهمية وهو أن الحاج سلطان محمد الجنابذي نسب مصدره إلى مجهول في حين نسب القاضي ابن عطية الأندلسي مصدره إلى ابن عباس.  فما سبب هذه الاختلافات في التأويل عند الأوائل؟ هل هذا يعني أن المفسرين والمؤولين تدبروا القرآن ووجدوا فيه اختلافا كثير أم أن هذا يعني أن الرواة والمؤولين الأوائل لم يكن القرآن عندهم موضوع اهتمام مبكر، فكان عندهم كتابا مهجورا!؟ أم أن القرآن نزل بلغة مختلفة قليلا او كثيرا عن اللغة العربية؟ فقال عنه البعض (أعربي وأعجمي؟)، كما يفهم من الآية 44 من سورة فصلت، أم هناك أمورا خفية أخرى لا نعلمها؟

لَوْ جَعَلْنَاهُ قُرْآنًا أَعْجَمِيًّا لَّقَالُوا لَوْلَا فُصِّلَتْ آيَاتُهُ ۖ أَأَعْجَمِيٌّ وَعَرَبِيٌّ ۗ قُلْ هُوَ لِلَّذِينَ آمَنُوا هُدًى وَشِفَاءٌ ۖ وَالَّذِينَ لَا يُؤْمِنُونَ فِي آذَانِهِمْ وَقْرٌ وَهُوَ عَلَيْهِمْ عَمًى ۚ أُولَٰئِكَ يُنَادَوْنَ مِن مَّكَانٍ بَعِيدٍ (فصلت، 44)؟

وعلاوة على ما جاء من تقديم للموضوع ومن أسئلة حول اختلاف المؤولين الأوائل حول مكية أو مدنية سورة الفلق من جهة وحول مفردات هذه السورة القصيرة جدا من جهة أخرى، فإن القارئ يجد نفسه أمام خلافات أخرى حول سورة الفلق تثير شكوكا حول مدى اعتبارها قرانا أم تعويذة انطلاقا مما جاء في بعض التعليقات. هذا، ولعل القارئ يجد نفسه أما تساؤلات أخرى تتعلق بما قد تعكسه السورة المعنية من شخصية من قد يتعود بالله من شر غاسق إذا وقب، بغض النظر عن اختلافات المؤولين في معنى (غاسق إذا وقب). كما أن سورة الفلق تطرح تساؤلات حول علاقتها بسور قصيرة أخرى مثل سورة الناس التي يتعود فيه بالله من الناس. فما أحوجنا إلى قراءة القران قراءة جديدة تعتمد على مقارنة بالكتاب المقدس، وبالإعتماد على العلوم الأخرى مثل علم اللغة بما في ذلك اللغة السريانية واللغة العبرية وعلم المخطوطات وعلم الأثار وعلم التاريخ عوض اللاعتماد على التفاسير الإسلامية التي تتضمن كثيرا من التناقضات ومن مناطق الظل التي لا تجيب على أسئلة العصر ولا تتطابق مع منطق العصر. فهل سنلحق بالركب العالمي في مجال البحث العلمي في الكتب  الدينية، وفصل الدين عن  الدولة فصلا حقيقيا، وإقامة العلمانية الحقيقية، أم سنظل منغلقين في  تفاسير غير مقنعة تبعدنا عن فصل الدين عن الدولة وتصدنا عن إقامة العلمانية الحقة التي تضمن حقوق الجميع والتي تجعل الدين لله والوطن للجميع؟

ولعله يبدو واضحا مما سبق تناوله بخصوص سورة الفلق أن قراءة القرآن ودراسته من خلال التراث الإسلامي لها من الجوانب الخفية ما يثير الاهتمام بقدر ما يثير الاستغراب والتساؤلات حول القرآن وتفسيراته وتأويلاته وتصنيفاته واختلاف الأولين في ذلك كما اختلفوا في مكان نزول سورة الفلق وفي معنى (غاسق إذا وقب). فهل (غاسق إذا وقب) تعني الليل إذا جاء أم انها تعني (الذكر إذا قام) أم إن التفاسير والتأويلات بالنيات، ولكل امرئ ما نوى!؟

 

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هل سورة الفلق مكية أم مدنية، أم مكية مدنية؟

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اعتاد المفسرون أن يقسموا القرآن إلى قرآن مكي وقرآن مدني زعما منهم أن بعض القرآن نزل في مكة وأن الباقي Mohamed Filali Sadkiمن القرآن نزل بالمدينة. ومن جهتنا نحن كمسلمين، اعتدنا أن نقدس ما يقوله لنا المفسرون الأوائل بقدر ما اعتدنا أن نقدس القرآن انطلاقا مما يقوله لنا الأوائل. لكن قراءتنا لسورة الفلق في كتب التفاسير تفاجئنا باختلاف الرأي بخصوص مكان نزول هذه السورة القصيرة التي تتكون بالكاد من خمس آيات مستعصية على الفهم لفظا ومعنى وتنزيلا. فهل سورة الفلق مكية في رأي المفسرين أم هي مدنية عند علماء القرآن؟ أم أن المفسرين الأوائل وجدوا في تصنيف القرآن اختلافا كثيرا؟

ففي المجلد الخامس من كتابه تحث عنوان « المحرر الوجيز في تفسير الكتاب العزيز » يفيدنا القاضي محمد عبد الحق بن غالب بن عطية ابن عطية الأندلسي المتوفى في سنة 546 هجرية بوجود اختلاف بخصوص مكان نزول سورة الفلق بين ابن عباس وقتادة. فابن عباس يقول إن سورة الفلق مدنية بينما يقول قتادة إن سورة الفلق مكية. فمن منهما نصدق، ابن عباس أم قتادة؟

الفلق مكية أم مدنية

مقتطف من المحرر الوجيز في تفسير الكتاب العزيز. ص 538

 

وفي المجلد الرابع من كتابه تحث عنوان  » تفسير بيان السعادة في مقامات العبادة » يفيدنا الحاج سلطان محمد الجنابذي الملقب بسلطان على شاة نفس إفادة القاضي محمد عبد الحق بن غالب بن عطية ابن عطية الأندلسي المشار إليه أعلاه. فالحاج سلطان محمد الجنابذي يفيدنا في كتابه، تفسير بيان السعادة في مقامات العبادة، بقوله إنه قيل إن سورة الفلق مدنية وقيل إنها مدنية. فهل يبني المسلمون فهمهم للقرآن على خلافات في الرأي تختزل في قيل وقيل؟ أليس علماء القرآن هم من رتب القرآن وصنف السور القرآنية إلى سور مكية وسور مدنية؟ فعلى أي تفسير يمكن للقارئ أن يضع عليه يده انطلاقا من خلافات المفسرين في تفاسير القرآن لفظا ومعنى وتنزيلا؟

فلو رجعنا، على سبيل الاستئناس، إلى كتاب « الإتقان في علوم القرآن » لصاحبه جلال الدين السيوطي لوجدنا في مضامينه متاهة كبيرة في تصنيف سور القرآن إلى آيات مكية وآيات مدنية وآيات فيها اختلافا كبيرا. ولوضع القارئ في الصورة، علينا أن نقرأ بتمعن ما نقله جلال الدين السيوطي على لسان أبي القاسم الحسن بن محمد بن حبيب النيسابوري في كتاب  » التنبيه على فضل علوم القرآن » حيث قال:  » من أشرف علوم القران علم نزوله وجهاته، وترتيب ما نزل بمكة والمدينة، وما نزل بمكة وحكمه مدني، وما نزل بالمدينة وحكمه مكي، وما نزل بمكة في أهل المدينة، وما نزل بالمدينة في أهل مكة، وما يشبه نزول المكي في المدني، وما يشبه نزول المدني في المكي، وما نزل بالجحفة، وما نزل ببيت المقدس، وما نزل بالطائف، وما نزل بالحديبية، وما نزل ليلا، وما نزل نهارا، وما نزل مشيعا، وما نزل مفردا، والآيات المدنيات في السور المكية، والآيات المكيات في السور المدنية، وما حمل من مكة إلى المدينة، وما حمل من المدينة إلى أرض الحبشة، وما نزل مجملا، وما نزل مفسرا، وما اختلفوا فيه، فقال بعضهم : مدني، وبعضهم : مكي. فهذه خمسة وعشرون وجها، من لا يعرفها ويميز ما بينها لم يحل له أن يتكلم في كتاب الله تعالى. انتهى. ». فهل هذا يعني أن قراءة القرآن وفهم القرآن وقف على أمثال أبي القاسم الحسن بن محمد بن حبيب النيسابوري؟

انطلاقا مما سبق ذكره وتوضيحه، يتبين لنا أن تقسيم القرآن إلى مكي ومدني نوع من الإنتاج الفكري الذي لا يلوي على شيء محدد المعالم والأهداف. كما يبدو واضحا أنه جعل تفسير القرآن حكرا على الخاصة وكأن القرآن نزل للخاصة وليس للعامة. فكأن أبا القاسم الحسن بن محمد بن حبيب النيسابوري يقولنا، في عصرنا الحالي: لا دعوة لكم في وضع، وفهم، ومناقشة، وتفسير دستور الأمة (اعتبارا من أبي القاسم الحسن بن محمد بن حبيب النيسابوري) أن دستور الأمة هو من اختصاص الخاصة وليس من اختصاص العامة، وهو ما يسمى اصطلاحا بالدستور الممنوح عوض الدستور المتوافق عليه. إن كان الأمر كذلك فما الداعي لتصنيف نزول القرآن إلى لائحة طويلة من التصنيفات تفوق ما هو متعارف عليه عند العامة من تصنيف القرآن إلى قرآن مكي وقرآن مدني؟

فالقرآن المكي هو ما نزل في مكة قبل الهجرة والقرآن المدني هو ما نزل بعد الهجرة بعض النظر عن مكان نزوله على اعتبار أن القرآن المكي كان مسالما بشكل ملموس أما القرآن المدني فهو قرآن حروب، وغزوات، وتشريع، وإرساء للسلطة الدينة والدنيوية للرسول إلى حد مساوات الرسول بالله حيث يفيدنا القرآن المدني أن من يبايع الرسول إنما يبايع الله، في الوقت الذي يفيدنا فيه القرآن المكي أن الرسول محمد ما كان إلى مبشرا ونذيرا وليس على الناس بمصيطر (مسيطر). فما الفائدة من تعقيد الأمور على المؤمنين بالقول إنه لا يحل للمؤمن أن يتكلم في كتاب الله تعالى، كما جاء في قول أبي القاسم الحسن بن محمد بن حبيب النيسابوري؟

فهل يعتقد أمثال أبي القاسم الحسن بن محمد بن حبيب النيسابوري أنهم من المحدثين وأن الله وهبهم معرفة ربانية غيبية وأعطاهم تفويضا خاصا لتفسير القرآن وتصنيفه بشكل يجعلنا تائهين لا نلوي على شيء بحيث لا نعلم إن كانت سورة الفلق مكية أم مدنية؟ فللتذكير، يقول لنا المفسرون أن ابن عباس قال إن سورة الفلق مدنية بينما قال قتادة أنها مكية. فمن منهما نصدق؟ هل يمكننا أن نعتقد أن أحدهما كاذب أم يكفينا أن نقول إن هناك خلل ما في الروايات وفي معرفة الأولين بالقرآن وبنزول القرآن؟

 

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خطف وتعذيب بسبب : « التاريخ الشعبي لولادة الله »؟

Citation

تعرض يونس عبد الفتاح قنديل، الأمين العام لمؤسسة مؤمنون بلا حدود للدراسات والأبحاث، إلى عملية خطف رهيب، وإلى احتجاز شنيع، وتعذيب وحشي فظيع، على يد إرهابيين مجهولين، غذاة منع السلطات الأردنية لمؤثمر فكري كان من المزمع تنظيمه من طرف المؤسسة بالعاصمة الأردنية،عمان، أيام 2 و 3 نونبر 2018،  بتعاون مع مركز مسارات تنوير للتوعية تحث عنوان : « انسدادات المجتمعات الإسلامية والسرديات الإسلامية الجديدة ». وقد عثرت السلطات الأمنية الأردنية على يونس قنديل، يوم السبت 10 أكتوبر 2018، في حالة يرثى لها، بعد سبع ساعات من اختطافه يوم الجمعة على يد رجال مسلحين في العاصمة عمان. لقد تتلذذ المختطفون الأشرار بتعذيب يونس قنديل حيث أحرقوا لسانه ليخرصوه، وكسروا أصبعه ليحرموه من الكتابة والتعبير الكتابي، كما كتبوا على ظهره عبارة « مسلمون بلا حدود  » نكالا ب »مؤسسة مؤمنون بلا حدود »، مستعملين في ذلك أذوات حادة استجابه لساديتهم وتلذذا منهم بوحشية تعذيبهم له، وشفاء لما في صدورهم. لم يكتف المجرمون الأشرار بذلك، بل وضعوا القرآن على رأس ضحيتهم موهمين إياه أنهم وضعوا قنبلة موقوتة ! فهل كان منع السلطات الفكرية لتنظيم المؤتمر انتصارا للإرهابيين في الأردن أم لا ؟ وما هي الحيثيات والمعطيات ؟

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يونس عبد الفتاج قنديل، الأمين العام لمؤسسة مؤمنون بلا حدود

 لم يثن الإرهابيين منع السلطات الأمنية للمؤتمر الذي كان مزمعا قعده تحت عنوان  » انسدادات المجتمعات الإسلامية والسرديات الإسلامية الجديدة » عن الإقدام على جرمهم الإرهابي الوحشي. فإذا ما كان الإسلاميون قد اعتقدوا أن فعل المنع انتصارا لهم واستقواء لرأيهم على حقوق المنظمين للمؤتمر الفكري حول انسدادات المجتمعات الفكرية الإسلامية، فإن الإرهابين لم يكتفوا بذلك الإعتقاد ولم يعطوا اعتبارا  لتدخل السلطات الأردنية ومنعها لانعقاد المؤثمر، بل أقدمو على ارتكاب حماقاتهم التي تمليها عليهم قناعاتهم العقائدية التي لا تراعي لا القوانين الأردنية، ولا الأعراف الكونية، ولا الأخلاقيات الإنسانية. فهل يتعلق الأمر بقيام دولة داخل الدولة !؟

لقد خضعت السلطات الأمنية الأردنية للضغوطات الإسلامية واقدمت على منع عقد المؤثمر الفكري الذي كان من المفروض أن يجمع نخبة من المفكرين والباحثين نتيجة الحملات التعبوية والتحشيدية من الأطراف الإسلامية مناهضة منها  للمؤثمر ولأفكار المؤتمر التنويرية والعلمانية التي تعد في أعين الإسلاميين مخالفة للإسلام وضربا للهوية الإسلامية للأردن. لقد ساهمت قنوات التواصل الإجتماعي في المطالبة بمنع تنظيم المؤتمروتأجيج موجة من الغضب تكتنفها  اتهمامات للمؤتمر وللمؤتمرين بالخيانة، والعمالة، والكفر وما يتبع ذلك من تهديدات بالقتل. ومن جانب آخر، كان أحد النواب البرلمانيين، يدعى خليل عطية، قد وجه سؤالا كتابيا إلى رئيس الحكومة الأردنية مستفسرا فيه عن تعارض محاور المؤتمر مع الشريعة الإسلامية، مشككا في أهذاف المؤتمر ومتسائلا عن الجهات الخارجية الداعمة للمؤتمر ولفكر المؤتمرين، ومركزا في حجيته على محور في المؤتمر يتناول موضوع  » التاريخ الشعبي لولادة الله ». فما كان من السلطات الأردنية إلا أن رضخت للإسلاميين حيث أقدمت في يوم 29 أكتوبر 2018 على منع المؤتمر الذي كان من المفترض أن تجمع أروقته نخبة من المفكرين الأكادميين والباحثين المختصين من العالم العربي ومن أوربا. فما الذي جاء في برنامج المؤتمر ومحاوره؟

 كان المؤتمر المزمع انعقاده حول  » انسدادات المجتمعات الإسلامية والسردية الإسلامية التجديدية » يتمحور  حول ثلاثة محاور, وهي كالتالي : المحور الأول حول السرديات الإسلامية السائدة، والمحور الثاني حول المناهج الفكرية التجديدية، والمحور الثالت حول صناعة الفتوى والخطاب اللإعلامي الديني. فما الذي ركز عليه الإسلاميون؟

لقد تركز اهتمام الإسلاميين المعارضين للمؤتمر على ورقة تهتم ب »تاريخ الله إسلاميا » حيث تعرض الورقة لتاريخ الله عبر ثلاث مراحل معتبرة أن الله كان نتاج فكر عالم في المرحلتين الأولتين فيما تكرس الله في المرحلة الثالتة في العقل الشعبي كتمظهر لما جاء في الله عن  طريق الفكر العالم في المرحلتين التأسيسيتين الأولتين. فالورقة تتضمن نقطة أولى تتعلق بالتاريخ المنصص قرآنيا، وهو تاريخ ينسب الله إلى ذاته على اعتبار أن الله هو مصدر النص القرآني (المتداول إسلاميا) وفق منظور تلك الورقة. وتتضمن النقطة الثانية التاريخ الذي كتبه الفقيه والذي تم فيه تأطير سيرة الله على مستويين وهما المفهوم والصورة. أما النقطة الثالثة فهي تتعلق بالتاريخ الشعبي لولادة الله، وهو تاريخ منفصل عن التاريخين السابقين حسب ما جاء في الورقة المعنية. ففي هذا التاريخ سيحل الله – تضيف الورقة – في الشعب مفاهيميا وصوريا. وبموجب هذا الحلول سيضطلع الشعب بدور الله مرة على المستوى المفاهيمي ومرة على مستوى الصورة – تضيف الورقة -.   فهل كانت تلك الورقة هي النقطة التي تفيض الكأس أم القشة التي تكسر ظهر البعير في ظل مجتمع إسلامي ينصب فيه البعض نفسه جنديا لله ويعتبر ولي الأمر خليفة لله لا يرد له أمر مهما كانت غلظته وقساوته ؟

يذكر أن يوسف عبد الفتاح قنديل قد تلقى العلاجات الضرورية بعد عثور الأمن الأردني عليه، وأنه قد أعطى لاحقا تصريحا يبين فيه ما تعرض له خلال هذه التجربة المشؤومة. ترى هل أصبح الإرهاب دولة داخل الدولة في بعض الدول   العربية؟ وما الذي يمكن أن تقوم به الدول العربية للتخلص من مصانع إنتاج وإعادة إنتاج الفكر الإرهابي المبني على نصوص الثرات الإسلامي؟

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لماذا اختلف الأوائل في تفسير معنى الفلق؟

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Mohamed Filali Sadkiكلما حاولت الإستفهام عن معنى بعض المفردات القرآنية عبر وسائل التواصل الإجتماعي إلا وتصدى لي بعض حراس العقيدة الإسلامية بحزمة من الشتائم والتهم المجانية فيما يبادر البعض الآخر إلى تهريب الموضوع المطروح بإثارة موضوع آخرمتعلق بالكتاب المقدس، على سبيل المثال. بينما كثيرا ما يختار البعض الآخر سبيل التبخيس والتصغير والتحقير بدل البحث عن عناصر الجواب. وهناك البعض من المتواصلين من يبحث عن أجوبة جاهزة ينقلها مباشرة من المواقع الإلكترونية لعله يقنعني بها اعتقادا منه أنني لا أعرف الأبجديات والمسلمات الإسلامية التي يعرفها أي مسلم عامي لم تتح له فرصة التحصيل المعرفي في الصفوف المدرسية!؟

فكم يكون استغرابي عظيما حينما يتهمني البعض بالجهل باللغة العربية وبقواعدها اللغوية وكأنني لست عربيا ولا أكتب لهم باللغة العربية ما أطرحه على طاولة النقاش بخصوص بعض المفردات القرآنية المستعصية التي تواجه القارئ العربي للنصوص القرآنية. فهل يعتقد البعض من العرب المسلمين أن اللغة العربية مجال معرفي مغلق موقوف على رجال الدين وحراس العقيدة الإسلامية؟  إن كان الأمر كذلك، فلا غرابة أن يكون عدد من زعمائنا العرب غير قادرين على التعبير باللغة العربية. ولا غرابة ألا يتخاطب العرب بينهم باللغة العربية مفضلين في ذلك استعمال العامية كلغة للتخاطب في الشوارع كما في الصفوف المدرسية. فهل شاء قدرنا في الأوطان العربية ألا يتناول أي منا القرآن باستثناء كهنة الأديان وسدنة الديار؟ وألا يحق لأي منا أن يسأل عن المفردات القرآنية ويسائل إشكاليات القرآن؟

تفسير-حلم-سورة-الفلق

ليس سرا أن أقول إن القارئ العربي المسلم يجد صعوبة جمة في قراءة القرآن وفي فهم مفرداته واستيعاب مضامينه. فسورة الفلق على صغر حجمها، والتي لا يتعدى عدد آياتها خمس آيات، مليئة بالمفردات الصعبة التي لا يفهمها عامة المثقفين، ناهيك عن عامة الناس من المسلمين. فبعض النظر عن مضمون السورة وما يثيره من استفهامات تعجبية لن أخوض فيها في هذا المقام، فإن القارئ العربي يجد نفسه أمام خمس مفردات مبهمة غير متداولة وغير متعارف عليها حتى عند أهل التأويل الأوائل الذين بنيت التفاسير القرآنية على أقوالهم وشهاداتهم. فما معنى الفلق؟ وما معنى غاسق؟ وما معنى وقب؟ وما معنى النفاثات؟ وما معنى العقد؟

حين نراجع تفسير الطبري، على سبيل المثال، بخصوص معنى الفلق، فإننا نفاجأ بقوله إن  » أهل التأويل اختلفوا فيما بينهم في معنى الفلق » . فإن كان أهل التأويل الأوائل غير متفقين على معنى الفلق وغير ملمين بمعنى الفلق، فكيف يمكن للمسلم المثقف قبل المسلم العامي أن يعرف ما معنى الفلق، ولا معنى غاسق إذا وقب، ولا معنى النفاتات في العقد؟

الفلق

(المرجع: صورة مقتطفة من كتاب تفسير القرطبي)

ففي تفسير الطبري، نجد من أهل التأويل من يقول إن الفلق هو سجن في جهنم، ومنهم من يقول أن الفلق جب في جهنم مغطى، ومنهم من يقول أن الفلق هو الصبح، ومنهم من يقول أن الفلق هو الحب والنوى، ومنهم من يقول أن الفلق هو الخلق. فعلى أي تأويل يمكن للقارئ المسلم أن يضع يده ويعتمده كشرح لمفردة الفلق؟

وهنا علينا أن نقف على جزئية تثير الاهتمام وتلفت النظر في كلام القرطبي. فالمؤلف لا يقدم لنا مصادره على أساس أنهم ملمين بلغة القرآن بقدر ما يقدمهم لنا بصفتهم مؤولين لمفردات قرآنية كانت غريبة مستعصية وغير متداولة أو غير متعارف عليها في لغتهم العربية اليومية. فلو كانت مفردة الفلق متداولة ومتعارف عليها في اللغة العربية لما احتاج المؤلف للمؤولين، ولما وقع في شرح تلك المفردة القرآنية اختلاف بين وشاسع بين أهل التأويل أنفسهم. أليس هذا البون مثارا للمساءلة في كل ما قيل من تأويلات غير متجانسة من طرف المسلمين الأوائل حول المفردات القرآنية قبل الغوص في معاني الآيات والسور القرآنية؟

 ما قيل أعلاه من ملاحظات وتعليقات بخصوص مفردة الفلق ينطبق على المفردات الأربعة الباقية الواردة في سورة الفلق.  فبخصوص « من شر غاسق إذا وقب « ، نجد أن القرطبي، وكالعادة، يستعرض علينا مجموعة من التأويلات المتضاربة والمتباينة نستعرضها موجزة فيما يلي. فهو يقول إن العبارة تعني  » من شر مظلم إذا دخل علينا وهجم علينا بظلامه » وفي نفس الوقت يبلغنا القرطبي، وكالعادة، أن أهل التأويل اختلفوا في معنى »المظلم الذي عني في هذه الآية « . فقد قال بعضهم « هو الليل إذا أظلم »، وقال بعضهم « هو غروب الشمس إذا جاء الليل »، وقال بعضهم  « هو أول الليل »، وقال بعضهم « هو غروب الشمس إذا جاء الليل »، وقال بعضهم إن « إذا وقب » تعني  » إذا دخل »، و قال بعضهم  » الليل إذا أقبل »، وقال بعضهم  » النهار إذا دخل في الليل »، وقال آخر  » غاسق إذا وقب » هو الكوكب، وقال آخرون هو القمر. فمن يمكننا أن نصدقه ومن يمكنا أن نأخذ برأيه؟

 إن هذه النماذج من التأويلات المتباينة والمتضاربة بخصوص مفردات القرآن لتطرح أسئلة كثيرة بخصوص مفردات القرآن التي لا يتفق أهل التأويل على معانيها. فهل مثل هذه المفردات عربية ام أعجمية؟ وكيف يعقل ألا تكون تلك المفردات متعارف عليها من طرف أهل التأويل الأوائل؟ فهل كان القرآن كتابا مهجورا لا يقرأه أحد ولا يهتم لما في محتوياته أحد؟ أم أن القرْآن كان مستعصيا على الأوائل سواء من حيث مفرداته  ومضامينه؟ أم هناك أمورا خفية أخرى لا يستطيع أحد أن يعرف كنهها لأسباب مجهولة أو محظورة؟

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أسطورة جنة عدن : الجزء الخامس

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« رويدا رويدا، أَطْرُدُهُمْ مِنْ أَمَامِكَ إِلَى أَنْ تُثْمِرَ وَتَمْلِكَ الأَرْضَ.

 وَأَجْعَلُ تُخُومَكَ مِنْ بَحْرِ سُوفٍ (البحر الأحمر) إِلَى بَحْرِ فِلِسْطِينَ، وَمِنَ الْبَرِّيَّةِ إِلَى النَّهْر (نهر الفرات). فَإِنِّي أَدْفَعُ إِلَى أَيْدِيكُمْ سُكَّانَ الأَرْضِ (أرض كنعان)، فَتَطْرُدُهُمْ مِنْ أَمَامِكَ.

لاَ تَقْطَعْ مَعَهُمْ وَلاَ مَعَ آلِهَتِهِمْ عَهْدًا.
لاَ يَسْكُنُوا فِي أَرْضِكَ لِئَلاَّ يَجْعَلُوكَ تُخْطِئُ إِلَيَّ. إِذَا عَبَدْتَ آلِهَتَهُمْ فَإِنَّهُ يَكُونُ لَكَ فَخًّا ». سفر الخروج، الإصحاح 23، الآيات 30 إلى 33

يستنتج من خلال كلام الله المذكور أعلاه والموجه إلى موسى في سفر الخروج أن مملكة الرب تمتد من شبه جزيرة سيناء جنوبا، إلى ساحل البحر المتوسط غربا، إلى النهر. لكن الآية المذكورة تبقى غامضة وملتبسة لأنها تمتنع عن تسمية النهر المقصود. فهل يتعلق الأمر بنهر الفرات، أم بنهر دجلة، أم بنهر الأردن، أم بوادي مصر، أو بنهر النيل؟ 

بداية، نلاحظ أن تحديد إلاه إسرائيل للحدود الإقليمية لمملكة الرب وتعريفه للشعوب التي تعيش في أراضي تلك المملكة يختلف ويتفاوت حسب الشخص المعني أو المخاطب وحسب السياق والظرفية كما تبين لنا ذلك آيات الكتاب المقدس المذكورة أدناه الموجهة تباعا إلى يشوع، وسليمان، وإبراهيم. 

كلمة الرب إلى يشوع:

«  كُلَّ مَوْضِعٍ تَدُوسُهُ بُطُونُ أَقْدَامِكُمْ لَكُمْ أَعْطَيْتُهُ، كَمَا كَلَّمْتُ مُوسَى.
مِنَ الْبَرِّيَّةِ وَلُبْنَانَ هذَا إِلَى النَّهْرِ الْكَبِيرِ نَهْرِ الْفُرَاتِ، جَمِيعِ أَرْضِ الْحِثِّيِّينَ، وَإِلَى الْبَحْرِ الْكَبِيرِ نَحْوَ مَغْرِبِ الشَّمْسِ يَكُونُ تُخْمُكُمْ. » (سفر يشوع، الإصحاح 1، الآيات 3 و4). 

كلمة الرب بخصوص سليمان:

«  وَكَانَ سُلَيْمَانُ مُتَسَلِّطًا عَلَى جَمِيعِ الْمَمَالِكِ مِنَ النَّهْرِ إِلَى أَرْضِ فِلِسْطِينَ، وَإِلَى تُخُومِ مِصْرَ. كَانُوا يُقَدِّمُونَ الْهَدَايَا وَيَخْدِمُونَ سُلَيْمَانَ كُلَّ أَيَّامِ حَيَاتِهِ.. » (سفر الملوك الأول، الإصحاح 4، الآية 21). 

كلمة الرب إلى إبراهيم:

«   فِي ذلِكَ الْيَوْمِ قَطَعَ الرَّبُّ مَعَ أَبْرَامَ مِيثَاقًا قَائِلاً: «لِنَسْلِكَ أُعْطِي هذِهِ الأَرْضَ، مِنْ نَهْرِ مِصْرَ إِلَى النَّهْرِ الْكَبِيرِ، نَهْرِ الْفُرَاتِ.

 الْقِينِيِّينَ وَالْقَنِزِّيِّينَ وَالْقَدْمُونِيِّينَ وَالْحِثِّيِّينَ وَالْفَرِزِّيِّينَ وَالرَّفَائِيِّينَ وَالأَمُورِيِّينَ وَالْكَنْعَانِيِّينَ وَالْجِرْجَاشِيِّينَ وَالْيَبُوسِيِّينَ. » (سفر التكوين، الإصحاح 15، الآيات 18 إلى 21). 

نجد من خلال قراءة الآيات أعلاه المتعلقة بإبراهيم وسليمان أن الحدود المثلى للأرض

الموعودة تمتد من نهر الفرات في الشمال الشرقي إلى نهر النيل إلى الجنوب الغربي. ويرجع فعل هذه المصادفة إلى كون مؤلفي الكتاب المقدس عاشوا خلال أو بعد عهد المملكة اليهودية التي أسسها داوود وسليمان في غضون القرن العاشر ما قبل الميلاد حيث سنحت لهم الفرصة للاطلاع على النفود الترابي لسليمان الذي كان قد بلغ على أبعد تقدير مشارف نهر الفرات من جهة الشمال الشرقي إلى حدود مصر من جهة الجنوب الغربي. 

هذا هو السبب الذي جعل مؤلفي سفر التكوين يضعون المشهد الجغرافي والبشري للأرض الموعودة كما هو مبين في الآيات 18 إلى 21 من الإصحاح الخامس عشر من سفر التكوين التي وعد الله فيها إبراهيم ونسله بميراث تلك الأرض الموعودة حيث حدد امتدادها من  » من نهر مصر إلى النهر العظيم، نهر الفرات « . وهي الحدود القصوى التي عرفتها مملكة سليمان وفقا لما جاء في الكتاب المقدس علما أن الكتاب المقدس حاول أن يجعل امتداد نفوذ سليمان السياسي والاقتصادي يتجاوز النفود المملكة ليصل إلى تخوم مملكة سبأ في جنوب شبه الجزيرة العربية. 

والآن، وبعد أن تشكلت لدينا فكرة جيدة عن موقع الأرض الموعودة وامتدادها، فإننا قد نشعر بالدهشة والاستغراب حينما سيتبين لنا أن موقع جنة عدن وامتداد رقعتها الجغرافية يتطابقان بشكل مثالي مع موقع الأرض الموعودة وامتداد رقعتها الجغرافية.

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Le Mythe du Jardin d’Éden (5)

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« Oui, je fixerai ta frontière depuis la mer Rouge jusqu’à la mer des Philistins, et depuis le désert jusqu’au Fleuve ; car je livrerai en votre main les habitants du pays, et, à coup sûr, tu les chasseras de devant toi. » (L’Exode: XXIII, 31)

Il ressort de cette parole divine que le royaume du Dieu s’étend de la péninsule de Sinaï au Sud, du littoral méditerranéen à l’Ouest jusqu’au Fleuve. Mais, le verset en question reste ambigu et astucieux puisqu’il s’abstient sciemment de nommer le fleuve en question. S’agit-il de l’Euphrate, du Jourdain, de ouadi d’Égypte, ou bien d’un tout autre fleuve.

Nous remarquerons, d’emblée, que les limites territoriales de ce royaume, d’un côté, et les peuples qui habitaient dans ces territoires, d’un autre côté, sont définies plus ou moins différemment par le Dieu d’Israël en fonction de la tête de son interlocuteur et du contexte situationnel comme nous pouvons le constater dans les versets bibliques cités ci-après en rapport avec Josué, Salomon et Abraham.

  • Josué : I, 3-4.

« Tout ce que foulera la plante de votre pied, je vous le donnerai à coup sûr, comme je l’ai promis à Moïse. Depuis le désert et le Liban que voici jusqu’au grand fleuve, le fleuve de l’Euphrate, c’est-à-dire tout le pays des Hittites, et jusqu’à la Grande Mer, vers le soleil couchant, tel sera votre territoire. 

  • 1 Rois : IV, 21.

« Quant à Salomon, il était chef sur tous les royaumes depuis le Fleuve jusqu’au pays des Philistins et jusqu’à la frontière d’Égypte. »

  • Genèse : XV, 18 à 21.

« En ce jour-là, Jéhovah conclut avec Abraham une alliance en disant : « À ta semence je donnerai vraiment ce pays, du fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, le fleuve Euphrate : les Qénites, les Qenizzites, les Qadmonites, les Hittites, les Perizzites, les Rephaïm, les Amorites, les Cananéens, les Guirgashites et les Yebousites. » »

Dans les situations impliquant Abraham et Salomon, nous constatons à travers la lecture des versets cités plus haut que les limites optimales de ce pays convoités par Dieu s’étendaient de l’Euphrate au Nord-Est au Nil au Sud-Ouest. Cette coïncidence s’explique par le fait que les auteurs de la Thorah avaient vécu après la période du royaume uni de Salomon et qu’ils avaient constaté que les limites d’influence maximales du royaume israélites, au temps de Salomon, atteignirent à peine les environs de l’Euphrate au Nord-Est et les environs du Nil au Sud-Ouest.

C’est la raison pour laquelle, les auteurs de la Genèse ont mis en avant la scène biblique élaboré dans les versets 18 à 21 du chapitre XV de la Genèse dans laquelle Dieu promet à Abraham de donner en héritage à sa semence «ce pays, du fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, le fleuve de l’Euphrate» dont les limites territoriales atteignirent leur paroxysme au temps de Salomon, à en croire les récits bibliques qui tentent de faire étendre le rayonnement du roi Salomon jusqu’au royaume de Sheba, au sud de la péninsule arabique.

 Maintenant que nous nous sommes fait une bonne idée tant de l’emplacement que de l’étendue du territoire de la terre promise, nous allons être surpris de constater que l’emplacement et l’étendue de Éden correspondent parfaitement à ceux de la terre promise dans ces limites optimales et que l’emplacement et l’étendue du Jardin d’Éden correspondent parfaitement à ceux de la terre promise dans ses limites minimales.

 

À SUIVRE…

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Le Mythe du Jardin d’Éden (4)

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La troisième étape dans la mise en œuvre de la loi sabbatique sera entamée à l’arrivée des fils d’Israël au désert de Sinaï après trois mois de traversée dans le désert. Le récit biblique semble nous y présenter l’image d’un Dieu souverain dans son fief. Dieu y reçoit Moïse dans une proximité qui nous rappelle les liens rapprochés que le Dieu du Jardin d’Éden entreprenait avec Adam au paradis primordial avec une différence de taille : Adam a été chargé de s’occuper du Jardin d’Éden et de le cultiver alors que Moïse est chargé de faire les guerres du Dieu pour le trône du Dieu. De même, et toute proportion gardée, Dieu y conclue avec Moïse et le peuple d’Israël une alliance qui nous rappelle l’alliance qu’il avait conclue avec Adam dans le Jardin d’Éden.Dans le Jardin primordial, Dieu a conclu une alliance avec Adam donnant à ce dernier la jouissance du Jardin d’Éden et la latitude de se nourrir de l’arbre de vie sous la condition résolutoire de ne pas manger le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Au Sinaï, cependant, Dieu se manifesta en apothéose dans la montagne fumante en y arrivant dans un sombre nuage et en atterrissant sous les yeux du peuple dans un décor fait de « tonnerres et de flamboiement des éclairs ». Dans cette alliance exprimée dans les versets 4 à 6 du chapitre XIX de l’Exode, Dieu exige d’Israël l’obéissance stricte et exclusive à ses commandements et s’engage, en contrepartie, à faire d’Israël son peuple exclusif parmi toutes les nations et « un royaume de prêtre et une nation sainte ».

À travers les termes utilisés dans cette alliance, les auteurs de l’Exode nous présentent l’image d’un Dieu qui cherche à établir un royaume fait d’un peuple saint reconnaissant la souveraineté du Dieu, craignant sa colère et se soumettant inconditionnellement à ses lois, à ses ordonnances, à ses prescriptions et à ses commandements.

Dieu avait fait ses preuves de divinité digne de foi en faisant sortir le peuple d’Israël du joug de l’esclavage en Égypte, en lui procurant la manne, en lui offrant l’eau potable et en le protégeant contre ses ennemis. Dès lors, Dieu se présente dans le mont de Sinaï en tant que souverain qui s’arroge le droit d’établir ses lois de base que l’on connaît communément sous le nom du décalogue ou encore les dix commandements de Moïse. Parmi les dix commandements en question, la Bible fait figurer la loi du sabbat que régissent les versets 8 à 11 du chapitre XX de l’Exode. Elle s’applique indistinctement aux israélites, à leurs esclaves, aux résidents étrangers et aux animaux sous peine de mort. Le verset 15 du chapitre XXXI de l’Exode nous claire à ce sujet lorsqu’il stipule sans ambages ce que suit : « Quiconque fera du travail le jour du sabbat sera vraiment mis à mort. »

Dès lors, le sabbat institué par le créateur au lendemain de la création de l’univers sera appliqué aux fils d’Israël pour la première fois et par la force de la loi du décalogue. Les versets 32 à 36 du chapitre XV du livre des Nombres nous livrent une illustration de la transgression de la loi et de la sanction qui lui a été réservée. Il y est dit que les fils d’Israël avaient trouvé dans le désert un homme qui ramassait le bois au jour du sabbat. Ils l’ont alors mis à mort en le criblant de pierres à l’extérieur du camp sur ordonnance du Dieu de Moïse. Le génie biblique ira même jusqu’à imposer, dans le cadre des décisions judiciaires, une forme de sabbat qui s’applique aux esclaves hébreux et à la culture de la terre que l’on connaît communément sous le nom de l’année sabbatique. Il s’agit de la décision judiciaire inscrite dans le verset 2 du chapitre XXI qui libère l’esclave hébreu après six ans de service et de la décision judiciaire inscrite dans les versets 10 et 11 du chapitre XXII de l’Exode qui prescrit le repos des champs agricoles pour une année après six années d’exploitation.

Il n’est de cesse de rappeler que le livre de l’Exode nous révèle un Dieu agissant comme un roi installé provisoirement au mont de Sinaï en attendant de l’emporter sur ses ennemis qui squattent ses territoires septentrionaux que personnifie le Jardin de Dieu. Le verset 31 du chapitre XXIII de l’Exode fait définir les limites de ce royaume par la bouche du Dieu qui s’adressait à Moïse en disant :

« Oui, je fixerai ta frontière depuis la mer Rouge jusqu’à la mer des Philistins, et depuis le désert jusqu’au Fleuve ; car je livrerai en votre main les habitants du pays, et, à coup sûr, tu les chasseras de devant toi. »

 

À SUIVRE…

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LE MYTHE DU JARDIN D’ÉDEN (3)

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Corrélativement, « le peuple se mit à observer le sabbat le septième jour » et Dieu continua à fournir la manne jusqu’à l’arrivée des fils d’Israël à la frontière méridionale du pays de Canaan après une période de quarante années d’errance dans le désert de la péninsule de Sinaï. C’est ce que nous indiquent les versets subséquents du chapitre XVI de l’Exode.La deuxième étape sera entamée au campement des fils d’Israël à Rephidim. Après avoir utilisé le subterfuge de la manne dans le désert de Sîn pour faire appliquer la loi du sabbat, les auteurs de l’Exode vont faire ressortir dans le chapitre XVII de l’Exode deux autres défis que le Dieu d’Israël devra relever en prélude à l’alliance sacré entre Dieu et son peuple, d’un côté, et l’inscription de la loi du sabbat dans les dix commandements de Moïse, d’un autre côté.

Selon le récit biblique, les fils d’Israël vont mettre encore une fois leur Dieu à l’épreuve en réclamant, cette fois-ci, l’eau à boire. Pour concéder à leur demande, Dieu leur fait sortir de l’eau potable en demandant à Moïse de prendre son bâton magique et de frapper sur le rocher, au mont de Horeb. À la suite de cette mise en scène biblique, les fils d’Israël ont désormais l’air d’un peuple prémuni des affres de la faim et de la soif dans le désert grâce à l’action providentielle de leur Dieu.

Mais la mise en scène biblique saura se montrer plus attrayante en mettant encore un foi Dieu à une épreuve militaire. Les auteurs de l’Exode vont mettre en avant une scène de combat opposant les Israélites aux Amaléqites qui contrôlaient le territoire. La victoire miraculeuse des fils d’Israël sur leur adversaire Amaléqites sera assurée grâce au bâton magique que Moïse devait tenir dans sa main levée vers le haut à la longueur de toute la journée du combat.

Dans la scène biblique, le pauvre Moïse était fatigué de lever sa main jusqu’au coucher du soleil pour assurer la victoire de ses troupes car chaque fois qu’il baisse sa main, les Amaléqites l’emporte sur les Israélites. Pour maintenir le combat à leur avantage jusqu’à la victoire finale, Moïse se fit aider par ses deux assistants. Le verset 12 nous relate la situation en ces termes :

« Lorsque les mains de Moïse furent lourdes, alors ils prirent une pierre et la mirent sous lui, et il s’assit dessus ; Aaron et Hour lui soutinrent les mains, l’un de ce côté et l’autre de ce côté, si bien que ses mains restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil. »

Grâce à cette mise en scène militaire, les auteurs de l’Exode nous démontrent à travers leur récit que Dieu avait assuré aux fils d’Israël non seulement la sécurité alimentaire mais également la sécurité militaire. Ils nous révéleront également que les guerres bibliques seront menées dans une sainte alliance entre Dieu et son peuple pour le recouvrement de la souveraineté du Dieu comme nous le laissent penser les versets 14 et 15 dans lequel il est signifié que Dieu s’engage à « effacer complètement le souvenir d’Amaleq de dessous les cieux » alors que Moïse, de son côté, bâti un autel en hommage à Dieu en disant : « Parce qu’une main est contre le trône de Yah, pour Jéhovah ce sera la guerre avec Amaleq de génération en génération. »

 

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