Le Coran : fait pour être sciemment inintelligible !

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51aaeGCvfhL._SX331_BO1,204,203,200_Le coran dégage l’image d’un texte fait pour être sciemment inintelligible et forcément soumis à l’autorité des exégètes. Outre son langage ardu, son style archaïque et ses techniques rédactionnelles déroutantes, le Coran s’empêche de mettre son lecteur dans le contexte du récit renforçant ainsi la prépondérance de l’exégèse sur le texte coranique.

Sauf exceptions, le Coran ne fournit pas l’effort de situer son lecteur dans le contexte du récit coranique. Très souvent, le Coran ne fournit à son lecteur ni les noms des personnages mis en avant dans la scène, ni le contexte historique de l’évènement, ni l’espace géographique de l’action.

Naturellement, la récurrence de telles omissions dans le texte coranique est de nature à susciter des doutes quant à l’intention de l’autorité qui était derrière la contexture finale du Coran. Nonobstant la stylistique du texte coranique qui ne met pas toujours une frontière toute nette entre la fiction et le réel, il est difficile de supposer que l’auteur du Coran aurait préféré taire les noms de ses personnages et occulter les dates de l’évènement et les noms des endroits où se déroulait la scène de son récit. En revanche, il serait plus pondéré de se demander si les indications susmentionnées auraient été omises par l’auteur initial du Coran ou escamotées par l’auteur finale du texte coranique.

Pour comprendre le Coran, le lecteur se trouve, de facto, obligé de recourir à l’exégèse musulmane. Se faisant, le lecteur se soumet beaucoup plus à la volonté de l’exégète musulman qu’à la volonté de l’auteur initiale du Coran puisque le Coran se donne l’image d’un livre inintelligible et décontextualisé.

Placé devant l’embarras du choix entre un texte coranique abscons et décontextualisé et une exégèse du genre prêt-à-porter, le lecteur musulman a tendance à renoncer à la lecture du Coran et à jeter son dévolu sur l’exégèse. Dans ce contexte, l’exégèse musulmane prend de l’emprise tant sur le musulman que sur le Coran lui-même. Dès lors, il y a lieu de se demander pourquoi la tradition musulmane sunnite érige le livre de Sahih al-Boukhari au rang du deuxième livre sacré de l’Islam. De même, il serait légitime de se poser des questions sur les mobiles et les intentions de l’autorité qui aurait été derrière la rédaction de Sahih al-Boukahari par un musulman non arabe qui est né deux siècles environ après le décès du prophète de l’Islam.

Indubitablement, l’interposition de l’exégèse musulmane entre le Coran et le lecteur du texte coranique serait de nature à influencer la lecture du lecteur du Coran et à imposer au lecteur l’interprétation sunnite du texte coranique. Il va sans dire que l’interprétation chiite influencerait à son tour la lecture du lecteur du Coran conformément à la volonté de l’autorité qui se place derrière la version chiite.

Pour être plus concret, prenons pour exemple le verset 31 de la Sourate XLIII (Az-zoukhrouf) dans lequel des personnages non identifiés par le Coran dirent : « Pourquoi n’a-t-on pas fait descendre ce Coran sur un haut personnage de l’une des deux cités? ». Un lecteur non obnubilé par l’interprétation donnée à ce texte coranique par l’exégèse musulmane va constater que le verset en question n’identifie ni les personnages qui posent la question ni le personnage qui fait l’objet de la question. Pareillement, le lecteur constatera que le verset en question s’abstient d’identifier les cités évoquées dans le Coran.

En recourant à l’exégèse musulmane, le lecteur du Coran apprendra qu’il s’agit de La Mecque et de la ville de Taëf [qui se situe à une soixantaine de kilomètres de La Mecque]. Mais, ne serait-il pas légitime de mettre à l’épreuve l’interprétation donnée au verset en question par l’exégèse musulmane ? Pourquoi ne s’agirait-il pas de Jérusalem et de la ville de Samarie, par exemple?

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