Le Mythe du Jardin d’Éden (4)

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La troisième étape dans la mise en œuvre de la loi sabbatique sera entamée à l’arrivée des fils d’Israël au désert de Sinaï après trois mois de traversée dans le désert. Le récit biblique semble nous y présenter l’image d’un Dieu souverain dans son fief. Dieu y reçoit Moïse dans une proximité qui nous rappelle les liens rapprochés que le Dieu du Jardin d’Éden entreprenait avec Adam au paradis primordial avec une différence de taille : Adam a été chargé de s’occuper du Jardin d’Éden et de le cultiver alors que Moïse est chargé de faire les guerres du Dieu pour le trône du Dieu. De même, et toute proportion gardée, Dieu y conclue avec Moïse et le peuple d’Israël une alliance qui nous rappelle l’alliance qu’il avait conclue avec Adam dans le Jardin d’Éden.Dans le Jardin primordial, Dieu a conclu une alliance avec Adam donnant à ce dernier la jouissance du Jardin d’Éden et la latitude de se nourrir de l’arbre de vie sous la condition résolutoire de ne pas manger le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Au Sinaï, cependant, Dieu se manifesta en apothéose dans la montagne fumante en y arrivant dans un sombre nuage et en atterrissant sous les yeux du peuple dans un décor fait de « tonnerres et de flamboiement des éclairs ». Dans cette alliance exprimée dans les versets 4 à 6 du chapitre XIX de l’Exode, Dieu exige d’Israël l’obéissance stricte et exclusive à ses commandements et s’engage, en contrepartie, à faire d’Israël son peuple exclusif parmi toutes les nations et « un royaume de prêtre et une nation sainte ».

À travers les termes utilisés dans cette alliance, les auteurs de l’Exode nous présentent l’image d’un Dieu qui cherche à établir un royaume fait d’un peuple saint reconnaissant la souveraineté du Dieu, craignant sa colère et se soumettant inconditionnellement à ses lois, à ses ordonnances, à ses prescriptions et à ses commandements.

Dieu avait fait ses preuves de divinité digne de foi en faisant sortir le peuple d’Israël du joug de l’esclavage en Égypte, en lui procurant la manne, en lui offrant l’eau potable et en le protégeant contre ses ennemis. Dès lors, Dieu se présente dans le mont de Sinaï en tant que souverain qui s’arroge le droit d’établir ses lois de base que l’on connaît communément sous le nom du décalogue ou encore les dix commandements de Moïse. Parmi les dix commandements en question, la Bible fait figurer la loi du sabbat que régissent les versets 8 à 11 du chapitre XX de l’Exode. Elle s’applique indistinctement aux israélites, à leurs esclaves, aux résidents étrangers et aux animaux sous peine de mort. Le verset 15 du chapitre XXXI de l’Exode nous claire à ce sujet lorsqu’il stipule sans ambages ce que suit : « Quiconque fera du travail le jour du sabbat sera vraiment mis à mort. »

Dès lors, le sabbat institué par le créateur au lendemain de la création de l’univers sera appliqué aux fils d’Israël pour la première fois et par la force de la loi du décalogue. Les versets 32 à 36 du chapitre XV du livre des Nombres nous livrent une illustration de la transgression de la loi et de la sanction qui lui a été réservée. Il y est dit que les fils d’Israël avaient trouvé dans le désert un homme qui ramassait le bois au jour du sabbat. Ils l’ont alors mis à mort en le criblant de pierres à l’extérieur du camp sur ordonnance du Dieu de Moïse. Le génie biblique ira même jusqu’à imposer, dans le cadre des décisions judiciaires, une forme de sabbat qui s’applique aux esclaves hébreux et à la culture de la terre que l’on connaît communément sous le nom de l’année sabbatique. Il s’agit de la décision judiciaire inscrite dans le verset 2 du chapitre XXI qui libère l’esclave hébreu après six ans de service et de la décision judiciaire inscrite dans les versets 10 et 11 du chapitre XXII de l’Exode qui prescrit le repos des champs agricoles pour une année après six années d’exploitation.

Il n’est de cesse de rappeler que le livre de l’Exode nous révèle un Dieu agissant comme un roi installé provisoirement au mont de Sinaï en attendant de l’emporter sur ses ennemis qui squattent ses territoires septentrionaux que personnifie le Jardin de Dieu. Le verset 31 du chapitre XXIII de l’Exode fait définir les limites de ce royaume par la bouche du Dieu qui s’adressait à Moïse en disant :

« Oui, je fixerai ta frontière depuis la mer Rouge jusqu’à la mer des Philistins, et depuis le désert jusqu’au Fleuve ; car je livrerai en votre main les habitants du pays, et, à coup sûr, tu les chasseras de devant toi. »

 

À SUIVRE…

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Mythes Fondateurs de l’Islam entre le Coran et la Bible

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MOÏSE ET LE JARDIN D’ÉDEN (3/4)

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Le versets 7 à 10 du premier chapitre de l’Exode résument la situation politique du peuple juif en Égypte en nous informant que le roi égyptien voyait dans l’accroissement de la population israélite un danger pour l’Égypte et qu’il estimait que les fils d’Israël se rallieraient à l’ennemi en cas de guerre et qu’ils s’enfuiraient hors du pays.

À regarder de plus près, les versets bibliques précités ne semblent incriminer que le roi de l’Égypte et non pas les égyptiens. Cela semble se confirmer dans le verset 3 du chapitre XI de l’Exode qui nous révèle que le peuple d’Israël trouva faveur aux yeux des Égyptiens. De plus, le même verset nous fait savoir que « l’homme Moïse était très grand au pays d’Égypte, aux yeux des serviteurs de Pharaon et aux yeux du peuple ».

En sus de ce qui a été évoqué au sujet de la faveur des fils d’Israël aux yeux des égyptiens et du poids de Moïse dans la cour du Pharaon, les versets 37 à 39 du chapitre XII de l’Exode ne manquent pas de mettre en valeur le poids du peuple israélite soumis à l’esclavage en nous le présentant comme une force politique et militaire associée à un immense conglomérat de peuples mêlés.

Ces versets nous laissent entendre que cette confédération de peuples a été invitée à quitter l’Égypte sans délais tout en étant autorisée à apporter avec elle l’ensemble de son bétail et de son cheptel. Jetant un brin de doute sur la véracité de ce récit biblique en rapport avec le bétail et le cheptel, Émile Ferrière s’interroge dans « Les Mythes de la Bible » sur « la manière incompréhensible dont ont pu se nourrir les grands troupeaux que le Hébreux avaient emmenés d’Égypte et qu’ils ont traînés avec eux au désert » sachant que les Hébreux se plaignaient eux-mêmes du manque d’eau et de la nourriture dans le désert.

Mais, il n’empêche que le texte biblique nous laisse entendre que c’est dans un contexte de révoltes et d’affaiblissement du pouvoir central que les fils d’Israël ont pu quitter l’Égypte sous l’égide de Moïse sans être sérieusement inquiétés par des forces armeés hostiles dont celles des philistins qui se trouvaient sur la côte méditerranéenne comme le laisse entendre le verset 31 du chapitre XXIII de l’Exode. Mais, pour éviter de rencontrer les troupes militaires qui pourraient se trouver sur la route côtière allant de l’Égypte vers le pays de Canaan, Moïse opta pour le chemin du désert en attendant une opportunité favorable pour s’en prendre par les armes au pays de rêve qu’est « la Terre promise » aux ancêtres des fils d’Israël.

Malgré ces épreuves difficiles éprouvés par les Israélites dans le cadre de leur esclavage en Égypte, la Bible ne semble pas abhorrer l’Égypte et ses idoles — avec autant de fermeté et de vigueur — comme elle abhorre les pays de l’Orient et leurs idoles. En effet, l’Ancien Testament en tant qu’ensemble de livres des Israélites regorge de récits mettant en relief les conflits entre le pays des fils d’Israël et les grandes puissances de la place. Dans ces récits, les israélites dégagent une hostilité manifeste à l’égard des grandes puissances de l’Orient dont notamment les Chaldéens, les Assyriens et les Babyloniens. En ce qui concerne les petites puissances limitrophes, la Bible adopte une attitude différente qui rappelle celle des frères ennemis. Nous aurons l’occasion d’y retourner.

La Bible, en tant que porte-voix des israélites, rejette donc les nations des grandes puissances de l’Orient et abhorre leurs idoles. La Bible rejette également l’Égypte et ses idoles mais non pas avec autant de colère et de haine qu’elle éprouve à l’endroit des empires de l’Orient dont notamment l’empire Babylonien. En somme, la Bible reconnait les faveurs de l’Égypte sur les fils d’Israël. N’oublions pas que c’est de l’utérus égyptien que le peuple d’Israël est sorti et que c’est à l’Égypte que Jacob et sa maisonnée ont été accueilli. C’est aussi à l’Égypte que Jésus et ses parents ont trouvé refuge au moment de détresse.

De même, la Bible reconnait que l’Égypte a aidé le roi Salomon à établir son autorité sur l’ensemble du pays et que le pharaon a acquiescé à donner sa fille au roi en symbole de son amitié et de son soutien. À l’inverse, les Assyriens et les Babyloniens ont envahi le pays d’Israël et humilié les fils de ce pays. Les forces de Neboukadnestar, roi de Babylone, ont ainsi détruit Jérusalem, incendié la maison de Dieu et exilé les notables israélites. Le ressentiment à l’endroit de Babylone est résumé dans le verset 5 du chapitre XVI du Livre de l’Apocalypse qui en dit long en ces peu de mots de haine et de colère : « Babylone la Grande, la mère des prostituées et des choses immondes de la terre. »

Quant aux Chaldéens, le Livre de la Genèse les présente comme étant des ennemis et oppresseurs d’Abraham dans la guerre des neufs rois que nous aurons l’occasion d’évoquer à travers de la mise en œuvre de la figure d’Abraham sur les traces du mythe du Jardin d’Éden. En outre, le verset 10 du deuxième Livre des Rois présente les chaldéens comme des ennemis d’Israël qui ont ravagé Jérusalem en leur qualité d’alliés militaires au roi de Babylone. À cet effet, le verset précité nous informe que « toutes les forces militaires des Chaldéens, qui étaient avec le chef de la garde personnelle [du roi de Babylone], abattirent la muraille de Jérusalem, tout autour ».

À SUIVRE …

 

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Figures bibliques sur les traces du Jardin d’Éden (Introduction)

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Les fils d’Israël ont inventé Adam et le mythe du Jardin d’Éden pour préfigurer leur terre promise, terre de rêve imaginée comme étant un pays bon, vaste, ruisselant de lait et de miel et offrant des récoltes agricoles, des grenades, des figues, des grappes de raisins et des fruits mûrs en abondance.

Les versets 7 à 9 du chapitre VIII de Deutéronome font parler Dieu en lui faisant promettre au peuple d’Israël « un pays de blé, d’orge et de vignes, de figues et de grenades, un pays d’olives [riche en] huile miel, un pays où il ne manquera de rien ».

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NB : Une ressemblance notable entre le verset 11 de la Sourate XVI (Les Abeilles) et le versets 8 du chapitre VIII de Deutéronome 

Dans ce pays paradisiaque, les grappes de raisin sont incroyablement d’une taille monumentale. Pour nous en convaincre, la Bible nous raconte qu’une grappe attachée à un sarment avait mobilisé deux espions israélites pour la porter au moyen d’une barre au terme d’une mission des douze espions envoyés par Moïse aux fins d’explorer le pays de Canaan pendant une saison de fruits.

Outre le mythe du paradis d’Adam, les fils d’Israël ont inventé le mythe du grand déluge biblique pour faire disparaître les traces du Jardin d’Éden et l’effacer de la mémoire des êtres humains à la suite du péché éternel attribué à Adam. Ils se sont considérés par la suite héritiers du Jardin d’Éden en inventant le mythe de la terre promise.

À la lecture de la Bible, nous pouvons constater que le « Jardin d’Éden » qui présageait pour Adam et Ève une éternelle vie paradisiaque en compagnie de Dieu s’est prématurément et dramatiquement transformé en un théâtre de rébellion, de péchés, de méchanceté et d’anarchie.

Dans une première étape, Adam et Ève commettent un péché en mangeant de « l’arbre de la connaissance » sous instigation du Satan, le serpent. Mis à l’épreuve, Dieu perdit contenance et décida d’exclure Adam et Ève du « Jardin d’Éden » et de leur infliger la perte de la vie éternelle qui était jusqu’au là à portée de leur main. Beaucoup plus tard, les anges se sont rebellés à leur façon en prenant les filles de l’homme pour femmes et leur rébellion a perduré longtemps laissant sur son sillage une abondance de la méchanceté causée par leurs descendants, les « Nephilim » qui sont des géants méchants et rebelles. Mis à l’épreuve, encore une fois, Dieu décida alors de prendre les mesures coercitives qui s’imposent afin de remettre de l’ordre dans sa maisonnée.

Dans une seconde étape, Dieu regretta d’avoir fait les hommes sur la terre et se résout à réagir aux agissements des Nephilim[1] et à l’abondance de leur méchanceté sur la terre en décrétant « le Grand Déluge » qui mit fin au mythe du « Jardin d’Éden » et laisse la voie libre à une nouvelle expérience du Dieu avec une nouvelle communauté humaine constitué de Noé et de sa famille.

Après un long processus de procréation des êtres humains, de leur développement démographique et de leur constitution en peuples et nations disséminés à travers l’étendue de la géographie du monde antique, Dieu décida d’adopter Israël comme fils ainé et il envoya Moïse au Pharaon pour le lui signifier et lui demander de libérer les fils d’Israël pour aller servir leur Dieu[2]. Celui-ci fit des fils d’Israël son peuple élu, il leur donne la « Terre Promise » qui nous rappelle le « Jardin d’Éden » que Dieu avait noyé dans les eaux du « Grand Déluge ».

L’héritage de la terre sainte ne s’est malheureusement pas fait pacifiquement comme on pourrait l’espérer du Dieu de l’univers. Il s’est fait plutôt dans le feu et le sang. Pour entrer en possession de cette terre sacrée, les fils d’Israël ont fait du Dieu leur chef de guerre et ils ont inventé les figures bibliques pour les mettre sur les traces de ce Jardin perdu dont l’éclat paradisiaque avait disparu après le grand déluge biblique. Ils ont fait de la Bible un document hagiographique fait d’écritures saintes décrivant la genèse des patriarches d’Israël depuis Adam et retraçant la formation de la nation israélite au milieu des autres nations du monde antique

L’armée de Dieu s’est mise en branle pour déloger les squatters du Jardin d’Éden qui sont décrits par la Bible comme étant des peuples faits d’hommes forts et de géants. C’est ce que confirmèrent les douze espions de Moïse qui ont exploré les pays de Canaan pendant quarante jours et qui ont apporté avec eux, à leur retour, les grenades, les figues, les fruits mûrs du pays et le sarment à une seule grappe de raisin. « Nous y avons vu les Nephilim, les fils d’Anaq, qui sont d’entre les Nephilim ; si bien que nous sommes devenus à nos yeux comme des sauterelles, et tels sommes-nous devenus à leurs yeux », disaient les douze espions de Moïse aux membres de l’assemblée des fils d’Israël selon le récit du verset 33 du chapitre XIII des Nombres. À travers les deux premiers versets du chapitre VII de Deutéronome, nous apprenons que Dieu s’adressa à la nation d’Israël avant son entrée dans la terre promise en lui signifiant qu’il devra déloger sept nations plus populeuses et plus fortes que le peuple d’Israël, à savoir : les Hittites, les Guirgashites, les Amorites, les Cananéens, les Perizzites, les Hivites et les Yebousites.

Le verset 29 du chapitre XIII du livre des nombres nous raconte que « les Amaléqites habitent dans le pays du Négueb ; les Hittites, les Yebousites et les Amorites habitent dans la région montagneuse ; les Cananéens habitent près de la mer et sur le bord du Jourdain. ». Ces peuples sont non seulement décrits dans la Bible comme étant constitués de géants et d’hommes forts d’une taille extraordinaire mais également et surtout comme des peuples méchants et impurs voués à la destruction en vertu d’une décision décrétée par le Dieu d’Israël. C’est Dieu lui-même qui l’annonce au peuple d’Israël au jour de la traversée du Jourdain. Le chapitre IX de Deutéronome reprend cette parole divine en ces termes :

« Entends, ô Israël ! Tu traverses aujourd’hui le Jourdain pour entrer et déposséder des nations plus grandes et plus fortes que toi, des villes grandes et fortifiées jusqu’aux cieux, un peuple grand et de haute taille, les fils d’Anaqim[3], dont tu as su et dont tu as entendu dire : ‘ Qui peut résister devant les fils d’Anaq ?’. Tu sais bien aujourd’hui que Jéhovah ton Dieu traverse devant toi. C’est un feu dévorant. Il les anéantira, et il les soumettra lui-même devant toi ; tu devras les déposséder et les détruire rapidement, comme Jéhovah te l’as dit. Ne te dit pas ceci dans ton cœur, lorsque Jéhovah ton Dieu les repoussera de devant toi : ‘C’est à cause de ma propre justice que Jéhovah m’a fait entrer pour prendre possession de ce pays ; en fait, c’est à cause de la méchanceté de ces nations que Jéhovah ton Dieu les chasse de devant toi, et afin de réaliser la parole que Jéhovah a jurée à tes ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob. ».

On retrouvera le même son de cloche dans de nombreux versets des livres bibliques qui relatent la conquête du pays de Canaan. Nous en prendrons pour exemple les versets 17 et 18 du chapitre XX de Deutéronome où Dieu donne la liste nominative des peuples à exterminer en disant : « Il faut absolument que tu les voues à la destruction : les Hittites et les Amorites, les Cananéens et les Périzzites, les Hivites et les Yebousites, comme Jéhovah ton Dieu te l’a ordonné ; afin qu’ils ne vous enseignent pas à faire selon toutes choses détestables, celles qu’ils ont faites pour leurs dieux, et que vous ne prêchiez bel et bien contre Jéhovah votre Dieu ».

Tout au long de leur épopée biblique, les fils d’Israël se sont donné l’image d’une nation sainte et se sont constitués en une armée de Dieu destinée à occuper une terre sainte que ce même Dieu avait promis de la donner en héritage à leurs ancêtres Abraham, Isaac et Jacob. Au fond, il ne s’agissait que du mythique du Jardin d’Éden dont Adam a été débouté à la suite de mythique péché universel. Le texte biblique ne nous le dit pas de façon claire et sincère mais il nous livre des indices que nous tenons à reconstituer à travers les mythes et les personnages bibliques pour faire le lien entre le mythe de la terre promise et le mythe du Jardin d’Éden.

Le « Jardin d’Éden » révélé dans la Bible demeure donc un grand mystère et une énigme que nous nous proposons de démythifier et de déchiffrer à partir des données bibliques elles-mêmes. Notre effort se consacrera à la recherche de renseignements, au recoupement des informations et au décodage, le cas échéant, pour mettre en relief les liens entre le « Jardin d’Éden » d’Adam et Ève et la « Terre Promise » aux fils d’Israël. En suivant les pistes et les indices bibliques, nous nous rendrons compte que les prophètes bibliques et les théologiens connaissent cette vérité scripturaire et l’expriment en un langage ésotérique à travers leurs discours herméneutiques.

[1] Genèse, chapitre VI, verset 4.

[2] Exode, chapitre IV, versets 22 et 23.

[3] Anaqim est le pluriel d’Anaq ; le suffixe « im » transforme le singulier en pluriel dans le langage hébreu.

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