Le Coran : un vocabulaire ardu !

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Comparé à la Bible, le Coran s’apprête difficilement à la lecture et à la compréhension. C’est un livre d’un abord difficile par rapport à la Bible. Il est le livre sacré qui s’apprête beaucoup plus à la récitation et à la déclamation qu’à la lecture et la compréhension.

En lisant la Genèse faite de cinquante chapitres, le lecteur ordinaire peut comprendre aisément de quoi il s’agit. Ainsi, la Genèse dévoile à son lecteur un roman attrayant qui raconte l’histoire des fondateurs de la religion israélite. Elle lui offre l’occasion de voyager dans l’espace et dans le temps tout en appréciant les légendes bibliques couvrant les périodes de la haute Antiquité allant de la création d’Adam jusqu’à l’installation de Jacob et l’ensemble de sa maisonnée en Égypte.

En revanche, qui pourrait donc comprendre et apprécier la Sourate des Coursiers constituée des onze versets cités ci-après :

  1. Par les coursiers qui halètent.
  2. qui font jaillir des étincelles
  3. et qui attaquent au matin ;
  4. qui font ainsi voler la poussière
  5. et pénètrent au centre de la troupe ennemie.
  6. L’homme est, certes, ingrat envers son Seigneur ;
  7. et pourtant, il est certes témoins de cela ;
  8. et pour l’amour des richesses il est certes ardent.
  9. Ne sait-il donc pas que lorsque ce qui est dans les tombes sera bouleversé,
  10. et que sera dévoilé ce qui est dans les poitrines,
  11. ce jour-là, certes, leur Seigneur sera Parfaitement Connaisseur de ce qui les concerne ?

À vrai dire, les onze versés précités sont beaucoup moins difficiles à comprendre en français qu’en arabe. Le traducteur de l’arabe vers le français a certainement tenté de faire de tout son mieux pour rendre les mots de la Sourate des Coursiers plus accessibles et plus intelligibles en français qu’en arabe coranique.

D’emblée, le lecteur du Coran en arabe bute sur la difficulté du langage usité. Même le recours au dictionnaire n’aplanit pas aisément les difficultés qu’éprouve le lecteur des textes coraniques. Quant à l’exégèse, elle donne l’impression qu’elle est faite de façon à laisser le lecteur sur sa faim. Souvent, pour le même vocable, l’exégète présente à son lecteur une panoplie d’explications divergentes attribuées chacune à l’un des anciens transmetteurs présumés de la tradition musulmane.

Pour être plus concret, prenons pour exemple le deuxième verset de la Sourate CXII constitué des deux mots cités ci-après : Allah Assamad (الله الصمد). L’exégèse musulmane donne plusieurs interprétations au vocable « Assamad ». Nous vous produisons ci-après la traduction de quatre d’entre elles :

  • 1: Allah l’éternel
  • 2: Allah (celui qui ne mange pas et ne défèque pas)
  • 3: Allah qui ne boit pas et ne mange pas
  • 4: Allah qui ne procrée pas et qui n’a pas été procréé

De telles divergences dans l’explication d’un même vocable coranique sont de nature à générer de la frustration et le désarroi du lecteur du Coran. Elles sont également de nature à porter un discrédit à l’exégèse musulmane et à ses sources d’information. Il y a donc lieu de se poser une question de taille : Est-ce le prophète de l’Islam comprenait le vocabulaire difficile du Coran ? Dans l’affirmatif, il y a lieu de se demander pourquoi les disciples du prophète de l’Islam divergent-ils au sujet de la signification à donner à un même vocable coranique?

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